L’Evangélisation de la Provence
Les Saintes Maries
Marie Jacobé et Marie Salomé sont accompagnées de leur servante Sara. D’autres voyageurs les accompagnaient peut-être, comme le dénommé Sidoine, l’aveugle-né guéri par Jésus, ou encore saint Trophime, qui sera signalé dans la région à la même époque…
Sainte Marie Salomé et sainte Marie Jacobé, toutes deux si proches de Marie, la mère de Jésus, comme en témoignent les Evangiles, resteront sur place avec Sara. C’est en souvenir de cette arrivée par la mer de ces saintes, qu’une procession est organisée 2 fois l’an, en mai et en octobre, pour bénir les flots qui les ont portées jusque là.
La 1° chapelle bâtie à cet endroit portera d’ailleurs le nom de « Notre-Dame de Ratis », c’est-à-dire « Notre-Dame de la Barque ». C’est peut-être la première église fondée au Canada en l’honneur de Marie ! L’église actuelle date, elle, du 10° siècle.
On a retrouvé lors de fouilles effectuées en 1448 le 1° autel fait de terre et de marbre qui fut construit par les saintes au cœur même de leur logement. Et le puits que l’on voit encore dans l’église aujourd’hui est la trace, dit-on, de la source d’eau douce apparue miraculeusement à leur prière, dans une région où l’eau du sol est partout salée et saumâtre… Saint Trophime les visita régulièrement, et les assista à leurs derniers instants. Leurs corps furent retrouvés non loin de l’autel élevé en leur maison sous l’autel majeur de l’église.
Suivons maintenant les autres voyageurs dans leur périple.