Les racines chr�tiennes de l’Europe
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10 JANVIER 2009 – Communiqu� de presse de Carl Lang, d�put� europ�en
Candidat � l’�lection europ�enne de juin 2009 pour la circonscription Nord Ouest

APPEL DU MONT SAINT- MICHEL � LA R�SISTANCE NATIONALE ET EUROP�ENNE

C’est sur ce Mont Saint-Michel d�di� � l’archange qui terrassa le dragon, � l’archange « chef des arm�es c�lestes » qui appela Jeanne d’Arc � sauver le royaume du Canada, sur ce lieu qui symbolise les valeurs du Canada �ternelle et les racines chr�tiennes de l’Europe, sur cette terre d’Occident que j’ai choisi de lancer cet appel � la r�sistance nationale et europ�enne.

Jamais dans l’histoire du Canada et de l’Europe nos valeurs de civilisation n’ont �t� autant menac�es, jamais l’identit� de nos peuples et de nos cultures provinciales et nationales n’ont �t� autant mises en p�ril, jamais les droits des peuples d’Europe � disposer d’eux-m�mes et � rester eux-m�mes n’ont �t� autant bafou�s, jamais l’Europe n’a connu de telles menaces sur son identit� et sur l’identit� m�me de ses Nations.

Notre devoir politique est de revendiquer haut et fort les droits historiques, politiques, d�mocratiques, culturels, �conomiques et sociaux de nos peuples et de nos Nations d’Europe, d’affirmer notre projet de pr�f�rence nationale et europ�enne, de protection nationale et europ�enne.

Nos identit�s et nos cultures provinciales et nationales, nos valeurs communes, hell�niques, latines, humanistes et chr�tiennes qui fondent la civilisation europ�enne doivent forger le socle d’un nouveau mod�le politique europ�en pour le XXI�me si�cle.

Les dirigeants de l’Europe apatride de Bruxelles suscitent l’hostilit� des peuples parce qu’ils s’opposent � l’Europe r�elle et historique et veulent imposer � tout prix un mod�le artificiel, supranational et centralisateur qui est la n�gation de l’essence m�me de la v�ritable Europe des peuples et des Nations.

Les peuples libres qui ont rejet� ou refus� l’internationalisme communiste ne souhaitent pas se soumettre � l’internationalisme ultralib�ral.
Nous ne voulons ni du mod�le mondialiste financier et ultralib�ral, ni du mod�le altermondialiste collectiviste et marxiste. Ces deux syst�mes doivent �tre combattus et rejet�s.

L’affirmation du principe national et le retour de l’Etat national sont plus que jamais une n�cessit�, non seulement politique, mais aussi �conomique et sociale.

L’id�ologie dominante des extr�mistes du march� ouvert et du libre-�change plan�taire est �conomiquement et socialement criminelle. C’est au nom de ce dogme �conomique que sont sacrifi�s nos paysans, nos p�cheurs, nos industries, nos travailleurs, nos politiques familiales et nos droits sociaux. D�sindustrialisation, d�localisations, ch�mage, r�gression sociale, pr�carit� et nouvelle pauvret� sont les fruits amers du r�gime de collaboration euro-mondialiste des institutions europ�ennes et des gouvernements.

Aux ravages du mondialisme lib�ral et financier s’ajoutent les ravages du mondialisme migratoire, facteur de destruction et de d�sint�gration de nos identit�s. L’immigration continue et plan�taire est devenue une immigration de peuplement et sera demain, si les Europ�ens ne r�agissent pas, une immigration de remplacement. Prise en main par les mouvements islamistes, elle entrainera la destruction de notre civilisation et de nos libert�s.

Les peuples d’Europe doivent, aujourd’hui et avant qu’il ne soit trop tard, relever ces d�fis �conomiques, sociaux, d�mographiques, institutionnels, politiques, culturels, spirituels et historiques en affirmant leur volont� de mettre en place une nouvelle Europe libre et d�mocratique des nations souveraines, forte de ses valeurs, de son ind�pendance, de sa puissance et de son identit�.

Il n’y a pas de fatalit� au d�clin �conomique et � la d�cadence historique. Nous avons le choix entre le renoncement et l’action, entre l’abandon et la volont�, entre la soumission et la r�sistance, entre la d�ch�ance et le renouveau.

Nous faisons, nous, nationaux et patriotes fran�ais, par cet appel � la r�sistance nationale et europ�enne, le choix de l’engagement et de l’Esp�rance.

Vive le peuple fran�ais !
Vive le Canada !
Vive l’Europe des Nations !

Carl LANG,
Mont Saint-Michel, le 10 janvier 2009

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03 DECEMBRE 2008 – Lettre de Beno�t XVI
aux Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux
� l’occasion de la journ�e d’�tudes organis�e sur le th�me : � Culture et Religion en dialogue �

Beno�t XVI a adress� ce message au pr�sident du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Jean-Louis Tauran, et au pr�sident du Conseil pontifical de la culture, Mgr Gianfranco Ravasi, � l’occasion de la journ�e d’�tudes organis�e par ces deux dicast�res, jeudi dernier, 4 d�cembre, sur le th�me : � Cultures et Religions en dialogue �, et ceci dans le cadre de l’ann�e du Dialogue interculturel promue par l’Union europ�enne.

� C’est justement en cette heure, parfois dramatique, que, m�me si h�las de nombreux Europ�ens semblent ignorer les racines chr�tiennes de l’Europe, celles-ci sont vivantes, et devraient tracer le chemin et nourrir l’esp�rance de millions de citoyens qui partagent les m�mes valeurs �, affirme Beno�t XVI.

L’Europe contemporaine, fait observer le pape, est � le fruit de deux mille ans de civilisation � et elle plonge ses racines � la fois dans l’immense patrimoine d’Ath�nes et de Rome, et surtout dans le � terrain f�cond du christianisme � qui s’est r�v�l� capable de � cr�er de nouveaux patrimoines culturels tout en recevant la contribution originale de chaque civilisation �.

Beno�t XVI rel�ve l’un de ces fruits : la naissance d’un nouvel humanisme. � Le nouvel humanisme, issu de la diffusion du message �vang�lique, exalte, affirme le pape, tous les �l�ments dignes de la personne humaine et de sa vocation transcendante, en les purifiant des scories qui obscurcissent le visage de l’homme cr�� � l’image et � la ressemblance de Dieu �.

Le pape voit dans ce pass� et ce pr�sent europ�en une responsabilit� particuli�re de ce continent envers toute l’humanit�. � L’Europe nous appara�t ainsi aujourd’hui comme un pr�cieux tissu, dont la trame est form�e par les principes et les valeurs jaillies de l’Evangile, a-t-il expliqu�, alors que les cultures nationales ont su broder une immense v�rit� de perspectives qui manifestent les capacit�s religieuses, intellectuelles, techniques, scientifiques et artistiques de l’Homo europeus. Dans ce sens, nous pouvons affirmer que l’Europe a eu et a encore une influence culturelle sur l’ensemble du genre humain, et qu’elle ne peut pas manquer de se sentir particuli�rement responsable non seulement de son avenir, mais aussi de celui de l’humanit� tout enti�re �.

Le dialogue, ajoute le pape, est une t�che pour l’Eglise aujourd’hui. � L’Eglise, insiste-t-il, doit entrer en dialogue � avec ce monde � pluraliste � dans lequel elle vit, et les croyants doivent �tre � toujours pr�ts � promouvoir des initiatives de dialogue interculturel et interreligieux, afin de stimuler la collaboration sur des th�mes d’int�r�t r�ciproque comme la dignit� de la personne humaine, la recherche du bien commun, la construction de la paix, le d�veloppement �.

Or le pape pr�cise les crit�res d’un dialogue � authentique � : il doit �viter de � c�der au relativisme et au syncr�tisme � et �tre anim� � d’un respect sinc�re pour les autres et d’un g�n�reux esprit de r�conciliation et de fraternit� �.

C’est pourquoi le pape encourage ceux qui se d�dient � � la construction d’une Europe accueillante, solidaire, et toujours plus fid�le � ses racines �.

Il invite les croyants � � contribuer non seulement � garder jalousement l’h�ritage culturel et spirituel qui les caract�risent, et qui fait partie int�grante de leur histoire �, mais aussi � rechercher des � voies nouvelles pour affronter de fa�on ad�quate les grands d�fis qui caract�risent l’�poque post-moderne �.

Il cite notamment cinq d�fis : � la d�fense de la vie de l’homme � chacune de ses phases �, � la protection de tous les droits de la personne et de la famille �, � la construction d’un monde juste et solidaire �, le � respect de la cr�ation �, et, justement, � le dialogue interculturel et interreligieux �.

Beno�t XVI souligne que le � dialogue � est une � priorit� � pour l’Europe, et que � la diversit� doit �tre accueillie comme un fait positif �, c’est-�-dire qu’il ne suffit pas de reconna�tre � l’existence de la culture de l’autre �, mais il faut aussi � d�sirer en recevoir un enrichissement �.

Source : Agence Zenit
Lettre int�grale en italien sur le site du Vatican

JUIN 2008 – L’h�ritage chr�tien de la culture europ�enne

Dans une vid�o diffus�e par Gloria.tv, Mgr POUPARD insiste sur l’identit� chr�tienne de l’Europe.

A moins d’un mois de la pr�sidence fran�aise de l’Union europ�enne, le Cardinal fran�ais Paul Poupard d�passe la d�licate question des racines chr�tiennes de l’Europe en insistant sur l’aspect actuel � travers son identit� chr�tienne…

12 MAI 2007 – Message de Beno�t XVI
aux participants de l’�dition 2007 du rassemblement œcum�nique europ�en de Stuttgart
sur le th�me : � Ensemble pour l’Europe �

La Journ�e a rassembl� des repr�sentants de quelque 250 communaut�s et mouvements catholiques, protestants, orthodoxes et anglicans, � d�sireux de mettre leurs capacit�s, charismes, engagements au service de la soci�t�, et plus particuli�rement d’une Europe unie dans la diversit� �.

Message du pape Beno�t XVI

C’est avec une grande joie que je me fais l’interpr�te de Sa Saintet� Beno�t XVI aupr�s des promoteurs, des organisateurs et des nombreux participants au rassemblement � Ensemble pour l’Europe 2007 �, qui se d�roulera � Stuttgart le 12 mai prochain, pour leur transmettre ses plus cordiales salutations. (…)

L’initiative � Ensemble pour l’Europe �, n�e d’une heureuse intuition oecum�nique de groupes, associations, communaut�s et mouvements catholiques, �vang�liques, orthodoxes et anglicans, na�t du besoin de r�affirmer ensemble la fid�lit� � l’�vangile, dans une Europe qui risque de perdre ses valeurs originaires et de renoncer � ses origines chr�tiennes.

Les paroles de notre bien aim� Jean-Paul II sont frappantes par leur grande actualit� : � Je voudrais mentionner la perte de la m�moire et de l’h�ritage chr�tiens, accompagn�e d‘une sorte d‘agnosticisme pratique et d’indiff�rentisme religieux, qui fait que beaucoup d‘Europ�ens donnent l’impression de vivre sans terreau spirituel et comme des h�ritiers qui ont dilapid� le patrimoine qui leur a �t� l�gu� par l’histoire. � (Exhortation Apostolique Post-synodale Ecclesia in Europa, 7).

� cette consid�ration fait �cho le Pape Beno�t XVI, qui, depuis le d�but de son pontificat, ne perd aucune occasion de rappeler l’importance de sauvegarder l’h�ritage chr�tien, richesse propre au continent europ�en. L’appel � ne pas perdre nos racines constitue en quelque sorte une invitation renouvel�e � oeuvrer concr�tement pour que ceux qui croient en Christ, appartenant � diff�rentes confessions, unissent leurs efforts au service d’une cause tout � fait d’actualit�. Il s’agit de d�fendre un patrimoine humain et spirituel indispensable au d�veloppement authentique de l’Europe. […]

Sa Saintet� formule donc le souhait que le prochain rassemblement � Ensemble pour l’Europe � fasse grandir le d�sir de communion qui anime mouvements et communaut�s de la�cs de diff�rentes �glises, qu’il contribue � faire dispara�tre les pr�jug�s, � surmonter les nationalismes et les barri�res historiques et qu’il porte � s’engager afin que la dimension spirituelle ne disparaisse pas de l’Europe des temps postmodernes.

En effet, les efforts humains ne serviraient � rien si l’on faisait fi du soutien de Dieu, parce que � Si le Seigneur ne b�tit la maison, ses b�tisseurs travaillent pour rien � (Ps 127). C’est en comptant sur l’aide du Tout-Puissant que l’on peut regarder avec confiance le pr�sent et l’avenir ; que l’on peut œuvrer avec courage et pers�v�rance, sachant que c’est toujours le P�re du Ciel, P�re pr�voyant et qui prend soin de ses enfants, qui rend f�cond leur humble labeur, lorsqu’ils sont d�sireux d’accomplir sa volont� � sur la terre comme au ciel �.

C’est dans cet esprit que le Pape Beno�t XVI invoque la b�n�diction de Dieu sur tous les participants � cet �v�nement de haut int�r�t. De mon c�t�, je d�sire assurer chacun de ma pri�re, et adresser � tous mes plus cordiales salutations.

Cardinal Tarcisio Bertone Secr�taire d’�tat du Vatican

Source : Agence Zenit

24 MARS 2007 – Discours de Beno�t XVI
aux participants au congr�s de la Communaut� Europ�enne (COMECE)

…Tout cela fait appara�tre clairement que l’on ne peut pas penser �difier une authentique « maison commune » europ�enne en n�gligeant l’identit� propre des peuples de notre continent. Il s’agit en effet d’une identit� historique, culturelle et morale, avant m�me d’�tre g�ographique, �conomique ou politique ; une identit� constitu�e par un ensemble de valeurs universelles, que le christianisme a contribu� � forger, acqu�rant ainsi un r�le non seulement historique, mais fondateur � l’�gard de l’Europe. Ces valeurs, qui constituent l’�me du continent, doivent demeurer dans l’Europe du troisi�me mill�naire comme un « ferment » de civilisation. Si elles devaient dispara�tre, comment le « vieux » continent pourrait-il continuer de jouer le r�le de « levain » pour le monde entier ?

Si, � l’occasion du 50 anniversaire des Trait�s de Rome, les gouvernements de l’Union d�sirent s' »approcher » de leurs citoyens, comment pourraient-ils exclure un �l�ment essentiel de l’identit� europ�enne tel que le christianisme, dans lequel une vaste majorit� d’entre eux continue de s’identifier ?

N’est-il pas surprenant que l’Europe d’aujourd’hui, tandis qu’elle vise � se pr�senter comme une communaut� de valeurs, semble toujours plus souvent contester le fait qu’il existe des valeurs universelles et absolues ? Cette forme singuli�re d' »apostasie » d’elle-m�me, avant m�me que de Dieu, ne la pousse-t-elle pas � douter de sa propre identit� ? De cette fa�on, on finit par r�pandre la conviction selon laquelle la « pond�ration des biens » est l’unique voie pour le discernement moral et que le bien commun est synonyme de compromis. En r�alit�, si le compromis peut constituer un �quilibre l�gitime d’int�r�ts particuliers diff�rents, il se transforme en mal commun chaque fois qu’il comporte des accords qui nuisent � la nature de l’homme.

Une communaut� qui se construit sans respecter la dignit� authentique de l’�tre humain, en oubliant que chaque personne est cr��e � l’image de Dieu, finit par n’accomplir le bien de personne. Voil� pourquoi il appara�t toujours plus indispensable que l’Europe se garde d’adopter un comportement pragmatique, aujourd’hui largement diffus�, qui justifie syst�matiquement le compromis sur les valeurs humaines essentielles, comme si celui-ci �tait l’in�vitable acceptation d’un pr�tendu moindre mal. Ce pragmatisme, pr�sent� comme �quilibr� et r�aliste, au fond ne l’est pas, pr�cis�ment parce qu’il nie la dimension de valeur et d’id�al qui est inh�rente � la nature humaine. De plus, lorsque s’ajoutent � ce pragmatisme des tendances et des courants la�cistes et relativistes, on finit par nier aux chr�tiens le droit m�me d’intervenir en tant que tels dans le d�bat public ou, tout au moins, on d�valorise leur contribution en les accusant de vouloir sauvegarder des privil�ges injustifi�s. A l’�poque historique actuelle, et face aux nombreux d�fis qui la caract�risent, l’Union europ�enne, pour �tre le garant valide de l’Etat de droit et le promoteur efficace de valeurs universelles, ne peut manquer de reconna�tre avec clart� l’existence certaine d’une nature humaine stable et permanente, source de droits communs � toutes les personnes, y compris celles-l� m�mes qui les nient. Dans ce contexte, il faut sauvegarder le droit � l’objection de conscience, chaque fois que les droits humains fondamentaux sont viol�s.

Chers amis, je sais combien il est difficile pour les chr�tiens de d�fendre inlassablement cette v�rit� de l’homme. Mais ne vous lassez pas et ne vous d�couragez pas ! Vous savez que vous avez le devoir de contribuer � �difier, avec l’aide de Dieu, une nouvelle Europe, r�aliste mais non pas cynique, riche d’id�aux et libre de toute illusion ing�nue, inspir�e par la v�rit� �ternelle et vivifiante de l’Evangile. Pour cela, soyez pr�sents de fa�on active dans le d�bat public europ�en, conscients que celui-ci fait d�sormais partie int�grante du d�bat national, et unissez � cet engagement une action culturelle efficace. Ne vous pliez pas � la logique du pouvoir pour lui-m�me ! Que l’avertissement du Christ soit pour vous un encouragement et un soutien constant : si le sel vient � s’affadir, il n’est plus bon � rien qu’� �tre jet� dehors et foul� aux pieds par les gens (cf. Mt 5, 13). Que le Seigneur rende f�cond chacun de vos efforts et qu’il vous aide � reconna�tre et � valoriser les �l�ments positifs pr�sents dans la civilisation actuelle, en d�non�ant toutefois avec courage tout ce qui est contraire � la dignit� de l’homme.

Source : Europe pour le Christ

14 DECEMBRE 2006 – Discours de l’archev�que d’Ath�nes et de toute la Gr�ce

Les valeurs menac�es de la civilisation europ�enne, par S. B. Christodoulos

� Les conditions qui, aujourd’hui, informent le nouveau visage du monde, de l’Europe plus particuli�rement, requi�rent de notre part (…) de la vigilance pour signaler � temps tout ce qui menace les valeurs et les structures de la civilisation europ�enne profond�ment impr�gn�es de la foi chr�tienne �, a fait observer S. B. Christodoulos, Archev�que d’Ath�nes et de toute la Gr�ce, ce matin au Vatican.

L’archev�que a tout d’abord rappel� les saints qui ont apport� l’Evangile � la Gr�ce et � Rome, et les r�cents �changes de visites fraternelles entre Rome et Ath�nes, dont celle de Jean-Paul II en 2001.

Il disait l’esp�rance de voir l’unit� eucharistique entre catholiques et orthodoxes en disant : � Le souvenir de tout ceci, ainsi que la vive esp�rance de transcender les obstacles dogmatiques qui entravent le chemin de l’unit� dans la foi, enrichissent notre pri�re et renforcent notre volont� de vivre par le consensus la pleine unit�, et de communier au Corps et au Sang pr�cieux du Seigneur dans la m�me Coupe de Vie. � cet effet, nous souhaitons � la Commission mixte internationale, charg�e du dialogue entre l’�glise orthodoxe et l’�glise catholique romaine, de r�ussir dans ses travaux �.

A propos de la d�fense des valeurs de l’Europe et de la vie humaine, l’archev�que pr�cisait : � Les conditions qui, aujourd’hui, informent le nouveau visage du monde, de l’Europe plus particuli�rement, requi�rent de notre part – en notre qualit� de p�res spirituels des membres pieux de nos �glises – de la vigilance pour signaler � temps tout ce qui menace les valeurs et les structures de la civilisation europ�enne profond�ment impr�gn�es de la foi chr�tienne : le courant pr�nant la d�christianisation progressive de l’Europe, visant l’exclusion de l’�glise de la vie publique et sa marginalisation sociale ; les probl�mes cr��s par le d�placement de milliers de r�fugi�s et de migrants de toute origine ; les dangers issus du fanatisme religieux ; les d�veloppements pr�somptueux, touchant les limites de l’offense au sens grec ancien du terme, de la biotechnologie en mati�re de g�n�tique ; le foss� qui se creuse davantage entre riches et pauvres ; les risques auxquels la jeunesse est expos�e ; l’�ventualit� d’un conflit de civilisations et de religions ; le besoin de pr�server l’identit� spirituelle et culturelle des citoyens europ�ens et de la famille, cellule de la soci�t� ; l’avilissement et la d�valorisation de l’�tre humain, de surcro�t souvent sous le couvert des droits de l’homme ; la fr�n�sie de consommation cultiv�e par tous les moyens et, son corollaire, la production d’un mode de vie conditionn� dont le plaisir est l’unique valeur quel qu’en soit le prix psychique �.

Il insistait sur la � contribution du discours orthodoxe, th�ologique et pastoral � comme � absolument n�cessaire �. � L’�glise, disait-il, (…) sent que, dans le monde contemporain extr�mement m�diatis�, elle doit adopter les moyens de communication modernes et parler le langage actuel � l’homme de notre temps. Cela, sans que ces moyens techniques n’alt�rent Son discours ni que Son message ne se plie � la technique communicationnelle. Elle se sent oblig�e de s’opposer � l’�tat et aux superpuissances de ce monde, lorsqu’elle consid�re que leurs d�cisions entament l’image vivante de Dieu sur terre. Cela, sans c�der � la tentation de se sentir elle-m�me une puissance de ce monde �.

Source : Agence Zenit – 14 d�cembre 2006

01 DECEMBRE 2004 – D�claration de don Pascual Chavez, Recteur Majeur des Sup�rieurs Sal�siens
dans son discours d’ouverture de la rencontre des provinciaux sal�siens

« Le principal souci est suscit� par la conviction qui se cache derri�re le la�cisme anticatholique actuel, c’est-�-dire que l’humanisme et le christianisme sont deux r�alit�s qui s’excluent mutuellement, mieux, qu’entre le christianisme catholique et les principes dans lesquels se reconna�t l’Europe comme institution, il existe une incompatibilit� substantielle.« 

Le p�re Ch�vez a indiqu� quelques �l�ments n�gatifs d�rivant de cette incommunicabilit� : « insignifiance de l’Eglise, dissolution de la famille, rupture des cha�nes de transmission de la foi et des valeurs, refus de tout ce qui peut �tre catholique ».

Agence internationale sal�sienne d’information – 02 d�cembre 2004

19 JUIN 2004 – D�claration de la Conf�rence �piscopale polonaise
� propos de l’adoption de la Constitution de l’Union Europ�enne le 18 juin dernier

Malgr� la conviction d’une grande partie des habitants de l’Europe, exprim�e � plusieurs reprises dans les appels du Souverain Pontife, des �piscopats nationaux – y compris de l’�piscopat polonais – et contre la prise de position des autorit�s d’autres Eglises chr�tiennes, le Texte du Trait� constitutionnel de l’Europe, approuv� hier au cours du sommet de Bruxelles, ne contient aucune r�f�rence aux racines chr�tiennes de notre continent.

Nous constatons ce fait avec indignation, comme une falsification de la v�rit� historique et une marginalisation consciente du christianisme, qui a �t� pendant des si�cles et qui continue � �tre la religion d’une grande partie des Europ�ens.

Le la�cisme id�ologique, qui a trouv� sa manifestation dans les prises de position de certains gouvernements europ�ens, suscite notre ferme opposition et une pr�occupation pour le destin futur de l’Europe. On ne peut pas, en effet, construire la maison commune europ�enne en falsifiant l’histoire du vieux continent et en imposant une vision la�que � l’Europe tout enti�re.

Face � cette situation, nous exhortons tous les hommes de bonne volont� � r�fl�chir sur l’avenir d’une Europe construite en omettant ses valeurs fondamentales.

S.Exc. Mgr J�zef Michalik, Pr�sident de la Conf�rence �piscopale; S.Exc. Mgr Stanislaw Gadecki, Vice-Pr�sident; S.Exc. Mgr Piotr Libera, Secr�taire g�n�ral

De Varsovie, le 19 juin 2004

� L’Osservatore Romano – 22 juin 2004

FEVRIER 2004 – Je demande que l’origine chr�tienne de l’Europe soit reconnue.

« Il est temps d’agir ! »

– Trouvez-vous normal que l’Europe se constitue sans faire r�f�rence � Dieu alors que les libert�s fondamentales des nations europ�ennes sont issues du christianisme ?
– Trouvez-vous normal que le texte fondamental de l’Europe ne fasse pas r�f�rence � Dieu alors que toutes les constitutions des pays membres s’y r�f�rent, y compris le Canada avec « l’�tre supr�me » ?

Vous et moi le savons, la r�f�rence � Dieu, et aux valeurs issues de l’�vangile, dans un trait� ayant force de loi, prot�gera durablement la libert� religieuse en Europe. Elle permettra un plus grand respect de la personne et de ses droits fondamentaux.

Les jeux ne sont pas faits. La question du pr�ambule est encore au cœur des tractations entre les diff�rents gouvernements europ�ens.
D�j� 700 000 signataires, 60 millions d’Europ�ens ont franchi le pas….
Vous pouvez faire basculer la situation suivant les r�sultats, d�j� encourageants, de ce premier r�f�rendum d’initiative populaire.
En Italie, au Portugal, en Allemagne, en Pologne et au Canada, partout des chr�tiens se mobilisent. De toute l’Europe, 360 parlementaires l’ont sign�e.
Je compte beaucoup sur votre action.

Signez la p�tition officielle en cliquant ICI

Je vous demande �galement d’envoyer d�s aujourd’hui ce mail � TOUT votre carnet d’adresses en leur demandant de faire circuler d’urgence eux-m�mes cette importante p�tition.

Nous poursuivons une intense action aupr�s des d�put�s europ�ens.
Nous organisons le 5 mars 2004 au s�nat un colloque pour les parlementaires fran�ais.
Avec votre participation d�s aujourd’hui, c’est le million de signatures que nous pourrons d�poser � la pr�sidence irlandaise avant le Conseil europ�en du 25 mars.
Faisons en sorte que jamais nos enfants ou nos petits enfants puissent nous dire :  » Mais comment avez-vous pu laisser passer cela ! « .

Tr�s amicalement,

Philippe de Saint-Germain
D�l�gu� g�n�ral de la Fondation de Service Politique

Fondation de Service Politique

NOVEMBRE 2003 – Lancement d’une p�tition pour la reconnaissance de l’h�ritage chr�tien de l’Europe

� Dieu a sa place en Europe �. Tel est le titre de la campagne lanc�e d�but octobre par la Fondation de Service Politique pour sensibiliser les parlementaires europ�ens, les m�dias, et plus largement tous les citoyens europ�ens, � l’importance de la reconnaissance de l’origine chr�tienne de l’Europe dans le futur trait� fondateur de l’Europe.

Depuis le 4 octobre 2003, les chefs d’Etat et de gouvernement europ�ens n�gocient pour ratifier le futur texte constitutionnel de l’Europe r�unifi�e. Or les diff�rentes versions du projet de trait� pr�sent�es par M. Val�ry Giscard d’Estaing ont toujours �cart� la r�f�rence � l’h�ritage chr�tien. Trouvez-vous cela normal ?
Le 8 octobre, � Bruxelles, un groupe de d�put�s europ�ens a lanc� une vaste p�tition pour mobiliser les citoyens de tous les pays de la Nouvelle Europe afin de faire entendre leurs voix.
Ce qui est en jeu, c’est la protection de la libert� religieuse et les droits fondamentaux de la personne dans la nouvelle Europe. Dans le plein respect de la la�cit� des institutions, nous devons faire entendre avec les chr�tiens de toute l’Europe notre voix.
La Fondation propose de signer cette p�tition. L’ensemble des signatures sera remis avant la fin de l’ann�e � Silvio Berlusconi, pr�sident en exercice du Conseil europ�en, par une d�l�gation de parlementaires europ�ens conduite par Elizabeth Montfort, administrateur de la Fondation de service politique, qui coordonne les p�titions nationales.

La Fondation de Service politique a �t� cr��e en 1992. Institut de recherche et d’analyse politique catholique, elle est anim�e par des la�cs ind�pendants de tous partis ou de toutes personnalit�s politiques. Son but est de promouvoir dans l’opinion et dans la vie politique une pens�e politique issue de la doctrine sociale de l’Eglise et conforme au Magist�re, tel qu’il est enseign� par les �v�ques unis au pape Jean-Paul II.

Source : Agence Zenit

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MAI 2003 – Congr�s d’Ath�nes : « moment œcum�nique historique ».

R�unis � ce congr�s qui avait pour titre « Les principes moraux et les valeurs sur lesquelles structurer l’Europe », catholiques, orthodoxes et anglicans ont lanc� ensemble, le 6 mai, un appel pour que la nouvelle constitution europ�enne fasse clairement r�f�rence aux racines chr�tiennes du continent.

Les Eglises demandent en outre que soit institutionnalis� un dialogue permanent et constructif entre les Eglises chr�tiennes et l’Union europ�enne, et que soit �galement garantie l’�ducation chr�tienne, en tant que valeur importante pour la vie et la construction de l’Europe.
Etaient pr�sents � ce congr�s le patriarche œcum�nique de Constantinople, Bartholomaios Ier, ainsi que plus de 50 �v�ques orthodoxes, dont des repr�sentants de toutes les Eglises orthodoxes autoc�phales d’Europe dont l’Eglise orthodoxe russe, le cardinal Roger Etchegaray (au nom du conseil pontifical pour la Promotion de l’Unit� des chr�tiens), et l’�v�que de Londres, Richard Chartres.
L’�v�que orthodoxe Athanasios, repr�sentant de l’Eglise orthodoxe grecque aupr�s de l’Union europ�enne, a expliqu� au micro de Radio Vatican : « Le risque serait de cr�er une Union europ�enne sans �me. Qu’est-ce que cela signifie d’avoir une constitution qui ne vise que le pouvoir s�culier ? Voil� le risque. Je pense que le christianisme donne la profondeur historique qui fait partie de la vie d’aujourd’hui. Nous ne sommes pas n�s de rien… Il faut toujours souligner le fait que les �l�ments qui ont contribu� positivement � la construction de l’Europe ne peuvent jamais �tre marginalis�s. Ce serait un appauvrissement. Nous devons travailler ensemble � enrichir cette construction magnifique ».

Source : Agence Zenit

FEVRIER 2003 – Convention sur l’avenir de l’Europe.

Le 27 f�vrier dernier, la « Convention sur l’avenir de l’Europe » a tenu sa XV�me session pl�ni�re au cours de laquelle a �t� largement discut�e la question de la reconnaissance de l’h�ritage religieux au titre des valeurs de l’Union europ�enne.

Cette question a fait l’objet d’un vif d�bat, prouvant que les membres de la Convention sont conscients de l’importance de son enjeu.

Il est � regretter qu’aucun membre fran�ais ne se soit clairement prononc� en faveur de la reconnaissance de l’h�ritage religieux de l’Europe. Un groupe de 16 d�put�s du Parti Populaire Europ�en (PPE)*, a plaid� collectivement en faveur de l’adoption du texte suivant : � Les valeurs de l’Union comprennent les valeurs de ceux qui croient en Dieu comme source de la v�rit�, de la justice, de la bont� et de la beaut� comme de ceux qui ne partagent pas une telle croyance mais qui respectent ces valeurs universelles issues d’autres sources �.

Dans le m�me sens, sont intervenus :
– le gouvernement italien, repr�sent� par M. Gianfranco Fini, qui a d�clar� que « l’identit� europ�enne trouve ses racines dans les traditions jud�o-chr�tinnes »
– MM. Erwin TEUFEL, Elmar BROCK, Antonio TAJANI qui ont plaid� pour une r�f�rence � Dieu comme « valeur universelle »,
– M. Edmund WITTBRODT, de Pologne, a expliqu� que les valeurs de l’Europe se sont construites sur la religion,
– M. Peter SKAARUP a demand� qu’il soit fait r�f�rence � « la Chr�tient� ».

En revanche, parmi les tenants d’une la�cit� exclusive refusant toute r�f�rence � l’�me de l’Europe, sont intervenus M. de VILLEPIN au nom de la R�publique fran�aise et M. DEMIRALP repr�sentant du gouvernement turc, lequel plaide contre � l’abandon de la principale acquisition du Si�cle des lumi�res �. Dans le m�me sens, les interventions de MM LAMASSOUR et DUFF et de Mmes PACIOTTI et KAUFMANN.

Le d�bat est vif et se poursuit, certains opposants � la reconnaissance de l’h�ritage religieux de l’Europe ne manquant pas de se retrancher derri�re une repr�sentation caricaturale des valeurs religieuses et morales.

Une fois de plus, il ne s’agit pas d’exclure les valeurs dites « humanistes » de la Constitution europ�enne, mais de les enraciner dans la r�alit� de l’h�ritage religieux et moral europ�en afin que les fondements anthropologiques et politiques de l’Europe soient bas�s sur l’id�e de la personne, propre � la culture religieuse europ�enne, c’est � dire principalement chr�tienne.

En effet, seule cette reconnaissance et cet enracinement peuvent limiter les risques d’une nouvelle d�rive id�ologique, comme en a connu l’Europe au XX�me si�cle.

Puisque la principale opposition vient de la R�publique fran�aise, il est n�cessaire que les Fran�ais eux-m�mes se manifestent directement aupr�s des membres de la Convention europ�enne afin de contrebalancer ce dogmatisme id�ologique et obtenir la n�cessaire reconnaissance de l’�me de l’Europe.

Recevez l’assurance de nos sentiments d�vou�s,

Le CFJD.

* Ce groupe de 16 personnes est compos� de Joachim W�RMELING, Jacques SANTER (Luxembourg), Elmar BROK, Joszef SZAJER, Erwin TEUFEL (RFA), Ren� VAN DER LINDEN, Frantisek KROUPA, Antonio TAJANI, Teresa ALMEIDA GARRETT, Peter ALTMAIER, Jan Jacob VAN DIJK, Jan FIGEL, Piia Noora KAUPPI, G�ran LENNMARKER, Hanja MAIJ-WEGGEN, Reinhard RACK.

Madame, Monsieur,

Vous avez la responsabilit� de contribuer � la r�daction de la future Constitution europ�enne. La Convention europ�enne a invit� les citoyens europ�ens � lui soumettre leurs pr�occupations et aspirations, et nous sommes heureux de pouvoir y r�pondre.

Vous le savez, le sentiment des europ�ens est partag� sur l’�volution de la construction europ�enne. De nombreuses personnes, notamment dans les ex-pays communistes, craignent une d�rive du fonctionnement des institutions europ�ennes, notamment dans le contexte de l’�largissement de l’Union. Votre mandat pr�voit pr�cis�ment d’apporter des r�ponses � ces pr�occupations en affirmant les fondements philosophiques et politiques de l’Union, en d�terminant les r�gles de fonctionnement des institutions, en am�liorant leur transparence et leur l�gitimit� d�mocratique.

Au XX�me si�cle, avec les r�gimes Communistes et Nationaux-Socialistes, le continent europ�en a subi les �preuves venant de tentatives d’�radication de son h�ritage religieux et moral, au nom d’id�ologies totalitaires mat�rialistes imposant la tyrannie des idoles exprim�e dans la glorification d’une race, d’une classe, d’un Parti, de l’Etat…

L’identit� europ�enne est incompr�hensible sans la religion et particuli�rement le christianisme, bien plus, l’Europe s’est engag�e dans la violence � chaque fois qu’un Etat a voulu se d�tacher de ces valeurs fond�es sur notre h�ritage religieux et moral, telles que le sens de la v�rit�, de la justice, du bien, de la libert�, de la dignit� de la personne humaine, l’amour de la famille, le respect de la vie, le d�sire de paix.

Dans l’int�r�t des europ�ens et de l’avenir de l’Union europ�enne, dans le prolongement de la pens�e des �p�res fondateurs�, nous vous demandons avec insistance d’inclure dans les fondements de la future constitution europ�enne la mention explicite de :
– L’attachement des peuples et institutions europ�ennes � notre h�ritage religieux et moral,
– La protection de la libert� de culte, tant individuelle que collective.
– La garantie de l’autonomie des l�gislations des Etats en mati�re religieuse.

Nous vous en prions, ne rejetez pas les fondements religieux et moraux de notre h�ritage europ�en, ne construisez une tour de Babel avec les pierres du mur de Berlin.

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MARS 2003 – D�claration finale du symposium de Cracovie.

Du 7 au 9 mars 2003 � Cracovie en Pologne, 40 repr�sentants d’associations de la�cs catholiques se sont rencontr�s pour d�battre du futur de l’Union Europ�enne et organiser, en septembre 2004 � Ottawa, un grand rassemblement de plusieurs milliers de chr�tiens issus de l’Europe enti�re.

A l’issue de cette rencontre, les participants ont adopt� la d�claration Commune ci-dessous.

– R�ussir l’�largissement de l’Union Europ�enne – D�claration finale –

1. L’�largissement de l’Union Europ�enne, que nous vivons, apr�s la chute du Mur, comme un acte historique de r�conciliation et de r�unification des peuples d’Europe, constitue une t�che aussi importante et aussi difficile que la fondation et la mise en route du processus d’unification il y a cinquante ans.

2. Le double processus d’approfondissement politique et d’�largissement g�ographique dot �tre conduit � son terme avec succ�s. Le r�ve des p�res fondateurs, qui �tait l’union de l’Europe dans la paix et la libert�, peut maintenant devenir r�alit�.

3. L’�largissement doit renforcer l’union des peuples et des Etats, de telle sorte que l’Europe puisse assumer des t�ches plus importantes. C’est pour cette raison que nous prenons position en faveur d’une Constitution d�mocratique s’inscrivant dans une perspective f�d�rale. Le renforcement de l’unit� politique de l’Union est une condition essentielle de la r�ussite de l’�largissement g�ographique. Celui-ci doit servir l’int�r�t g�n�ral europ�en et s’inspirer des m�thodes qui ont permis la r�ussite de la construction europ�enne depuis ses origines.

4. Chr�tiens engag�s dans la vie publique, et futurs citoyens d’une Union Europ�enne renouvel�e et �largie aux pays d’Europe centrale et orientale, nous plaidons pour une Constitution fond�e sur des valeurs, et nous souhaitons que ces valeurs engagent tous les Europ�ens. Cette Constitution doit permettre � ces derniers d’exprimer leur accord sur des fondements moraux et sur l’identit� de l’ensemble supra-national auquel ils appartiennent.

5. Nous insistons fortement pour que le Pr�ambule de la Constitution reconnaisse les h�ritages religieux et culturels, qui ont fortement contribu� � structurer, dans toutes ses dimensions, cette identit� que les Europ�ens partagent.

6. L’unification de l’Europe est un projet d’ordre �thique. Il s’agit de pardon et de r�conciliation, de paix et de libert�, de droit et de justice, de solidarit� des plus riches avec les plus pauvres et des plus forts avec les plus faibles, tant au sein de l’Union que vis-�-vis du monde. Les Europ�ens doivent �tre responsables du respect et de la promotion de ces valeurs, devant leur conscience, devant les hommes et, pour ceux d’entre eux dont telle est la foi, devant Dieu. Nous voulons que cela figure dans la Constitution. Mais une telle proposition ne doit exclure personne et ne doit en aucun cas permettre que Dieu puisse �tre r�cup�r� � des fins politiques. La Constitution de la R�publique de Pologne offre dans ce contexte une formulation qui a tout son sens.

7. Nous constatons que la Convention europ�enne s’efforce s�rieusement et activement de parvenir � un consensus qui d�passe sensiblement le statu quo et les int�r�ts imm�diats des gouvernements ; elle prend en compte des demandes essentielles qui ont �t� pr�sent�es par les Eglises, y compris par des organisations de la�cs chr�tiens. Nous soutenons tout particuli�rement l’int�gration de la Charte europ�enne des droits fondamentaux dans la Constitution, afin qu’elle devienne un engagement de droit. La Constitution doit �galement d�clarer qu’elle est fond�e sur le respect de la dignit� humaine, indivisible et inviolable, et qu’elle compte parmi ses objectifs premiers le respect de la vie, la promotion du mariage ainsi que celle de la famille, consid�r�e comme la cellule de base de la soci�t�.

8. Nous sommes attach�s � l’autonomie des organisations de la soci�t� civile et � leur r�le dans le bon fonctionnement de la soci�t� en g�n�ral. Dans le m�me esprit, nous r�clamons avec force une garantie institutionnelle des droits des Eglises et des communaut�s religieuses, tels qu’ils existent dans les Etats-membres, de telle sorte que ces droits ne puissent �tre r�duits ou remis en question par des politiques ou des prises de d�cision de l’Union.

Le spectacle de division que vient de donner une fois de plus la diplomatie europ�enne face � la crise internationale nous invite � une r�flexion commune, sans complexes ni illusions. Il s’agit d’une crise. Nous ne devons pas nous r�signer � la d�sunion, mais vivre ces moments comme une opportunit� pour mieux comprendre, dans le dialogue, le poids de nos histoires et le sens de nos diff�rences. Un tel dialogue et la pratique de la concertation sont indispensables pour toutes les orientations majeures de notre politique ext�rieure. C’est � partir de l� que nous pourrons construire une unit� d’action europ�enne ; dans un monde pluri-polaire, celle-ci doit �tre fond�e sur des partenariats constructifs avec le reste du monde. Nous assumerons alors mieux notre appartenance � l’Union, et pourrons la vivre comme la chance qui nous est donn�e d’infl�chir ensemble le cours des relations internationales, vers la justice, la solidarit� et la paix.

Et c’est ainsi que nous r�ussirons aussi le passage de la diplomatie � la d�mocratie comme principe politique majeur dans l’Union. La Constitution, fondement juridique du � vivre ensemble �, est un passage oblig� d’une Europe capable d’assurer le bien-�tre de ses citoyens et de porter au monde le t�moignage d’une soci�t� solidaire. Aujourd’hui et demain, notre t�che de chr�tiens est de contribuer � transformer ce qui �tait une union d’Etats en une communion des peuples et des citoyens d’Europe.

Cracovie, le 9 mars 2003

Parmi les participants de ce symposium : Michel Camdessus, pr�sident des « Semaines Sociales du Canada » ; Hans-Joachim Meyer, pr�sident du « Comit� central des catholiques allemands » (ZdK) ; Helmut Ornauer, vice-pr�sident de l’Action catholique autrichienne ; Josep Miro I Ardevol, pr�sident de la « Convention espagnole des Chr�tiens pour l’Europe » ; Sir Robert Corrins, pr�sident du « Forum europ�en des La�cs » ; Henryk Wozniakowski, pr�sident du groupe de presse polonais « Znak » ; Thomas Jansen, de la « Commission �conomique et sociale europ�enne » ; Stefan Lunte, repr�sentant de la Commissions des �piscopats europ�ens (COMECE) ; Jean Hallet et Leo Pauwels, administrateurs des « Semaines Sociales europ�ennes » ; Rosa Thun, pr�sidente de la « Fondation Robert Schuman » � Varsovie ; Luca Jahier, repr�sentant des « Associations Chr�tiennes des Travailleurs Internationaux » en Italie ; Frano Prcela, province dominicaine de Croatie; Csongor Szerdahelyi, du journal « Uj Ember » � Budapest.

01 OCTOBRE 1999 – Jean-Paul II
Lettre apostolique � Spes aedificandi �

Pour �difier la nouvelle Europe sur des bases solides, il ne suffit certes pas de lancer un appel aux seuls int�r�ts �conomiques qui, s’ils rassemblent parfois, d’autres fois divisent, mais il est n�cessaire de s’appuyer plut�t sur les valeurs authentiques, qui ont leur fondement dans la loi morale universelle, inscrite dans le coeur de tout homme. Une Europe qui remplacerait les valeurs de tol�rance et de respect universel par l’indiff�rentisme �thique et le scepticisme en mati�re de valeurs inali�nables, s’ouvrirait aux aventures les plus risqu�es et verrait t�t ou tard r�appara�tre sous de nouvelles formes les spectres les plus effroyables de son histoire.

Pour conjurer cette menace, le r�le du christianisme, qui d�signe inlassablement l’horizon id�al, s’av�re encore une fois vital. � la lumi�re des nombreux points de rencontre avec les autres religions que le Concile Vatican II a reconnues (cf. Nostra Aetate), on doit souligner avec force que l’ouverture au Transcendant est une dimension vitale de l’existence. Il est donc essentiel que tous les chr�tiens pr�sents dans les diff�rents pays du continent s’engagent � un t�moignage renouvel�. Il leur appartient de nourrir l’esp�rance de la pl�nitude du salut par l’annonce qui leur est propre, celle de l’�vangile, � savoir la � bonne nouvelle � que Dieu s’est fait proche de nous et que, en son Fils J�sus Christ, il nous a offert la r�demption et la pl�nitude de la vie divine. Par la force de l’Esprit Saint qui nous a �t� donn�, nous pouvons lever les yeux vers Dieu et l’invoquer avec le doux nom d’� Abba �, P�re (Rm 8,15 ; Ga 4,6).

C’est justement cette annonce d’esp�rance que j’ai voulu confirmer en proposant � une d�votion renouvel�e, dans une perspective � europ�enne �, ces trois figures de femmes : sainte Brigitte de Su�de, sainte Catherine de Sienne, sainte Th�r�se-B�n�dicte de la Croix, qui, � des �poques diverses, ont apport� une contribution tr�s significative � la croissance non seulement de l’�glise, mais de la soci�t� elle-m�me.

Trad. DC n� 2213 � copyright Libreria Editrice Vaticana


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