Au fil des jours ... en 2011





24 février : Saint Modeste, Evêque, Confesseur

Deux lignes sur Saint Modeste, Evêque de Trèves (+ 480), ici

Et au calendrier traditionnel, Saint Mathias, Apôtre - ici



TEXTE REDIGE IL Y A UN SIECLE...

« Notre temps est mauvais. Fut-il jamais un temps exempt de malice ? Non, parce que le péché est toujours dans le monde. Mais lorsque l'enfer semble déchaîné ; lorsque l'orgueil des méchants triomphe sur toute la terre ; lorsque l'impiété ne garde plus de mesure dans ses blasphèmes ; lorsque toutes les puissances du jour semblent conspirer contre l'Eglise et son chef vénéré, contre la religion et ses saintes pratiques ; lorsque les institutions les plus saintes servent d'enjeu à une ambition méprisable ; lorsque l'âme même des enfants, respectée par le paganisme, est en butte à toutes les tentatives de la perversion ; ne serait-on pas tenté de s'écrier : C'en est fini, le scandale est à son apogée ; mon Dieu, votre nom va périr sur les lèvres des hommes !

Non, chrétiens, c'est l'épreuve voulue de Dieu pour ses fidèles ; c'est la tempête qui doit faire tomber les branches mortes ; c'est la persécution qui doit ranimer les courages ; c'est le sacrifice qui a pour but de nous détacher des choses périssables ; mais soyez sans crainte : Jésus paraît dormir, son Coeur veille. Qu'est-ce que la vaine agitation du monde devant Dieu ? La barque de l'Eglise flotte toujours, guidée par son pilote admirable, le Souverain Pontife. Imitons sa sérénité, partageons sa foi, mettons comme lui toute notre espérance dans le Christ et croyons que le Sacré Coeur de Jésus règnera, malgré ses ennemis, ainsi qu'il l'a promis à Marguerite-Marie. Mais il dépend de nous de hâter ce règne de l'amour et de la miséricorde. Il faut pour cela exaucer les demandes du Coeur de Jésus. Nous devons l'honorer publiquement, célébrer sa fête, entourer ses autels et ses statues d'hommages, communier avec ferveur, faire des amendes honorables. Le Sacré Coeur de Jésus, c'est notre signe assuré de victoire, en lui seul est notre salut et celui de la société. Aimons-le vraiment et ayons toute confiance dans l'avenir. »

Mgr Gauthey (1848-1918), Le Sacré Coeur de Jésus (extrait du Discours prononcé à l'office pontifical de clôture du Congrès Eucharistique d'Ars, le dimanche 6 août 1911), Pierre Téqui, Paris, 1916.







Méditation du soir...

« On pense bien à la foi, à la charité ; on ne pense pas qu'espérer est un devoir chrétien. »

Charles Péguy (1873-1914).




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