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La Sainte Eucharistie
Que partout ma langue publie Pendant tous les jours de ma vie Les grandeurs du Saint Sacrement. Venez voir le Sauveur de nos âmes, Venez voir son Sacré-Cœur Brûlant d'une divine ardeur : Ce n'est que feu, ce n'est que flamme. Ce Cœur est ouvert à toute heure Pour se faire notre demeure Et notre refuge assuré. II est à tous un rempart imprenable Où l’ennemi n'entre jamais. C'est le Royaume de la paix Où l’on devient insurmontable. O chrétiens, venez loin du monde Dans ce Cœur où tout bien abonde. II est dans le Saint Sacrement. Venez goûter dedans ce Cœur fidèle Plus de douceurs, plus de plaisirs Que le vôtre aura de désirs. Ne craignez rien, II vous appelle. Viens, pécheur, dans l'Eucharistie Trouver la véritable vie Avec toutes sortes de biens ; Viens te cacher, te mettre en assurance Au milieu de mon Sacré-Cœur, Pour y rencontrer la douleur Et le pardon de ton offense. Mon Saint Cœur devient toute chose A toute âme qui s'y repose. II donne, mais sans s'appauvrir, II enrichit, il aide, il encourage ; Sans cesse, il défend, il instruit ; II aime, il embrasse et conduit ; II est à tous tout sans partage. Viens me voir, âme pure, Abandonne la créature, Je t'attends au Saint Sacrement. Entre en mon Cœur, demeures-y cachée, Ne crains rien, car c'est ta maison. Savoures-y combien je suis bon, A tout jamais, ma bien aimée. Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Cantique 131, Œuvres Complètes, p 1545. Mon Ciel à moi Mon Ciel, il est caché dans la Petite Hostie Où Jésus, mon Epoux, se voile par amour. A ce Foyer divin je vais puiser la vie Et là, mon doux Sauveur m'écoute nuit et jour. Oh ! quel heureux instant lorsque dans ta tendresse Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en Toi. Cette union d'amour, cette ineffable ivresse Voilà mon Ciel à moi !... Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), OC, Cerf DDB 1992, p.714. Importants compléments à venir...
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