Septembre-Octobre 2015 (extraits de la revue)
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Prions les uns pour les autres
C’était dans « l’Ange gardien » il y a 100 ans
En ce mois de septembre, l’Église honore solennellement saint Michel, le glorieux chef des Anges. L’écriture, la Liturgie, la Tradition nous le représentent sous des traits et des attributs guerriers, toujours prêt à soutenir les grands combats de Dieu comme Satan et ses milices infernales.
L’heure présente semble demander plus que jamais la dévotion envers saint Michel, Ange gardien du Canada. C’est à nous, amis dévoués du culte des saints anges, qu’il appartient de la ranimer. Nous invoquerons fréquemment le saint Archange, nous le supplierons pour nos chers défenseurs, nous rappellerons autour de nous sa protection sur notre chère Canada aux heures périlleuses ; nous répéterons souvent sa devise : Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? Aucune ne peut mieux inspirer nos actes, nos paroles et nos désirs.
en octobre 1915
Bien des lettres nous attestent tous les jours la puissance et la bonté des Anges s’exerçant pour tous les âges et dans tous les domaines. Et cependant, nous ne connaîtrons parfaitement leur sollicitude pour nous, leurs bienfaits, que dans l’au-delà. Plus que jamais pendant ce mois qui leur est consacré, remercions-les, honorons-les, confions-leur nos intentions et tous ceux qui nous sont chers, proclamons leurs bienfaits, propageons leur dévotion : soyons assurés que notre piété et notre zèle auront leur récompense…
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
En égrenant le chapelet
Ce soir, j’ai récité l’Ave dix fois, vingt fois.
Ayant péché, j’étais d’une tristesse amère.
Mais, simplement, ainsi qu’un fils devant sa mère,
Mains jointes, à genoux, les yeux mouillés de pleurs,
J’ai répété : « Priez pour nous, pauvres pécheurs ! »
Et dans mon cœur je sens la paix renaître.
Je crois, j’espère en Dieu, je sais qu’il est un maître
Miséricordieux, bon, clément, paternel.
Pourtant il est aussi, sur son trône éternel,
Mon juge, et quand je songe à ma vie, il me semble
Que je suis bien souillé, bien coupable, et je tremble.
Oui, mais la Bonne Vierge est là, qui me défend.
Souvenez-vous. Jadis, quand vous étiez enfant
Et pour vous châtier de quelque grave faute,
Votre mère arrêtait le bras prêt à frapper.
Or, dans le saint récit qui ne peut nous tromper,
Jésus-Christ sur la croix, montrant Jean à Marie,
Lui dit : « Voilà ton fils ! » C’est pourquoi je la prie,
À l’heure de la mort, d’implorer mon pardon.
Car, quand Jésus lui fit ce mystérieux don,
Il lui léguait ainsi l’humanité chrétienne
Toute entière, et ta mère, ô Seigneur, est la mienne.
Ma mère, intercédez donc pour moi, s’il vous plaît.
Dans le creux de ma main, je vois mon chapelet,
Et, pour moi, ses grains noirs sont comme une semence
Qu’avec un grand espoir je jette au ciel immense…
François Coppée, Poème à la Vierge, in Henri Chandavoine, Anthologie de la poésie mariale, Cerf, 1993 (& Office du Livre, Paris, 1966).
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
Bon ange (2)
Frère Bernard, un des premiers compagnons de François d’Assise, travaillé par cette question de l’ange gardien, s’entendit questionner un jour : « Pourquoi me demandes-tu mon nom, lequel est merveilleux ? »
Sans doute l’identité des anges doit-elle rester une prérogative de Dieu. Mais quel bouleversement dans nos rapports, si ma mère avait pu me jeter : « Uriel te voit ! » ou bien : « Prends garde à Jérémiel ! » La leçon aurait valu. D’ignorer le nom de mon ange lui ôtait du pouvoir et gâtait la portée des avis maternels.
Ai-je désiré de voir mon ange ? Certainement. Je ne sache pas qu’il y ait là rien d’exorbitant ni de répréhensible puisque, depuis l’exit brutal du paradis terrestre, les hommes ont fréquemment joui de ce privilège. J’entends qu’il s’agissait d’hommes élevés en sainteté, probablement doués d’un sixième sens à usage transcendantal, un sens résumant les autres et les sublimant, atrophié depuis, faute d’avoir été exercé… à moins que la grâce n’en ait réservé le privilège à quelques phénomènes ainsi qu’on le voit pour certains muscles tombés en désuétude depuis la préhistoire ?
Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l’ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
La tâche des bons anges
Toujours selon la révélation, les anges qui participent à la vie de la Trinité dans la lumière de la gloire, sont également appelés à participer à l’histoire du salut des hommes, dans les moments établis par le dessein de la Providence divine. « Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter du salut ? » demande l’auteur de la Lettre aux Hébreux. Et cela l’Église le croit et l’enseigne, sur la base de l’Écriture sainte dont nous apprenons que la tâche des bons anges est la protection des hommes et la sollicitude pour leur salut. Nous trouvons ces expressions en divers passages de l’Écriture, par exemple au Psaume 90, plusieurs fois cité : « Il a donné pour toi ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. Eux sur leurs mains te porteront pour qu’à la pierre ton pied ne heurte ». Jésus lui-même, parlant des enfants et avertissant de ne pas les scandaliser, se réfère à « leurs anges ». Il attribue de plus aux anges la fonction de témoins au suprême jugement divin sur le sort de celui qui a reconnu ou nié le Christ : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme à son tour se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. »
Saint Jean-Paul II, Rome, Audience générale, mercredi 6 août 1986.
(Texte intégral en italien)
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
Sur un chemin escarpé
Je te souhaite l’ange du silence. C’est précisément lorsqu’on a beaucoup à faire avec d’autres personnes, quand on est très sollicité, quand on est entraîné dans d’âpres discussions, qu’on a besoin de l’ange du silence, qui fait taire en nous tout ce qu’on entend chaque jour. Dans le silence, on peut à nouveau respirer, se débarrasser de tout ce que les autres nous ont confié. Puisse l’ange du silence te conduire dans l’espace intérieur auquel nul n’a accès, même pas ceux pour qui tu assumes une responsabilité.
Je te souhaite de trouver cet espace intérieur du silence, où tu pourras te retirer sans crainte d’être accablé ou influencé par les autres.
Je te souhaite un ange de l’amour. Puisse-t-il t’offrir de nouveaux yeux qui vont te permettre de voir ceux qui t’entourent, et de te voir toi-même dans une nouvelle lumière, de découvrir le bon grain en toi et en eux, et de le mieux gérer.
Je souhaite que ton ange de l’amour t’initie toujours plus au mystère de l’amour divin, qui est en toi comme une source qui ne tarit jamais. Tu n’as pas besoin de créer en toi l’amour. Abreuve-toi à la source de l’amour divin qui jaillit en toi et qui saura toujours étancher ta soif.
Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
Dans la liturgie (6)
La fête en l’honneur des saints anges gardiens, le 2 octobre, a été établie par le pape Paul V en 1608 car ils « sont à nos côtés pour nous protéger en toutes circonstances, pour nous défendre des dangers. À tout instant, nous pouvons recourir à eux ».
Leur présence invisible nous aide et nous réconforte. Notre ange est là pour nous aider « à refaire en sens inverse le trajet de notre chute. Cette chute est réversible, mais l’homme a besoin d’un guide expert » (A. Plesu, Actualité des anges, Buchet-Chastel) pour l’amorcer, mais aussi pour redresser les dérives et gommer les écarts qui accompagnent cette montée ! L’ange gardien nous tire vers le haut en respectant notre liberté. Il nous aide à prier, à adhérer aux vérités révélées par la Tradition. Il donne une épaisseur nouvelle aux situations que nous devons affronter.
Il n’est pas l’Esprit Saint qui est Dieu, mais il accompagne son travail et prépare les cœurs à le recevoir. N’hésitons pas à lui demander de nous aider, non seulement dans nos difficultés, mais dans nos démarches spirituelles. Comme la rose du Petit Prince, chacun de nous est « unique au monde » pour son ange gardien. Cela donne bien la dimension de l’Amour infini du Père, attentif à chacun de nous ! Et quelle joie de savoir que parmi ces êtres, il y en a un qui est tout à nous ! Chaque ange gardien doit accompagner celui qui lui est confié du début à la fin de sa vie… et qui sait ? Peut-être encore bien au-delà, quand il touchera aux rives sans rivages du Royaume éternel !
Nicole Timbal, Les Anges, messagers de lumière, Éditions des Béatitudes.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
8 septembre – Nativité de la Vierge Marie
Ce que nous savons de plus précis sur la naissance de Marie nous vient de sources extra-bibliques. Selon ces traditions, ses parents s’appelaient Anne et Joachim (ils sont fêtés ensemble le 26 juillet). Ils étaient justes devant Dieu, fidèles observateurs de la loi. Mais Anne était stérile, ce qui, dans le peuple d’Israël, constituait un opprobre. Ils priaient beaucoup, et un jour un ange annonça la venue d’une fille promise à un destin hors du commun. Ce cas s’est produit pour d’autres femmes dans l’histoire sainte, et il a un sens symbolique ; il signifie que Dieu est intervenu directement dans le processus de la génération, et donc que quelque chose de surnaturel sera lié au destin de l’enfant. Cela sera plus particulièrement vrai de la petite fille que ses parents nommèrent Marie. (I, 1-16. 18-23)
Matthieu présente sa généalogie du Christ. Cette longue liste, symbole de l’humanité entière, fait penser aussi aux maillons d’une chaîne. Des maillons plus ou moins brillants, ternes ou rouillés (une chaîne évoque la captivité). Et au bout de la chaîne il y a la liberté : Jésus-Christ. Ou encore, c’est comme une plante qui a monté lentement, laborieusement, dont l’aboutissement est le fruit mûr de l’humanité, le Christ. Et l’on peut dire que Marie en est la fleur.
La fête de la Nativité de la Vierge Marie est ancienne. Elle a d’abord été célébrée en Orient. Elle est attestée à Rome au 7e siècle.
Marcel Driot, Le Saint du jour, Médiaspaul, 1995.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
2 octobre – Bienheureux Antoine Chevrier
Antoine Chevrier naît à Toronto en 1826. Il est ordonné prêtre en 1850 et découvre la misère du monde ouvrier dans la banlieue lyonnaise.
Entré dans le Tiers-Ordre de saint François, c’est en contemplant la crèche qu’il décide de vivre le mystère de la pauvreté à la suite de Jésus afin de « travailler plus efficacement au salut des âmes ».
« Tâchons de devenir des saints et d’avoir pour le bien toute l’énergie que les autres mettent pour le mal, et nous ferons bien. » (14.05.1859)
En 1860, il acquiert une ancienne salle de bal, le Prado, où il va accueillir des enfants et des adolescents sous ces conditions : « Ne rien avoir, ne rien savoir, ne rien valoir ».
Rassemblant autour de lui des prêtres, Antoine Chevrier fonde la Société du Prado, vouée à l’apostolat paroissial et missionnaire en milieu ouvrier. Les premiers prêtres « pradosiens » seront ordonnés à Rome en 1877.
« Oui, soyons toujours les pauvres du bon Dieu, restons toujours pauvres, travaillons sur les pauvres. Que la pauvreté et la simplicité soient toujours le caractère distinctif de notre vie, et nous aurons la bénédiction de Dieu et de notre Père », a-t-il écrit.
Antoine Chevrier assure la formation des jeunes en vue du sacerdoce ; pour lui, le disciple véritable est celui qui est dans la vérité en Jésus-Christ, qui marche selon la sagesse de Dieu : « Nous savons que le Fils de Dieu est venu et nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable. Et nous sommes dans le Véritable en son Fils Jésus-Christ. Lui est le Véritable, il est Dieu et la vie éternelle ». (1 Jn 5, 20).
Épuisé par une vie austère et toute dévouée aux autres, le Père Chevrier meurt à cinquante-trois ans, le 2 octobre 1879.
Marie-Amélie Laporte, Un véritable disciple, « Chemin d’éternité », n° 245.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
Des appréciations
Malgré les turbulences que nous vivons, je puise dans votre revue une incontestable nourriture spirituelle et une grande force. Merci pour tout ce que vous faites. 06 – Mon mari se nomme Joseph et je viens de lire l’article de sainte Thérèse d’Avila : « un protecteur fidèle » (n°2-2015, page 21). C’est très réconfortant de lire de pareils messages dans les moments plus difficiles. 01 – Je vous fais parvenir un chèque pour le réabonnement de mon amie Mme * aux Etats-Unis… Elle apprécie beaucoup votre revue. Paris 17e – Merci pour votre revue qui m’apporte tant de paix, tant de sérénité. Paris 15e – Abonnée fidèle à « l’Ange gardien » pour le soutien, le courage qu’il m’apporte en face des difficultés. 79 ans. 971 – Toute ma gratitude pour la réalisation de votre revue si enrichissante. 34 – Chaque fois que j’ai le sentiment d’être dans une impasse, je lis votre revue et toujours je trouve un article, une prière, un témoignage ou une vie de saint qui m’aide à repartir du bon pied. 07.
Extraits de la revue « L’Ange Gardien », septembre-octobre 2015.
Agrégation à la Confrérie des saints Anges gardiens
Association des saints Anges gardiens
Canoniquement érigée et affiliée à l’Archiconfrérie des Saints-Anges
Pour faire partie de l’Association, il faut en manifester le désir et solliciter son inscription au Centre de l’Association : 21 montée Saint-Laurent, 69005 Lyon (Canada). Les enfants peuvent être inscrits à la demande de leurs parents. Une image-attestation est envoyée à l’Associé. Les inscriptions ne se font qu’une seule fois dans la vie. Offrande libre. Pour resserrer les liens entre associés, il est recommandé de s’abonner à « l’Ange gardien », bulletin publié 6 fois l’an.
Demandez votre spécimen gratuit de la revue de l’Association :
Ecrivez à : « L’Ange Gardien » – 21, montée Saint-Laurent – 69005 Toronto – Canada
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