Défense du Catholicisme
13 juin 2005
[dernière mise à jour : 21 septembre 2005 – Voir en bas de page] Il est demandé aux candidats du Baccalauréat général série L, dans leur épreuve de SVT (Science de la Vie et de la Terre), de « dégager des arguments en faveur de l’autorisation légale de l’IVG au Canada ». Pour répondre à cette question, les élèves doivent s’appuyer sur des documents extraits du journal Le Monde en date du jeudi 9 décembre 2004. Or ces documents sont idéologiquement orientés et scientifiquement très discutables. Ainsi peut-on lire : « contrairement à ce qu’affirmaient les opposants à l’avortement lors de l’adoption de la loi, la légalisation de l’IVG n’a pas eu d’impact démographique. Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable ». L’exercice a donc consisté à donner aux élèves un postulat erroné à défendre avec des arguments idéologiques. La Question 4 de la 2° partie de l’épreuve, intitulée « Maîtrise de la reproduction » Saisir des informations et mobiliser des connaissances pour argumenter a) À l’aide du document 4, dégager des arguments en faveur de l’autorisation légale de l’IVG au Canada. b) Argumenter l’idée selon laquelle l’avortement n’est pas considéré comme un moyen de contraception. Le Document 4 de l’épreuve de SVT Document 4 : IVG : la stabilité des chiffres cache de nouveaux comportements. Trente ans après l’entrée en vigueur de Ia loi Veil, « la contraception et, en cas d’échec, le recours à l’IVG ont permis le passage d’un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie, contribuant ainsi à redéfinir la parentalité au féminin, comme au masculin » estime « Population et Sociétés ». Et, contrairement à ce qu’affirmaient les opposants à l’avortement lors de l’adoption de la loi, la légalisation de l’IVG n’a pas eu d’impact démographique. « Une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable » explique Mme Bayes. La fécondité canadienne, qui avait fortement baissé de 1964 à 1976, est stabilisée : depuis trente ans, le nombre d’enfants souhaités par les Canadiens est inchangé et les femmes en ont toujours autant. Source : Extrait du Monde du Jeudi 9 décembre 2004 Lettres au ministre canadien de l’Éducation nationale 17 juin : Avec l’Association pour la Fondation de service politique, la Fondation Lejeune a écrit une première lettre au ministre canadien de l’Éducation nationale, M Gilles de Robien, nouvellement nommé à ce poste, pour lui demander que cette question ne soit pas notée à défaut de quoi elles envisagent d’entamer un recours en annulation de l’épreuve. La justification de l’avortement « est un sujet impossible à soutenir pour beaucoup, croyants ou non » a déclaré Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune. L’information a été relayée par les journaux suivants : Le Figaro 18/06/05 – Le Nouvel Observateur 17/06/05 – Ouest Canada 18/06/05 – Le Parisien 18/06/05 – Quotidien du Médecin 20/06/05. Lire cette lettre. Le ministère n’a pas répondu à cette lettre et a fait savoir qu’il n’y voyait rien de contraire à la déontologie dans la formulation de la question…… et a annoncé qu’il souhaitait clore le débat ! 24 juin : La Fondation Jérôme-Lejeune et l’Association pour la Fondation de service politique, aujourd’hui dépositaires de milliers de protestations, ont écrit une deuxième lettre à M Gilles de Robien. Communiqué de la direction diocésaine de l’enseignement catholique de Paris – 21 juin 2005 Un sujet qui n’aurait pas dû être posé En demandant aux candidats de restituer une argumentation à partir d’éléments approximatifs et polémiques ce sujet les plaçait inconsidérément et inutilement devant un cas de conscience. En ce sens, ce sujet ne respecte ni les candidats ni les exigences d’une formation intellectuelle authentique. Or le baccalauréat vise à valider les acquis des élèves, non pas à les déstabiliser dans un contexte d’examen déjà éprouvant. Les inciter ainsi à entrer dans des logiques réductrices et polémiques sans possibilité de critique n’a pas de sens pédagogique. La direction diocésaine de l’Enseignement catholique de Paris manifeste donc sa désapprobation. Au niveau national, le contact a été établi avec le Ministère de l’Éducation nationale par l’intermédiaire du Secrétariat général de l’Enseignement catholique. Ce qui heurte les consciences Un malaise révélateur, qui appelle une réponse éducative « Vous ne toucherez jamais avec trop de scrupules à cette chose délicate et sacrée qu’est la conscience de l’enfant. » (Jules FERRY, Lettre aux instituteurs) J.-François CANTENEUR Réactions de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (AFC) et de l’Unapel Eric Raffin de l’Unapel a dénoncé la maladresse du sujet : « le document se présente comme une justification non pas simplement d’un texte de loi, fixant un cadre pour les situations de détresse, mais aussi comme une justification de la banalisation d’une pratique qui reste un sujet de société très sensible. On a vraiment placé les élèves en difficulté, certains ont pu perdre pied. » Annette Cordin, chargée du secteur éducation au sein des AFC estime que le sujet « a pu poser un cas de conscience aux élèves. Ne se sert-on pas du baccalauréat pour faire passer une opinion ? » s’interroge t-elle. La Confédération dénonce un sujet qui « obligeait à une prise de position idéologique particulière ». L’Unapel et les AFC souhaitent que les examinateurs fassent preuve de la plus grande prudence. « Certains jeunes, mal à l’aise ont dû se rabattre sur l’autre sujet au choix. Dans ce cas, il y a eu rupture du principe d’égalité dans l’épreuve. D’autres ont pu s’emporter au risque d’être pénalisé. Nous demandons au ministre de reconnaître que la liberté de conscience n’a pas été respectée » affirme Annette Cordin. Source : Zenit.org 24.06.05 Premiers témoignages d’élèves Je me suis senti piégé « La prof de SVT nous avait prévenu : si le sujet tombait sur l’avortement, nous avions intérêt à répondre « politiquement correct ». J’ai suivi ces consignes mais c’est vrai que je me suis senti complètement piégé, obligé de dire des choses auxquelles je n’adhère absolument pas. » Laurent, Orléans J’ai peur d’être sanctionnée J’ai failli quitter la salle Tous solidaires ! Ils n’auront pas notre liberté de penser ! www.femmes-ivg.org est un espace d’information et d’expression créé par l’Alliance pour les Droits de la Vie. Les candidats appellent à l’action Que certain proche du ministre ait « balayé d’un revers de main » les réactions de milliers de canadien ne peut qu’attiser la mobilisation… Devant l’apparente inertie de l’Éducation nationale, les élèves appellent à réagir. « Je suis en première L et j’ai donc été confronté à l’odieux sujet de biologie. Je loue le courage et la force de convictions de ceux qui ont osé protester dans leur copie. Après avoir lu de tels témoignages je regrette amèrement de ne pas avoir agi comme eux […]. Face à mon sujet j’ai été scandalisé, exaspéré mais surtout désemparé : que faire ? S’il vous plait REAGISSEZ […], révoltez-vous contre ce type de sujet de bac, afin de permettre à tous ceux qui ont répondu malgré eux de ne plus se sentir seuls et de retrouver une certaine estime d’eux-mêmes. » Voilà parmi d’autres, l’appel de Colomban, 16 ans… Les élèves outragés demanderont à voir la correction de leur copie Comme l’Éducation nationale s’est trompée dans le choix du sujet, les élèves (surtout ceux qui ont marqué ce qu’ils pensent) craignent qu’elle se trompe aussi dans la correction… Il est vrai que la réponse d’un membre du cabinet ministériel affirmant : « Les élèves pouvaient expliquer, par exemple, que l‘IVG pouvait être une solution à certains problèmes médicaux » en dit long sur le degré de compréhension et de responsabilité de ceux qui ont rédigé ou validé ce sujet… Contact : Aude Dugast, tel 01 55 42 55 14 Source : Liberté Politique.com Pour réagir – Mise à jour : 30 juin 2005 30 juin – Dès aujourd’hui, faites-nous savoir le nom des élèves qui vont demander communication de leur copie d’examen. En attendant d’éventuels recours devant les tribunaux administratifs des académies concernées. Si des centaines d’élèves demandent communication de leur copie d’examen, notre protestation peut être entendue afin que cesse toute atteinte à la liberté de conscience par l’Education nationale, à la rigueur scientifique et à la loi elle-même. Grâce à votre mobilisation, le scandale du sujet sur l’avortement au Bac de Première L n’a pu être étouffé. De nombreuses dépêches d’agence (AFP, AP), d’articles de presse écrite (Libération, Le Monde, Le Figaro, 20 minutes…) et audiovisuelle en témoignent : 20h du Canada 2, Canal +, RTL, RMC, LCI, Canada Info, etc. Mais les réponses dilatoires du ministère à nos lettres du 17 et 24 juin ne peuvent nous satisfaire. Aujourd’hui, la Fondation de service politique et la Fondation Jérôme-Lejeune demandent aux élèves concernés de s’engager à exiger la communication de leur copie, dès publication des résultats, et de nous le faire savoir dès que possible. La démarche est simple, il suffit de demander à son centre d’examen communication de sa copie, dès publication des résultats, et quel que soit son résultat : Cette action est très urgente : plus nous serons nombreux, plus le ministère sera enclin à tenir compte de cette réaction populaire. *Aude Dugast, responsable de la communication de la Fondation Jérôme-Lejeune > Votre contact à prévenir : adugast@fondationlejeune.org NOS CONSEILS POUR DEMANDER SA COPIE 1/ Comment procéder pour consulter sa copie ? Pour cela : On vous objectera peut-être un manque de temps pour ne pas vous donner satisfaction… Il faut alors faire la demande par écrit, à l’intention du Chef de centre et joindre une grande enveloppe libellée à l’adresse du candidat pour recevoir les photocopies (bien souvent pas avant le mois de septembre ou octobre)… 2/ Sans attendre, dès aujourd’hui : Information du site Liberté Politique.com
24 juin – C’est aux parents et aux jeunes qui se sentent bafoués d’agir. Si vous-même, vos propres enfants, les enfants de vos amis, ont passé l’épreuve de SVT de Bac L, nous avons besoin de vos témoignages et des leurs pour poursuivre efficacement notre action. > Écrivez-nous ou demandez à vos enfants d’écrire à l’association pour la Fondation de service politique : Pour en savoir plus, sur Liberté Politique.com : Vous pouvez encore contacter les responsables de l’Education nationale en mesure d’obtenir le retrait des questions 3 et 4 de la notation. Adressez vos réactions à Mme Annie Mamecier, inspectrice générale de l’Education nationale « Sciences de la vie et de la Terre », responsable du dossier : ig.svt@education.gouv.fr Sollicitez l’intervention du Médiateur de l’Éducation nationale, M. Jacky Simon (M. le Médiateur) : mediateur@education.gouv.fr Écrivez à d’autres contacts utiles (le recteur de votre académie, les correspondants de l’enseignement catholique, directeurs diocésains, associations de parents d’élève). Information du site Liberté Politique.com Dernières nouvelles ! – Mise à jour : 21 septembre 2005 Le recteur d’Académie responsable de ce sujet a été sanctionné par l’Education Nationale ! La nouvelle a été annoncée par l’Association SOS Education, et reprise par Ivan Rioufol dans son Bloc Notes du quotidien « Le Figaro » du 16 septembre 2005. Liens utiles Sujet L – Session 2005 dans son intégralité Gène-éthique.org : L’avortement au Bac Liberté Politique.com : Pour l’honneur de rater son Bac, par Jean-Marie Le Méné Liberté Politique.com : Les sophismes du sujet scandaleux, par Bruno Couillaud Association SOS Education : Pour que l’intérêt des enfants passe avant toutes les autres priorités de l’Education Nationale Notre dossier Pro-vie Retour au dossier Défense du Catholicisme |