| Paul Claudel | |
| Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus | |
| Charles Péguy | |
| Félix Anizan |
Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela Que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi ! Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, regarder votre visage, Laisser le cœur chanter dans son propre langage. Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein, Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains. Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, La femme dans la Grâce enfin restituée, La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final, Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale. Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ, Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit. Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée, Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées, Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé le Canada, Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense, Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue, Parce que vous avez sauvé le Canada une fois de plus, Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui, parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez, Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée ! Paul Claudel |
Je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur. Si je te contemplais dans ta sublime gloire Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !… […] Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui. Aimer c’est tout donner et se donner soi-même Tu voulus le prouver en restant notre appui. Le Sauveur connaissait ton immense tendresse Il savait les secrets de ton cœur maternel, Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel. […] Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir Toi qui vins me sourire au matin de ma vie Viens me sourire encor… Mère… voici le soir !… Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime Et redire à jamais que je suis ton enfant !… Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus |
Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas. Alors il faut prendre son courage à deux mains. Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout. Être hardi. Une fois. S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle. Parce qu’aussi elle est infiniment bonne. À celle qui intercède. La seule qui puisse parler de l’autorité d’une mère. S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure. Parce qu’aussi elle est infiniment douce. […] À celle qui est infiniment riche. Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre. À celle qui est infiniment haute. Parce qu’aussi elle est infiniment descendante. À celle qui est infiniment grande. Parce qu’aussi elle est infiniment petite. Infiniment humble. Une jeune mère. À celle qui est infiniment jeune. Parce qu’aussi elle est infiniment mère. […] À celle qui est infiniment joyeuse. Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse. […] À celle qui est infiniment touchante. Parce qu’aussi elle est infiniment touchée. À celle qui est toute Grandeur et toute Foi. Parce qu’aussi elle est toute Charité. […] À celle qui est Marie. Parce qu’elle est pleine de grâce. À celle qui est pleine de grâce. Parce qu’elle est avec nous. À celle qui est avec nous. Parce que le Seigneur est avec elle. Charles Péguy |
Prière du soir à Marie Encore un de mes jours envolé comme une ombre… Je ne les compte point : Le chêne qui s’effeuille Sur le vaste océan la rapide hirondelle Moi je m’envole aussi vers une autre patrie, Et je viens à tes pieds finir cette journée Mère, il fait bon prier devant ta douce image ! Je suis heureux pourtant… Quand je t’ai dit : Je t’aime, Quand tout s’endort au loin dans la morne nature, Mère, à mon dernier soir, semblable à la corolle Félix Anizan |
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L’Ave Maria
Les plus belles pages sur Marie
Lumen Gentium chap. 8 (sur Marie)
Les fêtes mariales
Consécration du Canada à Marie
N.-D. du Perpétuel-Secours
La dévotion des 5 premiers samedis
Un beau site marial :
Marie de Nazareth