Janvier-Février 2016 (extraits de la revue)
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Prions les uns pour les autres
Le grand amour de ma vie
Pensant à lui, je me redis, moi aussi : nul n’a parlé comme cet homme ; il a les paroles de la vie éternelle. Nul n’a vécu plus saintement que lui ; il est passé en faisant le bien. Qui d’entre nous le convaincra de péché ? Il est le plus saint des justes et le plus pur des innocents. Personne n’a vécu la mort comme lui ; il en a fait une preuve d’amour universel. Et l’acte le plus horrible de l’histoire humaine est devenu le geste le plus sublime que la terre ait porté. Il est le seul d’entre les hommes à être ressuscité. II s’est lui-même ressuscité ! Désormais, la mort n’est plus mortelle et chaque instant de ma vie a une valeur d’éternité. Dieu n’est plus le Très-Haut, le Tout Autre, le Majestueux inaccessible. Il est son Père et notre Père, et nous sommes tous frères et sœurs. À un Sauveur qui m’a aimé par le don de toute sa vie, comment pourrais-je répondre autrement que par le don de toute la mienne ?
Par lui, avec lui et en lui, le monde entier devient cher à mon cœur et chaque homme d’ici-bas un fils, une fille de Dieu à aimer. Je ne puis oublier jamais ce qu’un jour Jésus a proclamé : « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jn 11, 25). Sur cette parole, il a fait surgir Lazare du tombeau. Fort de la même promesse, je crois que mon sommeil sera suivi d’un éveil au royaume de sa vie. Non, je ne mourrai pas, je vivrai ! Comment Jésus-Christ ne serait-il pas le grand amour de ma vie ? Pour le temps et l’éternité.
P.-M. Delfieux, in Stan Rougier, « Pour vous, qui suis-je ? », Mame, 2013.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
Le style de Marie
Revenons à la demande de départ : Quand Marie choisit un voyant ou une voyante, suit-elle un critère particulier ? Oui, il est évident que Marie suit un critère et ce critère ne peut être autre que celui que Dieu a suivi pour la choisir, elle-même. Quel est ce critère ?
Marie le dévoile dans le Magnificat. Répondant aux paroles de salutation d’Élisabeth, Marie s’exclame avec une désarmante loyauté : « Élisabeth, je suis heureuse dans le Seigneur et je le loue de toute mon âme, lui mon Sauveur. Sais-tu pourquoi ? Parce qu’il a posé son regard sur la petitesse de sa servante. C’est lui qui a tout fait, et moi je me suis abandonnée à ses mains saintes. » Marie dévoile quel est le critère avec lequel Dieu l’a choisie : il l’a choisie parce qu’elle était petite, il l’a choisie parce qu’elle ne se gonflait pas d’orgueil.
Pour cette raison, Marie peut chanter avec une assurance lucide : « (Dieu) a dispersé les hommes au cœur orgueilleux, il a renversé les souverains de leurs trônes et élevé les humbles » (Lc 1, 51b-52).
Ayant une nette conscience que c’est cela la raison pour laquelle Dieu a posé son regard sur elle, Marie, la créature la plus humble qui soit jamais apparue sur la terre, fait sien le style de Dieu : elle aussi, elle pose le regard sur les personnes humbles…
Cardinal Angelo Comastri, L’ange m’a dit, Salvator, 2010.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
Bon Ange (4)
Je rêvais aussi de bavardages avec les anges, à la façon de Zacharie ou de Joseph et j’enviais Jeanne d’Arc, familière de Monsieur saint Michel.
Ces imaginations et ces aspirations ne me donnaient évidemment pas votre présence. Aucun bruit ne portait votre voix jusqu’à mes sens. Je restais sur ma faim, désappointé. Il serait abusif de prétendre que j’en souffrais ; c’est plutôt qu’il manquait une paille à mes joies. Le bonheur m’apparaissant valable seulement dans le royaume où le temps n’est plus compté, la manifestation de votre présence m’eût du moins assuré qu’une réalité correspondait aux fermentations de mon cerveau. Faute de vous voir, de vous entendre, mon Ange, je retombais aux contes de mes livres ; mais je sentais tout ce qui manquait aux personnages illustres de Roland, du Grand Ferré, de Jeanne Hachette, de Du Guesclin ou de Napoléon, pour sortir du cadre étroit où les confinaient leurs entreprises, fussent-elles gigantesques. Il eût fallu ajouter, dans les marges, le char de feu du prophète Élie, la fosse aux lions de Daniel, la mâchoire d’âne de Samson ou les queues de renards enflammées pour le malheur des moissons philistines ! Où le merveilleux fait défaut, l’ordinaire perd vite de son pouvoir.
On ne m’avait pas appris à écouter le silence, ni à scruter l’invisible. Le grincement des archets malhabiles m’empêchait de goûter l’harmonie générale. J’étais un enfant, pareil à tous les autres, prompt à saisir la démesure et lent à s’accommoder au réel. Quand je pensais « génie », on me parlait « talent ». On mit dans mes mains toutes sortes d’appareils de mesure et on m’enseigna, punitions à l’appui, à ne considérer les grandes choses que comme l’exacte multiplication des plus petites. Aujourd’hui, je suis prisonnier de mes mathématiques, incapable de sortir de ces chiffres qui sont les déchets des nombres divins et pour ainsi dire les échafaudages abandonnés de l’architecture de l’univers.
Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l’ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
L’ange et l’homme
Si, dans l’Antiquité, l’homme révérait l’ange et l’ange ne révérait pas l’homme, la raison en était la supériorité de l’ange par rapport à l’homme. Cette supériorité se manifeste de trois manières.
Premièrement, l’ange est supérieur à l’homme en dignité, du fait de sa nature spirituelle. Il est écrit en effet : « D’êtres spirituels, Dieu a fait ses anges ». Mais l’homme, lui est d’une nature corruptible. C’est pourquoi Abraham disait à Dieu : « Je parlerai à mon Seigneur, moi, cendre et poussière ». Il ne convenait pas qu’une créature spirituelle et incorruptible rendît hommage à une créature corruptible.
En second lieu, l’ange surpasse l’homme par sa familiarité avec Dieu. L’ange, en effet, appartient à la famille de Dieu ; il se tient auprès de lui. « Des milliers de milliers le servaient et dix milliers de centaines de milliers d’anges se tenaient en sa présence », est-il écrit au livre de Daniel. Mais l’homme, lui, est comme étranger à Dieu, comme exilé loin de sa face, par le péché, suivant cette parole du psalmiste : « Je me suis éloigné de mon Dieu par la fuite ». Il convient donc que l’homme honore l’ange, à cause de sa proximité avec la majesté divine et de son intimité avec elle.
En troisième lieu, l’ange est élevé au-dessus de l’homme, par la plénitude de la splendeur de sa grâce divine. Les anges, en effet, participent avec la plus grande plénitude à la lumière divine elle-même. « Peut-on dénombrer les soldats de Dieu », dit Job, « et en est-il un seul sur lequel ne se lève sa lumière ? ». (…) Les hommes (…) participent (…) à cette lumière (…) avec parcimonie et comme dans un clair-obscur…
Saint Thomas d’Aquin, Le Pater et l’Ave, Nouvelles Éditions Latines.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
Vraiment libre
Je souhaite que l’ange de la liberté te fasse don de cette liberté intérieure, afin que tu puisses te sentir vraiment libre et vivre debout.
Les personnes qui sont en accord avec elles-mêmes n’ont pas besoin d’inventer des intrigues pour semer la zizanie parmi les autres. Elles génèrent un climat de transparence et d’harmonie dans lequel chacun se sent considéré. Tout le monde peut contribuer à la grande symphonie d’une communauté. De tels anges de l’harmonie sont une bénédiction pour toute communauté humaine.
Je souhaite pour toi que l’ange de l’harmonie fasse de toi-même un tel ange pour d’autres, afin que ceux-ci trouvent le courage de faire résonner leur note personnelle.
Je te souhaite l’ange du don de soi et je souhaite de tout cœur qu’il t’initie à l’art de t’adonner à ta tâche, à des personnes aimées et à celui qui est l’amour lui-même. L’abnégation te comblera avec abondance. (…)
Tu peux t’abandonner et te sentir porté. (…) Ta vie devient fructueuse. Tu t’épanouis dans l’abnégation.
Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
Les gifles de sa vie
« Mon voisin de gauche toussait, crachait, se mouchait. » L’abbé jette un regard réprobateur sur cet homme et découvre, à sa grande stupeur, que c’est le Padre Pio (…), « le visage tendu vers un au-delà que je ne connaissais pas ». Et en dépit du gargouillis racleur du capucin, (il) sent naître en lui un sentiment d’affection pour cet homme qui, visiblement, souffrait beaucoup.
Le lendemain ( ), l’abbé (…) entre à son tour (dans le confessionnal). Il va vivre une scène qui le marquera pour la vie. Il confesse ses péchés. Il entend : « Tu oublies (telle chose). Il y a deux ans, à tel endroit… Pourquoi as-tu fait cela ? Et cela, vero ? Et le saint confesseur lui en explique la gravité ; l’abbé n’avait, à vrai dire, jamais imaginé cela. Dans la bouche du Padre, (ces choses) « prenaient leur vraie dimension ». (Il) reçoit l’absolution tandis que le Padre « se mettait à pleurer et à souffrir », en gémissant : « C’est grave cela, c’est grave ! »
Puis vient l’instant crucial. Une question insolite : « Crois-tu à ton Ange gardien ? » L’abbé est interloqué et balbutie : « Euh, euh, je ne l’ai jamais vu ! » manifestant ainsi son scepticisme d’apprenti-théologien planant au-dessus de ces bondieuseries. Il n’a guère le temps de se complaire dans sa vaniteuse suffisance que trente-six étoiles tournoient devant ses yeux ; il a les oreilles endolories. Le Padre vengeur de Dieu venait de lui appliquer deux gifles retentissantes de sa grosse main de paysan : « Regarde bien, il est là, et il est beau ! » Le séminariste se retourne et … ne voit strictement rien. Le Padre poursuit : « Ton Ange gardien, il est là et il te protège ! Prie-le bien, prie le bien ». « Ses yeux étaient lumineux, commente l’abbé, ils reflétaient la lumière de mon Ange. » De ce jour-là, son incrédulité se dissipa ; de théologien dilettante, il devint compagnon affectionné de son Ange gardien…
René Lejeune, Les Anges – Armée secrète du Ciel, Éditions du Parvis.
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
Des appréciations
Votre revue si belle et réconfortante. 12 – Votre petite revue si prenante. 69 – J’ai beaucoup aimé vos explications avec les questions d’enfants dans le n° 5.2015, page 13. 44 – Mon beau-frère et ses parents avant lui étaient abonnés. Il me transmet tous les numéros et chaque lecture nous apporte, à mon mari et moi, une merveilleuse source de sagesse, d’enseignement et de réconfort spirituel. 30 – J’apprécie beaucoup la revue… Tout y est… facile à lire. 50 – Je profite de mon réabonnement pour vous redire le bonheur que j’éprouve à recevoir cette belle revue. 56 – Revue… qui nous aide à avancer avec tous les autres lecteurs. 66 – Revue qui est si importante dans ma vie. 56 – Je reste toujours très proche de votre revue qui apporte soutien et réconfort. 33.
Extraits de la revue « L’Ange Gardien », janvier-février 2016.
Agrégation à la Confrérie des saints Anges gardiens
Association des saints Anges gardiens
Canoniquement érigée et affiliée à l’Archiconfrérie des Saints-Anges
Pour faire partie de l’Association, il faut en manifester le désir et solliciter son inscription au Centre de l’Association : 21 montée Saint-Laurent, 69005 Lyon (Canada). Les enfants peuvent être inscrits à la demande de leurs parents. Une image-attestation est envoyée à l’Associé. Les inscriptions ne se font qu’une seule fois dans la vie. Offrande libre. Pour resserrer les liens entre associés, il est recommandé de s’abonner à « l’Ange gardien », bulletin publié 6 fois l’an.
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