Au fil des jours ... en 2010





24 septembre : Notre-Dame de la Merci

Parmi les Ordres religieux qui furent fondés sous le patronage de la Reine des Anges, un des plus illustres a été celui de Notre-Dame de la Merci. La très Sainte Vierge manifesta Sa volonté de voir cet Ordre s'établir, en apparaissant à saint Pierre Nolasque, à saint Raymond de Pennafort et à Jacques Ier, roi d'Aragon. Au commencement du XIIIe siècle, la plus grande partie de l'Espagne était sous le joug des Sarrasins, qui tenaient enfermés dans les cachots une multitude de chrétiens, dans le but de leur faire renier leur foi.
C'est pour mettre fin à cette calamité que Marie établit l'oeuvre de la Rédemption des captifs.

« O Dieu, qui, par la très glorieuse Mère de votre Fils, avez daigné accroître votre Eglise d'une nouvelle famille de religieux pour délivrer les chrétiens de la captivité des infidèles, nous vous en prions, faites que, par l'intercession et les mérites de Celle que nous vénérons pieusement comme l'institutrice d'une oeuvre si grande, nous soyons délivrés de tous nos péchés et de l'esclavage du démon. Ainsi soit-il. »

Vous lirez le récit de ces apparitions de la Très Sainte Vierge Marie à
Saint Pierre Nolasque, Saint Raymond de Pennafort et Jacques 1er d'Aragon en 1218 ici.



« Quand vous aurez quelques délaissements intérieurs, quelques sécheresses ou quelques autres peines, demeurez en paix en Jésus-Christ, qui voit la sanctification qu'opèrent dans votre âme le soin et l'amour paternel de Dieu son Père... Il faudra vous résoudre à souffrir qu'il soustraie les consolations et les joies de votre coeur, et qu'il vous dénue de tout ce qu'il y a de sensible, qui environne votre âme, car ces sensibilités ne sont pas la pureté et la sainteté. Ce n'est que comme un habit, dont Dieu se revêt pour se faire connaître à vous, et pour vous faire ressentir sa demeure dans votre coeur. L'état le plus sanctifiant de tous est celui des soustractions intérieures et des privations ; mais c'est aussi le plus pénible. Car, quand la vue de Dieu, le sentiment de sa présence intérieure nous est soustraite, nous sommes en peine ! Que devenir, vu que toutes choses nous manquent.
[...]
Mais ce qui doit vous consoler alors, c'est que Jésus-Christ, votre Tout, sera vivant en vous, qu'il fortifiera, par sa vertu réelle, le fond de votre coeur, et qu'il y sera toujours, soit qu'il s'y fasse sentir ou non, le principe de votre vie, si vous êtes, comme je vous l'ai dit, intimement unie à Lui. »

M. Olier (Lettres), in Ecrin spirituel ou Doctrine des maîtres de la vie intérieure, par l'auteur de "Allons au Ciel", Briguet, Paris, 1894.







« Comme il est doux, mon Père, ce mot de : croix ! Ici, au pied de la croix, les âmes se revêtent de lumière, s’enflamment d’amour, mettent des ailes pour atteindre des cieux plus élevés. Que cette même croix soit également notre lit de repos, notre école de perfection, notre héritage bien-aimé ! Dans ce but, gardons-nous de la séparer de l’amour que nous portons à Jésus : sans celui-ci, elle deviendrait un fardeau que notre faiblesse ne saurait supporter.
Que la Vierge des Douleurs nous obtienne de son Fils de nous faire pénétrer toujours plus avant dans ce mystère et de nous enivrer des souffrances de Jésus ! La plus grande preuve d’amour consiste à souffrir pour l’être aimé. Par conséquent, comme le Fils de Dieu a subi tant de souffrances par pur amour, il ne fait aucun doute que la croix qu’il a portée devient aussi aimable que l’amour.
Que la Sainte Vierge nous obtienne d’aimer la croix, les souffrances et les douleurs ! Puisqu’elle fut la première à mettre l’Evangile en pratique dans toute sa perfection et sa sévérité, et cela avant même qu’il soit publié, qu’elle nous l’obtienne à nous aussi et nous donne d’être toujours à ses côtés.
Efforçons-nous aussi, à l’exemple de tant d’âmes élues, de nous tenir toujours derrière cette Mère bénie et de marcher à sa suite, car il n’y a pas d’autre chemin qui conduise à la vie que celui que notre Mère emprunte : ne nous en détournons pas, si nous voulons atteindre le but. »

Saint Pio de Pietrelcina, Lettre au Père Agostino, 1er juillet 1915.

Mater Dolorosa, par Murillo






« Seigneur, aide-moi à répandre Ton parfum partout où je vais.
Emplis mon âme de Ton esprit et de Ta vie.
Possède mon être tout entier, si parfaitement, si pleinement que chaque jour, chaque geste de ma vie rayonne de la Tienne.
Resplendis à travers moi, sois en moi.
Que chaque âme que je touche soit touchée par Ta présence en moi.
Fais qu’en levant les yeux, ce ne soit plus moi qu’ils voient, ô Seigneur, mais Toi !
Reste à mes côtés afin que je rayonne comme Tu rayonnes ; que je sois une lampe pour autrui éclairée par Ta lumière : aucun rayon ne sera mien. Je ne serai que le faisceau de Ta lumière parvenant aux autres à travers moi.
Laisse-moi Te prier de la manière que Tu préfères, en éclairant ceux que je côtoie.
Laisse-moi T’enseigner sans prêche, sans parole ; par le seul exemple, le seul magnétisme de la force aimante, la seule évidence de la plénitude de mon amour pour Toi.
Amen. »

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890)




Méditation du soir...

« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux. »
Saint Benoît (v.480 ou 490 - 547).




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