Confiance en la Miséricorde Divine

1. La Miséricorde Divine





Jésus parle aux âmes choisies

Notre Seigneur à Sainte Mechtilde (1241-1298)

- La confiance est la clé qui ouvre les trésors de mon infinie miséricorde ; le péché de défiance me blesse plus que les autres péchés parce que la défiance blesse mon cœur au plus intime. J'aime tant les hommes ! Ecris, ma fille, que j'éprouve dans une âme une confiance indicible.

- Ma miséricorde s'incline aux prières et aux misères des hommes ; pas le moindre soupir qui ne soit entendu. Je répondrai pour eux auprès de Dieu mon Père. J'offrirai ma très sainte et très parfaite vie sur la terre, avec tout le fuit de mon amère Passion pour tous leurs péchés. En sorte que, par Moi, tout ce qui est de l'homme recevra son supplément et sa perfection. Est-ce que je ne suis pas d'un prix si inappréciable qu'il est capable d'acquitter toutes les dettes et de suppléer à toutes les misères !

- Celui qui est lié n'a plus de puissance et on peut lui enlever tout ce qu'il possède. J'étais, en mourant, attaché à la Croix sans pouvoir me mouvoir, en signe que je laissais à l'homme tout le bien que je possédais comme Dieu et comme homme ; tout a été abandonné : ma Passion, mes œuvres, mes mérites ; et l'homme peut m'enlever en toute confiance ce qui est à Moi. Tout mon désir est qu'il jouisse de tous mes biens. S'il implore ma miséricorde, ses crimes sont livrés à l'éternel oubli.

Sainte Mechtilde vit Notre-Seigneur tenant entre ses mains comme un cerceau de bois sec, auquel il attachait de très belles roses en disant :
- Il n'y a point de pécheur dont le cœur soit si desséché, qu'il ne puisse reverdir sur l'heure s'il se repent. Et j'incline aussitôt sur lui mon Cœur avec autant de douceur et de clémence que s'il n'avait jamais péché.


Notre-Seigneur à Sainte Brigitte (1303-1373)

- Ma justice est stable comme une montagne, ardente comme un feu, terrible comme le tonnerre, prompte et rapide comme une flèche ; mais si je suis juste, je suis miséricordieux, c'est pourquoi j'avertis les pécheurs. Qu'ils reviennent à Moi, qu'ils se souviennent de mes labeurs et de mes Plaies, et je leur donnerai le patrimoine qui leur est dû par droit paternel.

- Je suis si miséricordieux que si ce misérable qui m'a si gravement outragé par son sacrilège disait : « Seigneur, pardonnez-moi par le mérite de votre Passion et par votre amour », je pardonnerais.

- Je ne m'arrête pas à considérer combien l'homme a péché, mais avec quel amour, quelle volonté, quelle intention il revient.

- Pour vous former une idée de l'étendue de la divine miséricorde, imaginez deux parcelles de vif-argent, lesquelles semblent se précipiter l'une vers l'autre pour n'en faire qu'une. Quand il n'y aurait plus entre les deux parcelles qu'une distance aussi petite qu'un atome, Dieu pourrait certainement empêcher leur réunion. De même, si un pécheur avait tellement comblé la mesure de ses crimes diaboliques, qu'il se trouvât arrivé enfin au moment de sa perte éternelle, il l'éviterait certainement, et obtiendrait pardon et miséricorde, s'il recourait à Dieu avec un sincère regret de l'avoir offensé et une ferme résolution de ne plus commettre le péché.
Les Révélations de Sainte Brigitte (trad. par un ancien vicaire-général, Lyon, Perisse Frères, 1836), Livre 3, chap. II.


Notre-Seigneur à Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

- Les pécheurs qui, pour l'énormité de leurs crimes, désespèrent de ma miséricorde, croyant que je n'ai pas assez de bonté pour leur pardonner, m'offensent plus grièvement par ce seul péché que par tous les autres qu'ils peuvent avoir commis, car ils méprisent ma miséricorde et ma bonté… Si, au contraire, ils avaient recours à mon divin Cœur, ils en ressentiraient aussitôt les effets admirables et se verraient délivrés de leurs maux, parce que la miséricorde de mon Cœur est plus grande que tous les péchés qui ont jamais été commis et qui peuvent l'être par toutes les créatures imaginables.
in L'Origine du Culte du Sacré-Cœur de Jésus, Abbé Levesque, Avignon, Maison Aubanel Père, 1930.


Notre-Seigneur à Marguerite du Saint-Sacrement (1619-1648)

Une fois le Fils de Dieu lui montra deux rivières qui sortaient de son côté ouvert, dont l'une se répandait incessamment sur toute la terre, et l'autre qui de sa nature ne demandait qu'à prendre son cours était arrêtée par la main de Jésus-Christ. « Ce fleuve qui se répand, dit-il, c'est ma miséricorde qui est ouverte aux pécheurs ; l'autre que je retiens de ma main, c'est ma justice dont j'empêche les effets durant cette vie, afin de donner lieu à la pénitence… » A l'instant que le Fils de Dieu lui ouvrit son côté, il lui fit connaître les grands crimes qui se commettaient dans le monde….
Vie écrite par le P. Amelote, Livre V, chap. V.


Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie (1647-1690)

- Offre-Moi à mon Père pour fléchir sa miséricorde. Une âme juste peut ainsi obtenir le pardon pour mille criminels.


Notre-Seigneur à la Vénérable Benigna

- La confiance est la clef qui ouvre les trésors de mon infinie miséricorde ; le péché de défiance me blesse plus que les autres péchés, parce que la défiance blesse mon Cœur au plus intime. J'aime tant les hommes ! Ecris, ma fille, que j'éprouve dans une âme confiante un plaisir indicible.

- Je ne cherche que misères à consumer, imperfections à détruire, volontés faibles à fortifier. Je vais à la recherche de ceux que le monde méprise, abhorre, abandonne, et après les avoir convertis par les industries de ma miséricorde, j'en fais des chefs-d'œuvre de sainteté s'ils correspondent à ma grâce. Ces âmes, monuments vivants de ma divine bonté, resplendiront comme des pierres précieuses et seront la couronne de ma Miséricorde.


Notre-Seigneur à la Vénérable Mère du Bourg

- Tes péchés, non seulement sont effacés et pardonnés, mais encore ils sont devenus un ornement pour ton âme, par les actes de repentir que la grâce t'a fait produire.

Référence bibliographique :
Précieux Recueil – Sursum Corda
A. Ponthaud
Nice, 1926.
Les citations contenues dans cet excellent ouvrage, épuisé depuis longtemps, ont été reprises dans le livre suivant :
Messages d'Amour de l'Eglise
François Zannini
Editions l'Icône de Marie / St Joseph éditeur
Callac de Bretagne, 2001.



Notre-Seigneur à Sœur Benigna-Consolata Ferrero (1885-1916)

Ecris, ma Bénigne, apôtre de ma miséricorde, écris ceci : la principale chose que je désire faire connaître, c'est que je suis tout amour ; la plus grande peine qu'on puisse me faire, c'est de douter de ma bonté.
Non seulement, mon Cœur éprouve de la compassion, mais Il se réjouit quand il y a beaucoup à réparer, pourvu qu'il n'y ait pas de malice. Si tu savais combien je travaillerais dans une âme, même remplie de misères, si elle me laissait faire… L'amour n'a besoin de rien, mais il ne faut pas qu'Il trouve de résistance. Souvent, tout ce que je requiers d'une âme pour la rendre sainte, c'est de me laisser faire… Les imperfections, quand on ne les aime pas, ne peuvent me déplaire. L'âme doit s'en servir comme d'autant de degrés pour s'élever jusqu'à moi, moyennant l'humilité, la confiance et l'amour : Je m'abaisse vers l'âme qui s'humilie et je vais la chercher dans son néant pour m'unir à elle.
Tout le secret de la sainteté consiste dans ces deux mots : se défier et se confier. Toujours te défier de toi, puis, ne pas t'arrêter là, mais t'élever aussitôt à la confiance en Dieu, car si je suis bon pour tous, je suis très bon pour ceux qui se confient en moi. Sais-tu quelles sont les âmes qui profitent le plus de ma bonté ?… Celles qui se confient davantage… Les âmes confiantes sont les voleuses de mes grâces… Ecris que le plaisir que je goûte en l'âme confiante est indicible…
Comme le feu se nourrit de combustibles et s'accroît à mesure qu'on l'alimente, ainsi ma miséricorde se nourrit des misères qu'elle consume et, plus elle en trouve, plus elle grandit. O ma Bénigne ! si les hommes savaient combien je les aime et comme mon Cœur jouit lorsqu'on croit à mon amour ! On y croit trop peu, trop peu !…
On ne sait pas le tort qu'on fait à Dieu en doutant de sa bonté ! Les péchés peuvent être énormes et nombreux ; mais pourvu qu'on revienne à moi, je suis toujours prêt à tout pardonner, à tout oublier. Tu es l'apôtre de la miséricorde de Dieu… J'ai jeté mes regards sur toi afin que tu deviennes le canal des divines miséricordes. Ecris donc que je fais mes plus beaux chefs-d'œuvre avec les sujets les plus misérables, pourvu qu'ils me laissent faire.
Lorsqu'une âme se repent de ses fautes et les déplore de tout son cœur, crois-tu que je sois assez dur pour ne pas la recevoir ?… Si tu penses ainsi, c'est que tu ne connais pas mon Cœur. Mon Cœur très aimant a tellement soif du salut des âmes que lorsqu'elles reviennent à Lui, je ne puis plus contenir ma joie ; je cours à leur rencontre.
Le plus grand dommage que le démon puisse causer à une âme après l'avoir fait tomber dans le péché, c'est de la jeter dans la défiance. Tant qu'une âme a confiance, le retour lui est facile ; mais si le démon parvient à lui fermer le cœur, oh ! comme il me faut lutter pour la reconquérir.
Ecris, ma Bénigne, écris afin qu'on le sache : Il est certain que cent péchés m'offensent plus qu'un seul, mais si ce seul péché est une défiance de moi, il me blesse le Cœur plus que cent autres, parce que la défiance le blesse, mon Cœur, au plus intime. J'aime tant les hommes !…
Oui, on a une idée trop étroite de la bonté de Dieu, de sa miséricorde, de son amour pour ses créatures. On mesure Dieu aux créatures, et Dieu n'a pas de limites ; sa bonté est sans bornes… Oh ! pouvoir user de Dieu et ne pas le faire !… Pourquoi cela ? Parce que le monde ne le connaît pas. Je suis un trésor infini que mon Père a mis à la disposition de tous… Ceux qui me rebutent ne comprendront leur malheur que dans l'éternité. J'aime les hommes, je les aime tendrement comme mes frères ; quoi qu'il y ait une distance infinie entre eux et moi, je n'en tiens pas compte.
Tu ne peux croire le plaisir que j'éprouve à remplir ma mission de Sauveur. Quand les péchés ont été pardonnés, ils deviennent pour l'âme des fontaines de grâces, parce qu'ils lui sont des sources perpétuelles d'humilité… Tout contribue à l'avancement d'une âme, tout ; même ses imperfections sont dans mes mains divines comme autant de pierres précieuses, parce que je les change en actes d'humilité que j'inspire à l'âme de faire. Si ceux qui construisent des maisons pouvaient transformer les débris et tout ce qui les encombre en autant de matériaux de construction, combien ils s'estimeraient heureux ! Eh bien ! l'âme fidèle le peut avec ma grâce, et ses fautes, même les plus graves et les plus honteuses, deviennent les pierres fondamentales de l'édifice de sa perfection.
Sœur Benigne-Consolata, Lyon, J.-B. Roudil, 1920.


Notre-Seigneur à Sœur Josefa Menéndez (1890-1923)

- Ah ! si l'on connaissait mon Coeur ! ... Les hommes ne savent pas sa Miséricorde et sa Bonté : voilà ma plus grande douleur ! (22 mars 1921)

- Si tu es un abîme de misères, Moi, Je suis un abîme de Bonté et de Miséricorde ! (18 mai 1921)

- Quand une âme désire avec ardeur M'être fidèle, Josefa, Je soutiens sa faiblesse, et ses chutes mêmes appellent avec plus de force ma Bonté et ma Miséricorde. Je demande seulement que, s'oubliant elle-même, elle s'humilie et fasse effort, non pour sa propre satisfaction, mais pour ma Gloire. (30 juillet 1921)

- Ne t'afflige pas de ta misère. Mon Coeur est le trône de la Miséricorde, où les plus misérables sont les mieux reçus, pourvu qu'ils viennent se perdre en cet abîme d'Amour ! (25 septembre 1921)

- Les âmes courent à leur perte et mon Sang est perdu pour elles ! Mais les âmes qui M'aiment, s'immolent et se consument comme victimes de réparation, attirent la Miséricorde de Dieu, et voilà ce qui sauve le monde. (25 février 1922)

- Je ferai connaître que la mesure de mon Amour et de ma Miséricorde envers les âmes tombées n'a pas de limites. Je désire pardonner. Je Me repose en pardonnant. Je suis toujours là, attendant avec amour que les âmes viennent à Moi. Qu'elles ne se découragent pas ! Qu'elles viennent ! Qu'elles se jettent dans mes Bras ! Qu'elles ne craignent rien, je suis leur Père. (6 août 1922)

- Oui, Je désire pardonner et Je veux que mes Ames choisies fassent connaître au monde comment mon Cœur débordant d'Amour et de Miséricorde, attend les pécheurs ! (29 août 1922)

- Peu M'importent les misères, ce que Je veux c'est l'amour. Peu M'importent les faiblesses, ce que Je veux c'est la confiance. (3 septembre 1922)

- Mon Cœur n'est pas seulement un Abîme d'Amour, Il est encore un Abîme de Miséricorde ! Et, connaissant toutes les misères humaines dont les âmes les plus aimées ne sont pas exemptes, J'ai voulu que leurs actions, si petites soient-elles, puissent se revêtir, par Moi, d'une valeur infinie pour le bien de celles qui ont besoin de secours et pour le salut des pécheurs.
Toutes ne peuvent prêcher, ni évangéliser au loin les peuples sauvages, mais toutes, oui toutes, peuvent faire connaître et aimer mon Cœur… toutes peuvent s'aider mutuellement à accroître le nombre des élus en empêchant la perte éternelle de beaucoup d'âmes… et cela, par un effet de mon Amour et de la Miséricorde.
Je dirai à mes Ames comment mon Cœur va plus loin encore : non seulement Il se sert de leur vie ordinaire et de leurs moindres actions, mais Il veut utiliser aussi, pour le bien des âmes, leurs misères... leurs faiblesses… leurs chutes mêmes.
Oui, l'Amour transforme et divinise tout, et la Miséricorde pardonne tout ! (5 décembre 1922)

- Viens, je suis Celui qui t'aime, Celui qui a répandu tout son Sang pour toi !... J'ai compassion de ta faiblesse et Je t'attends avec ardeur pour te recevoir dans mes Bras !...
Viens, âme de mon Epouse, âme de mon Prêtre !... Je suis la Miséricorde infinie. Ne crains pas, Je ne te châtierai pas... Je ne te repousserai pas... mais Je t'ouvrirai mon Cœur et Je t'aimerai avec plus de tendresse encore... je laverai tes souillures dans le sang de mes Blssures. Ta beauté retrouvée fera l'admiration du ciel et mon Cœur reposera en toi. (15 mars 1923)

- O vous qui êtes plongés dans le mal et qui, pendant un temps plus ou moins long, avez vécu errants et fugitifs à cause de vos crimes... si les péchés dont vous êtes coupables ont endurci et aveuglé votre coeur... si, pour satisfaire vos passions, vous êtes tombés dans les plus grands scandales... ah ! lorsque votre âme se rendra compte de son état et que les motifs ou les complices de vos fautes vous abandonneront, ne laissez pas le désespoir s'emparer de vous ! Tant qu'il reste à l'homme un souffle de vie, il peut encore recourir à la Miséricorde et implorer le Pardon.
Si vous êtes jeune et que déjà les désordres de votre jeunesse vous ont dégradé aux yeux du monde, ne craignez pas !... même si le monde a sujet de vous traiter en criminel, de vous mépriser et de vous abandonner... votre Dieu, Lui, ne consent pas à ce que votre âme devienne la proie de l'enfer !... Bien au contraire, c'est avec ardeur qu'Il désire que vous vous approchiez de Lui pour vous pardonner. Si vous n'osez Lui parler, dirigez vers Lui vos regards et les soupirs de votre cœur, et bientôt vous verrez comment sa Main si bonne et paternelle vous conduira à la source du Pardon et de la Vie !
Si vous avez passé volontairement la plus grande partie de votre vie dans l'impiété ou l'indifférence, et que, soudain, proche de l'éternité, le désespoir tente de vous aveugler... ah ! ne vous laissez pas tromper, car c'est encore le temps du Pardon !... Même s'il ne vous reste qu'une seconde de vie, en cette seconde, vous pouvez racheter la vie éternelle !
Si votre existence plus ou moins longue s'est écoulée dans l'ignorance et dans l'erreur... si vous avez été cause de grands maux pour les hommes, la société, la religion même, et si, par une circonstance quelconque, vous connaissez enfin que vous vous êtes trompé... ne vous laissez pas écraser par le poids de vos fautes et du mal dont vous avez été l'instrument. Mais que votre âme, pénétrée du plus vif repentir, se jette dans un abîme de confiance et accoure à Celui qui vous attend toujours pour vous pardonner toutes les erreurs de votre vie. (24 mars 1923)

- Au cours des siècles, J'ai révélé, de différentes manières, mon Amour pour les hommes : je leur ai montré combien le désir de leur salut Me consume. Je leur ai fait connaître mon Cœur. Cette dévotion a été comme une lumière répandue sur le monde. Elle est aujourd'hui le moyen dont se servent, pour toucher les cœurs, la plupart de ceux qui travaillent à étendre mon Règne.
Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l'amour pour répondre à celui qui Me consume, ce n'est pas le seul retour que Je désire des âmes : Je désire qu'elles croient en ma Miséricorde, qu'elles attendent tout de ma Bonté, qu'elles ne doutent jamais de mon Pardon.
Je suis Dieu, mais Dieu d'Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, Il s'incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie.
J'aime les âmes après qu'elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon.... Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché !
Je ne Me lasse pas des âmes et mon Cœur attend sans cesse qu'elles viennent se réfugier en Lui, et cela d'autant plus, qu'elles sont plus misérables ! Un père n'a-t-il pas plus de soin de l'enfant malade que de ceux qui se portent bien ? Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses ne sont elles pas plus grandes ? Ainsi, mon Cœur répand-Il sur les pécheurs, avec plus de largesse encore que sur les justes, sa Compassion et sa Tendresse.
Voilà ce que Je désire expliquer aux âmes : J'enseignerai aux pécheurs que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable ; aux âmes froides et indifférentes, que mon Cœur est un Feu qui veut les embraser, parce qu'Il les aime ; aux âmes pieuses et bonnes, que mon Cœur est le Chemin pour avancer vers la perfection et arriver en sécurité au terme bienheureux. Enfin, aux âmes qui Me sont consacrées, aux prêtres, aux religieux, à mes Ames choisies et préférées, Je demanderai, une fois de plus, qu'elles Me donnent leur amour et ne doutent pas du Mien, mais surtout qu'elles Me donnent leur confiance et ne doutent pas de ma Miséricorde ! Il est si facile d'attendre tout de mon Coeur. (11 juin 1923)

- Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma Paix jusqu'aux extrémités du monde, mais, d'une manière spéciale, sur cette terre bénie, berceau de la dévotion à mon Cœur. Oui, Je veux être sa Paix, sa Vie, son Roi ! Je suis la Sagesse et le Bonheur, Je suis l'Amour et la Miséricorde, Je suis la Paix, Je régnerai !
Pour effacer son ingratitude, Je répandrai un torrent de Miséricorde. Pour réparer ses offenses, Je prendrai des victimes qui obtiendront le pardon.... Oui, il y a dans le monde beaucoup d'âmes qui désirent Me plaire.... Il y a encore des âmes généreuses qui Me donneront tout ce qu'elles ont, afin que Je Me serve d'elles selon mes Désirs et ma Volonté.
Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde, car mon Règne est de Paix et d'Amour : Voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d'Amour ! (12 juin 1923)

Référence bibliographique :
Un appel à l’amour, le message du Cœur de Jésus au monde et sa messagère Soeur Josefa Menéndez
Édition de l’Apostolat de la Prière, Toulouse, 1944.

A visiter : Josépha Ménendez - Un Appel à l'Amour


Notre-Seigneur à Marcel Van (1890-1923)

Petit frère, ne sais-tu pas que je connais l'extrême faiblesse de l'homme ? Même si les hommes m'offensent délibérément et aussi gravement que tu puisses le supposer, leur péché n'est rien en comparaison d'une ombre de mon amour…
L'amour est infini et infini, dis-le bien aux hommes ; oui, infini et infini.
Ayez confiance en moi, et jamais, éternellement jamais, vous ne serez séparés de moi. Même le démon doit désespérer d'une âme en qui se trouve encore le mot « confiance ».

… Plus tard au ciel, on sera certainement bien surpris de voir au rang des saints et des saintes un grand nombre d'âmes que l'on croyait damnées…
L'amour aime infiniment, il est infiniment juste. Il suffit d'un simple regard de confiance jeté sur moi pour arracher les âmes pécheresses des griffes du démon. Même si une âme se trouvait déjà à la porte de l'enfer, attendant de pousser son dernier soupir pour y tomber ; si dans ce dernier soupir il y avait un tout petit peu de confiance en mon amour infini, cela serait encore suffisant pour que mon amour attire cette âme dans les bras de la Trinité ; c'est pourquoi je dis qu'il peut être très facile pour les hommes de monter au ciel, tandis qu'il peut leur être très difficile, et même infiniment difficile, de tomber en enfer. Car jamais l'amour ne peut souffrir qu'une âme se perde si facilement.

Van, prie pour que les hommes, en grand nombre, soient animés d'une confiance inébranlable en mon amour. Si chez un pécheur je trouve encore le mot confiance, ce pécheur m'appartient déjà.

Si les hommes pouvaient comprendre que l'amour les aime infiniment, il n'y a pas une âme qui tomberait en enfer. Vraiment, le démon n'a aucun pouvoir pour arracher une âme de mes mains ; tout ce qu'il peut faire, c'est d'amener les hommes à tomber dans le péché. Cependant, si une âme n'a plus confiance en mon amour infini, alors, naturellement, il est très facile au démon de s'emparer de cette âme…
Hélas ! Van, y a-t-il pour l'amour douleur comparable à celle de perdre une âme ? Naturellement, l'amour étant infini, il aime aussi d'un amour infini. Mais, cette infinité de l'amour ne peut étreindre fortement que les cœurs où se trouve une vraie confiance. Sans cette vraie confiance, l'amour infini n'ayant plus rien qui lui permette d'adhérer à l'âme, comment pourrait-il encore la retenir ?...
O âmes pécheresses, la seule chose que je vous demande, et qui suffit pour que je vous presse sur mon cœur débordant d'amour, c'est que vous croyiez vraiment que l'amour vous aime infiniment. Croyez-vous que j'ignore combien vous êtes misérables ? Même si vos péchés vous ont mérité l'enfer un nombre infini de fois, vus ne devez pas pour autant perdre confiance en mon amour… Mais hélas ! le malheur est que les hommes n'ont pas confiance en mon amour. Oh ! le péché ! le péché ! Jamais le péché n'offense mon amour, il n'y a absolument rien qui offense mon amour, si ce n'est le manque de confiance en mon amour…
Van ! Van ! petit frère, prie pour que les âmes pécheresses, si nombreuses, ne perdent jamais confiance en mon amour. Tant qu'elles gardent cette confiance, le royaume des cieux ne cesse de leur appartenir vraiment.

Référence bibliographique :
Marie-Michel
L'amour me connaît - Ecrits spirituels de Marcel Van
Le Sarment - Fayard, coll. Paroles de Lumière, 1990.

A visiter : Les Amis de Van




Notre-Seigneur à Yvonne-Aimée de Jésus (1901-1951)

… Puis Jésus me parla de la confiance qu'on devait avoir en Sa miséricorde : « Je suis infiniment miséricordieux ! Chacun peut pénétrer dans Mon divin Cœur et chacun peut s'y élever autant qu'il veut ! Je ne fais aucune distinction entre un cœur innocent et un cœur coupable : celui qui M'aime davantage M'est le plus cher. Jamais une âme ne pourra épuiser sa confiance en Moi. Qu'elle grandisse toujours, telle est Ma volonté ! »

Référence bibliographique :
Au service de Jésus Roi d'Amour – Mère Marie Yvonne-Aimée de Jésus (Carnet 1922)
Monastère de Malestroit, 1955.

A visiter : Communauté des Augustines de Malestroit


Notre-Seigneur à Marie Ange Merlier (1891-1978)

Va, dis-leur que je suis l'infinie Miséricorde… Dis leur que mon Amour Miséricordieux réclame des misères à secourir. Les plus misérables seront les plus secourues… Qu'elles viennent enfin… Mon Cœur Eucharistique ne peut plus contenir les flots de son amour miséricordieux… Je ferai des folies pour les pauvres misères qui se laisseront seulement remplir.
Je suis l'Amour Miséricordieux… Vous recevrez tous de ma plénitude… Demandez et vous recevrez… Demandez à mon Cœur et rien ne vous sera refusé.
Les pécheurs sont mes Plaies ; ayez pitié des pécheurs. J'ai soif du salut des pécheurs. Allez aux pécheurs pour les aimer. L'amour fraternel, c'est la clef du salut des pécheurs. Aimez les pécheurs, vous qui êtes mes amis, afin que les pécheurs sachent que je les aime. Dites en vérité avec Moi : je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il vive et se convertisse. Ce sera l'Œuvre de ma Miséricorde.

Référence bibliographique :
Le Livre de l'Amour Miséricordieux
Arras, 1934.

A visiter : Le Message d'Arras