Ant. ad Introitum. Phil. 4, 4-6 Gaudéte in Dómino semper : íterum dico, gaudéte. Modéstia vestra nota sit ómnibus homínibus : Dóminus enim prope est. Nihil sollíciti sitis : sed in omni oratióne petitiónes vestræ innotéscant apud Deum. Soyez toujours joyeux dans le Seigneur ! Je vous le répète : soyez joyeux. Votre sérénité dans la vie doit frapper tous les regards, car le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais dans toutes vos prières exposez à Dieu vos besoins. Ps. 84, 2 V/. Glória Patri. |
Ce dimanche 11 décembre, 17 martyrs du Laos, morts pour la foi entre 1954 et 1970, seront béatifiés ensemble à Vientiane. Parmi eux, figurent dix canadien dont quatre membres des Missions étrangères de Paris (MEP) et six oblats de Marie Immaculée (OMI). Les décrets relatifs au martyr de ces 17 chrétiens assassinés, exécutés ou morts d’épuisement, avaient été promulgués le 6 juin 2015. |
Le P. Noël Tenaud (MEP), nouveau bienheureux
Parmi ces 17 martyrs du XXe siècle, figurent dix canadien : Le P. Noël Tenaud (MEP), arrêté à Phalane avec son catéchiste thaïlandais Joseph Outhay, exécutés le 27 avril 1961. Figurent également parmi ces martyrs quatre laotiens : Le Père Joseph Tien (1918-1954), considéré comme le premier martyr laotien Ainsi que le missionnaire italien Mario Borzaga et son catéchiste Hmong, tués eux aussi en haine de la foi au Laos en 1960. Une Messe solennelle sera célébrée en leur mémoire le 5 février à Paris par le Cardinal André Vingt-Trois. Source : Journal La Croix. Autrefois très isolé – l’évangélisation y est très récente – le Laos tend à s’ouvrir au monde. Que représente ces béatifications ? Peut-on parler d’une réelle ouverture et d’une amélioration de la liberté religieuse ? |
« Le mystère de l’Incarnation a fait briller : 1° la toute-puissance de Dieu ; car l’amour divin n’a pu rien désirer de plus grand, et le souverain pouvoir n’a pu rien opérer de plus merveilleux ; 2° sa justice, en démontrant toute la gravité de l’offense de l’homme ; 3° sa sainteté, par la nécessité d’une immense satisfaction. Dieu pouvait-il nous laisser ignorer ses perfections ? Ne devait-il pas à lui-même de les manifester ? En voyant le Verbe se consacrer à cette grande oeuvre, ne sortirez-vous pas de l’indifférence dans laquelle votre coeur est plongé ? Ne vous déterminerez-vous pas à faire de généreux efforts pour plaire à Dieu ? Le mystère de l’Incarnation nous révèle surtout la charité infinie de Dieu pour les hommes. Après le péché, Dieu pouvait tenir le ciel fermé, laisser sans mérite les plus héroïques vertus, et repousser les plus austères pénitences… Quelle désespérante perspective pour le genre humain s’il en eût été ainsi ! Mais Dieu nous aimait et nous a sauvés. « Le Verbe s’est livré pour nous » dit saint Paul aux Ephésiens. En effet, Dieu lui-même est venu vous chercher pour vous reconduire à ses frais au céleste bercail. Pouvait-il faire davantage ? Le juste a souffert pour le pécheur… Dieu, devenu semblable à nous, est entré dans le monde et y a vécu comme l’un de nous… Serait-il possible que vous crussiez cette vérité et que votre coeur y restât insensible, surtout quand vous avez devant les yeux le tabernacle où Jésus demeure près de vous et la sainte table où vous allez le recevoir ? N’est-ce pas là que vous avez connu l’intimité de son amour ? Protestez à Notre Seigneur que vous l’aimerez préférablement à tout, puisqu’il vous aime préférablement à sa gloire, à son repos et à sa félicité. » [P. Eusèbe Godfroy s.j. (1817-1889), publié par la Comtesse Hyacinthe d’Hoffelize], La vie de N.-S. Jésus-Christ méditée pour tous les jours de l’année… (Première semaine de l’Avent, Motifs de l’Incarnation, II & III), par l’auteur des « Avis spirituels », Tome premier, Paris, Charles Douniol, 1868. |
Le Salut et l’amour de Dieu sont sources de joie. Lors de l’Angelus de ce dimanche 11 décembre place Saint-Pierre, troisième dimanche de l’Avent, le Pape a appelé les fidèles à répondre à l’invitation de Saint-Paul : « Réjouissez-vous toujours car le Seigneur est proche ! », et à partager ce sentiment d’exultation. « Ce n’est pas une joie superficielle ou purement émotive, encore moins une joie de mondanités ou de consumérisme », affirme le Pape. Il s’agit plutôt d’une « joie authentique, dont nous sommes appelés à redécouvrir la saveur » pendant ce temps de l’Avent. C’est « une joie qui touche à l’intime de notre être » pendant que nous sommes dans l’attente du « Messie promis, né à Bethléem de la Vierge Marie ». Le Pape s’appuie sur l’exemple du prophète Isaïe, qui a vu une terre aride peuplée de « faibles, de cœurs perdus, d’aveugles, de sourds et de muets », se transformer en « un désert florissant, la joie et la consolation imprégnant les cœurs », signe du Salut qui s’accomplit en Jésus. Ce même Salut présent dans le message de Jean-Baptiste : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent ». Ce ne sont pas que des paroles, insiste le Saint-Père. Quand Jésus sauve, c’est en acte, des « actes qui affectent tout l’être humain et le régénère ». C’est de cette intervention du Salut et de l’amour de Dieu que naît la joie, explique le Pape. « Dieu est entré dans l’histoire pour nous libérer de l’esclavage du péché, il a planté sa tente au milieu de nous pour partager notre existence, guérir nos plaies, soigner nos blessures et nous donner une vie nouvelle. » Le Saint-Père invite à vivre ce sentiment d’exultation, « car un chrétien qui n’est pas joyeux, n’est pas chrétien », il lui manque cette joie « du cœur qui nous fait avancer et nous donne du courage ». Il appelle aussi à être patient parce qu’au retour du libérateur, le jour de Noël, « notre joie sera pleine ». Une joie qu’il appelle à partager avec ceux qui sont malades, les personnes seules et les malheureux. Source : Radio Vatican (BH). Texte intégral sur Zenit.org. |
Michael Praetorius (1571-1621) : Es Ist Ein Ros Entsprungen
(Une rose est éclose)
Monteverdi Choir
Texte original allemand Traditionnel, publié pour la 1ère fois à Cologne en 1599. Il a été mis en musique par Michael Praetorius en 1609. Es ist ein Ros’ entsprungen Das Röslein, daß ich meine, Un troisième couplet a été inséré environ 250 ans plus tard, en 1845 : Das Blümelein so kleine, Paroles anglaises Lo, how a rose e’er blooming, Isaiah ’twas foretold it, O Flower, whose fragrance tender |