Rep�res biographiquesBeno�t XVI (Joseph Ratzinger) est n� le 16 avril 1927 (Allemagne). Son p�re �tait Commissaire de gendarmerie. Apr�s son adolescence, il fut enr�l� dans les auxiliaires de la d�fense anti-a�rienne � la fin de la seconde Guerre mondiale. Entre 1946 et 1951, ann�e de son ordination sacerdotale, il �tudia la philosophie et la th�ologie pr�s l’Universit� de Munich. Il obtint son doctorat en th�ologie en 1953 : « Peuple et Maison de Dieu dans la Doctrine de l’Eglise selon saint Augustin », qui fut compl�t� en 1957 par la soutenance de la th�se intitul�e : « La th�ologie de l’histoire selon saint Bonaventure ».
Professeur en dogmatique et th�ologie fondamentale, il acquit une notori�t� internationale comme Consulteur th�ologique de l’Archev�que de Cologne, le Cardinal Joseph Frings, durant le Concile Vatican II, auquel il participa activement.
Le 24 mars 1977 Paul VI le nommait Archev�que de M�nchen-Freising. Il fut cr�� Cardinal le 27 juin 1977 par le m�me Pape.
Le 25 novembre 1981, Jean-Paul II l’a nomm� Pr�fet de la Congr�gation pour la Doctrine de la Foi ; Pr�sident de la Commission pontificale Biblique et de la Commission pontificale Th�ologique internationale.
Il a �t� Pr�sident de la Commission pour la Pr�paration du Cat�chisme de l’Eglise catholique (1986-1992).
Il �tait Membre du Conseil de la Secr�tairerie d’Etat ; des Congr�gations pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements ; pour les Ev�ques ; pour l’Evang�lisation des Peuples ; pour l’Education catholique ; du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unit� des Chr�tiens ; des Commissions pontificales pour l’Am�rique latine ; Ecclesia Dei.
Extraits de l’Osservatore Romano
Biographies : Site du Vatican – Conf�rence des Ev�ques du Canada (CEF)
Mardi 19 avril 2005, 17h50 …� Chers fr�res et soeurs, apr�s le grand pape Jean-Paul II, les cardinaux m’ont �lu, moi un simple, humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Le fait que le Seigneur sache travailler et agir �galement avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets � vos pri�res, dans la joie du Christ ressuscit�, confiant en Son aide constante. Nous allons de l’avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Tr�s Sainte M�re, est de notre c�t�. �
Son nom� Je fais l’exp�rience dans mon �me de sentiments contrastants en ces jours de d�but de mon minist�re p�trinien : �tonnement et gratitude envers Dieu, qui m’a surpris le premier en m’appelant � succ�der � l’Ap�tre Pierre ; inqui�tude int�rieure face � l’immensit� de la t�che et des responsabilit�s qui m’ont �t� confi�es. La certitude de l’aide de Dieu, de sa Tr�s Sainte M�re, la Vierge Marie et des saints Protecteurs, me donne cependant s�r�nit� et joie ; je suis �galement soutenu par la proximit� spirituelle de tout le peuple de Dieu auquel, comme j’ai eu l’occasion de le r�p�ter dimanche dernier, je continue � demander de m’accompagner par une pri�re incessante.
Apr�s la pieuse disparition de mon v�n�r� pr�d�cesseur Jean-Paul II, je reprends aujourd’hui les traditionnelles audiences g�n�rales du mercredi. En cette premi�re rencontre, je voudrais tout d’abord m’arr�ter sur le nom que j’ai choisi en devenant Ev�que de Rome et Pasteur universel de l’Eglise. J’ai voulu m’appeler Beno�t XVI pour me rattacher en esprit au v�n�r� Pontife Beno�t XV, qui a guid� l’Eglise au cours d’une p�riode tourment�e en raison du premier conflit mondial.
Il fut un courageux et authentique proph�te de paix et se prodigua avec un courage inlassable, tout d’abord pour �viter le drame de la guerre, puis pour en limiter les cons�quences n�fastes. C’est sur ses traces que je d�sire placer mon minist�re au service de la r�conciliation et de l’harmonie entre les hommes et les peuples, profond�ment convaincu que le grand bien de la paix est tout d’abord un don de Dieu, un don fragile et pr�cieux � invoquer, � prot�ger et � �difier jour apr�s jour avec la contribution de tous.
Le nom de Beno�t �voque, en outre, la figure extraordinaire du grand « Patriarche du monachisme occidental », saint Beno�t de Nursie, co-patron de l’Europe avec les saints Cyrille et M�thode. L’expansion progressive de l’Ordre b�n�dictin qu’il fonda a exerc� une profonde influence sur la diffusion du christianisme dans tout le continent. Saint Beno�t […] constitue un point de r�f�rence fondamental pour l’unit� de l’Europe et un rappel puissant des incontournables racines chr�tiennes de sa culture et de sa civilisation.
De ce P�re du monachisme occidental, nous connaissons la recommandation laiss�e aux moines dans sa R�gle : « Ne rien mettre absolument au-dessus du Christ » (R�gle 72, 11; cf. 4, 21). Au d�but de mon service comme Successeur de Pierre, je demande � saint Beno�t de nous aider � garder fermement le Christ au centre de notre vie. Qu’il soit toujours � la premi�re place dans nos pens�es et dans chacune de nos activit�s ! �
Extrait de l’allocution lors de l’audience g�n�rale du 27 avril 2005.
Son blasonLe blason de Beno�t XVI supprime la tiare : il est surmont� de la mitre papale, au sommet de forme triangulaire, et est orn� du pallium m�tropolite, qui a pris une si grande place (voir ci-dessous) dans l’inauguration de son pontificat, le dimanche 24 avril.
Tous les autres symboles figuraient sur le blason de son �piscopat � Munich et Freising :
– A gauche se trouve le « Maure de Freising », une t�te d’Ethiopien couronn�e qui figure depuis 1316 sur les blasons de l’�v�ch�-principaut� de Freising.
� Sur les armoiries des �v�ques de Freising figure depuis environ mille ans le Maure couronn� : on ne sait pas bien ce qu’il signifie. Pour moi, il exprime l’universalit� de l’Eglise, sans acception de personne, ni de race ni de classe, car nous sommes tous « un » dans le Christ (Galates 3, 28). �
– Au centre du blason est repr�sent�e une coquille Saint-Jacques.
� J’ai choisi la coquille, car elle est d’abord signe de notre p�lerinage, de notre marche : « Nous n’avons pas de cit� permanente sur le terre ». Mais elle me rappelait aussi une l�gende selon laquelle saint Augustin, m�ditant sur le myst�re de la Sainte Trinit�, vit un enfant sur la plage jouer avec un coquillage, � l’aide duquel il essayait de puiser l’eau de la mer dans un trou. Et cette parole lui aurait �t� donn�e : il est plus difficile � ton intelligence d’appr�hender le myst�re divin que de transvaser la mer enti�re dans un petit trou. Ainsi la coquille me rappelle mon grand ma�tre saint Augustin, mes travaux de th�ologie et la grandeur du myst�re qui d�passe toute science. �
– A droite figure l’ours de Saint Corbinian, l’�v�que de Freising (680-730 apr�s J.C.).
Joseph Ratzinger raconte la l�gende du saint : � Un ours d�vora le cheval du saint �v�que en route pour Rome. L’ours dut porter le chargement du cheval. � Le cardinal rapproche cette l�gende de l’interpr�tation que saint Augustin fait d’un verset de psaume : � Il avait choisi la vie de chercheur et avait �t� destin� par Dieu � �tre une « b�te de somme », un bœuf docile qui tire la charrue de Dieu en ce monde. �
� L’ours qui rempla�a le cheval – ou plut�t le mulet – de saint Corbinien et fut charg� de son fardeau, qui devint sa b�te de somme (contre son gr�), n’est-il pas l’image de ce que je dois faire et de ce que je suis ? Je suis devenu ton mulet charg� de ton joug, et c’est ainsi que je suis tout pr�s de Toi pour toujours. �
� On raconte qu’� son arriv�e � Rome Corbinien remit l’ours en libert�. Qu’il soit all� dans les Abruzzes ou retourn� dans les Alpes, cela n’int�resse pas la l�gende. Quant � moi j’ai, entre-temps, fait mes valises pour Rome et depuis longtemps je marche, mes valises � la main, dans les rues de la Ville �ternelle. J’ignore quand on me donnera cong�, mais je sais que cela vaut pour moi aussi : « Je suis devenu ta b�te de somme ; et c’est justement ce que je suis aupr�s de Toi ». �
Extraits de « Ma vie, souvenirs (1927-1977) », �dit� en 1997.
Sa devise : « Coop�rateur de la v�rit� »� J’ai choisi pour devise �piscopale la parole extraite de la troisi�me lettre de saint Jean : « Coop�rateurs de la v�rit� », premi�rement parce que cela me paraissait faire le lien entre ma t�che pr�c�dente et ma nouvelle mission. Toute proportion gard�e, il s’agit bien toujours de la m�me chose : rechercher la V�rit�, se mettre � son service. Et, deuxi�mement, parce que dans le monde actuel, la question de la V�rit� a presque disparu, qu’elle para�t d�passer l’homme, et que sans elle tout dispara�t, cette devise me sembla moderne dans le bon sens du terme. �
Extraits de « Ma vie, souvenirs (1927-1977) », �dit� en 1997.
Les 2 signes du minist�re p�trinienLe Pallium : � Ce signe tr�s ancien… peut �tre consid�r� comme une image du joug du Christ, que l’�v�que de cette ville, le Serviteur des Serviteurs de Dieu, prend sur ses �paules. Le joug de Dieu est la volont� de Dieu, que nous accueillons. (…) En r�alit�, le symbolisme du pallium est encore plus concret : la laine d’agneau entend repr�senter la brebis perdue ou celle qui est malade et celle qui est faible, que le pasteur met sur ses �paules et qu’il conduit aux sources de la vie. (…) Il est le bon pasteur, qui donne sa vie pour ses brebis… �
L’Anneau du p�cheur : � Pour le poisson, cr�� pour l’eau, �tre sorti de l’eau entra�ne la mort. (…) Mais dans la mission du p�cheur d’hommes, c’est le contraire qui survient. Nous, les hommes, nous vivons ali�n�s, dans les eaux sal�es de la souffrance et de la mort ; dans un oc�an d’obscurit�, sans lumi�re. Le filet de l’�vangile nous tire hors des eaux de la mort et nous introduit dans la splendeur de la lumi�re de Dieu, dans la vraie vie. La t�che du pasteur, du p�cheur d’hommes, peut souvent appara�tre p�nible. Mais elle est belle et grande, parce qu’en d�finitive elle est un service rendu � la joie, � la joie de Dieu qui veut faire son entr�e dans le monde. �
Extrait de l’hom�lie du dimanche 24 avril 2005.
Son programme� Mon v�ritable programme de gouvernement est de ne pas faire ma volont�, de ne pas poursuivre mes id�es, mais, avec toute l’�glise, de me mettre � l’�coute de la parole et de la volont� du Seigneur, et de me laisser guider par lui, de mani�re que ce soit lui-m�me qui guide l’�glise en cette heure de notre histoire. �
Extrait de l’hom�lie du dimanche 24 avril 2005.
L’ann�e de l’Eucharistie� De mani�re extr�mement significative, mon pontificat commence alors que l’Eglise vit l’Ann�e sp�ciale consacr�e � l’Eucharistie. Comment ne pas voir dans cette co�ncidence providentielle un �l�ment qui doit caract�riser le minist�re auquel je suis appel� ? L’Eucharistie, cœur de la vie chr�tienne et source de la mission �vang�lisatrice de l’Eglise, ne peut que constituer le centre permanent et la source du service p�trinien qui m’a �t� confi�.
L’Eucharistie rend constamment pr�sent le Christ ressuscit� qui continue de se donner � nous, nous appelant � participer au banquet de son Corps et de son Sang. C’est de la pleine communion avec Lui que na�t tout autre �l�ment de la vie de l’Eglise, en premier lieu la communion entre tous les fid�les, l’engagement d’annoncer et de t�moigner de l’Evangile, l’ardeur de la charit� envers tous, sp�cialement envers les pauvres et les petits.
Cette ann�e, par cons�quent, l’on devra accorder une importance particuli�re � la c�l�bration de la solennit� du Corpus Domini. L’Eucharistie se trouvera ensuite, en ao�t, au centre de la Journ�e mondiale de la Jeunesse � Cologne et, en octobre, de l’Assembl�e ordinaire du Synode des �v�ques qui aura pour th�me : « l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise ». Je demande � tous d’intensifier dans les mois � venir l’amour et la d�votion � J�sus Eucharistie et d’exprimer de fa�on courageuse et claire la foi dans la pr�sence r�elle du Seigneur, en particulier � travers le caract�re solennel et digne des c�l�brations. �
Extrait de l’hom�lie de sa 1� Messe en la chapelle Sixtine, le 20 avril 2005.
Appel � la pri�re� Chers amis – en ce moment je peux seulement dire : priez pour moi, pour que j’apprenne toujours plus � aimer le Seigneur. Priez pour moi, pour que j’apprenne � aimer toujours plus son troupeau – vous tous, la Sainte �glise, chacun de vous personnellement et vous tous ensemble. Priez pour moi, afin que je ne me d�robe pas, par peur, devant les loups. Priez les uns pour les autres, pour que le Seigneur nous porte et que nous apprenions � nous porter les uns les autres. �
Extrait de l’hom�lie du dimanche 24 avril 2005.
Messages et hom�lies