Au fil des jours ... en 2018





Mercredi 18 avril 2018

De la férie



Liberté et don de soi

« Il n'y a rien de plus faux que d'opposer la liberté au don de soi, car le don de soi est une conséquence de la liberté. Considérez que lorsqu'une mère se sacrifie pour ses enfants, elle a choisi ; et c'est à la mesure de cet amour que se manifestera sa liberté. Plus cet amour est grand, plus la liberté sera féconde ; et le bonheur de ses enfants provient de cette liberté bénie (qui implique le don de soi) ; il procède de ce don bienheureux qu'est justement la liberté.
[...]
J'insiste et je voudrais l'imprimer en lettres de feu en chacun de vous : la liberté et le don de soi ne se contredisent pas ; ils se soutiennent mutuellement. On ne donne sa liberté que par amour ; je ne conçois pas d'autre type de détachement. Ce n'est pas là un jeu de mots plus ou moins réussi. Quand on se donne volontairement, c'est à chaque instant que, dans ce service, la liberté renouvelle l'amour. Or se renouveler, c'est être continuellement jeune, généreux, capable de grands idéaux et de grands sacrifices. Je me souviens de la joie que j'éprouvai lorsque j'appris qu'en portugais on appelle les jeunes os novos (1). C'est bien ce qu'ils sont, en effet. [...]

Par amour de la liberté, nous nous lions. Seul l'orgueil donne à ces liens le poids d'une chaîne. La vraie humilité que nous enseigne Celui qui est doux et humble de coeur nous montre que son joug est doux et son fardeau léger (2) : le joug c'est la liberté, le joug c'est l'amour, le joug c'est l'unité, le joug c'est la vie qu'Il nous a gagnée sur la Croix. »

1. Os novos (les jeunes) peut aussi se traduire littéralement : les neufs ou les nouveaux (Note du traducteur). - 2. Cf. Mt 11, 29-30.

St Josemaria Escriva de Balaguer, Amis de Dieu. Homélies (Homélie prononcée le 10.04.1956, La liberté, don de Dieu, 30-31), Fayard / Mame, 1981.



© (c) jolopes - stock.adobe.com (Joana Lopes)
(Source photo)



Audience générale de ce mercredi 18 avril 2018


Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, tenue sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi son enseignement sur la baptême, en rappelant que ce rite fait sortir le chrétien de l’anonymat. Que l’on soit baptisé dans sa petite enfance ou dans sa maturité, par choix personnel, il s’agit toujours d’un rite qui ouvre à une expérience personnelle de la relation avec Dieu.

Compte rendu de Cyprien Viet sur Vatican.News.

Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

Résumé en français :

« Frères et sœurs, la signification du baptême ressort clairement dans sa célébration. D’abord, le nom du candidat est demandé. Dieu, en effet, nous appelle chacun par notre nom, il nous aime dans le concret de notre vie. Le baptême initie une vocation personnelle à vivre en chrétien et implique une réponse personnelle. Dieu ne cessera de prononcer notre nom durant toute notre vie, faisant résonner en nous son appel à devenir semblable à son Fils. Les catéchumènes adultes expriment eux-mêmes leur désir d’entrer dans l’Eglise alors que les enfants sont représentés par leurs parents, parrain et marraine. Le rite se poursuit, pour les enfants, par le signe de la croix, le signe de l’amour de Jésus, qui est marqué sur leur front. Les catéchumènes adultes en sont marqués également sur tous leurs sens. La croix est notre signe distinctif : on devient chrétien dans la mesure où la croix s’imprime en nous, rendant visible, même extérieurement, notre manière d’affronter la vie. »

« Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les nombreux jeunes venus de France ainsi que la Délégation du Collège théologique de la Diaconie apostolique de l’Eglise de Grèce, conduite par l’Evêque Agatanghelos. Frères et sœurs, en faisant le signe de la croix quand nous nous réveillons, avant les repas, face à un danger, pour nous protéger du mal, le soir avant de dormir, nous exprimons à nous-même et aux autres à qui nous appartenons, à qui nous voulons être. Je vous invite à faire souvent dans la journée le signe de la croix. Que Dieu vous bénisse ! »

Source : Site internet du Vatican.





Dietrich Buxtehude (v.1639-1707) : Cantate "Der Herr ist mit mir", Bux WV 15
(Le Seigneur est avec moi)
Sinfonia, Allegro & Alleluia
Orchestra Anima Eterna & The Royal Consort
Collegium Vocale - Dir. Jos van Immerseel




Retour à l'agenda