Introduction

Pourquoi ce dossier ?

Fondements scripturaires

Textes bibliques de r�f�rence

R�sum� historique et th�ologique

Ere Patristique
1000-1250
1250-1350
XIV� au XVII�
… � nos jours

Chronologie d�taill�e et textes essentiels

1000-1250
1250-1350
1350-1600
1600-1690
1690-1789
1789-1870
… � nos jours

Annexes

La Cie de J�sus
Le Jans�nisme
1789-1814
Voeu national
1879-1907
Liste des Papes

Biographies

1000-1250
1250-1350
1350-1600
1600-1690
1690-1789
1789-1870
… � nos jours

Congr�gations et Instituts

Liste d�taill�e

Confr�ries et Associations

Liste d�taill�e

Pri�res et Litanies

Pri�res
Actes d’offrande
Amendes honorables
Cons�crations
Neuvaines – Chapelets
Litanies
Les Promesses
Cantiques

Iconographie

Quelques rep�res

Bibliographie

Livres consult�s

Exposition

Photographies


Pri�res


Pri�res au Sacr�-Coeur de J�sus

Pri�re de sainte Mechtilde (1241-1298)



O tr�s doux C�ur de J�sus, m�lodieux instrument de la Sainte Trinit�, je vous salue.

O C�ur tr�s aimant, pr�cieux tr�sor o� sont renferm�es toutes les richesses des cieux, je vous salue ! Mille et mille fois je b�nis et r�v�re votre bont�, parce que vous �tes la source de toute gr�ce et de toute mis�ricorde.

O divin C�ur de J�sus, soyez b�ni ! C’est de vous qu’ont jailli et que jailliront les dons du ciel dans ces �mes pures et saintes que si souvent vous avez arros�es et enivr�es de vos d�lices.

O C�ur de J�sus, C�ur si digne d’�tre aim�, je veux ensevelir dans les profondeurs de votre mis�ricorde le lourd fardeau de mes n�gligences et de mes iniquit�s ! Je veux offrir mes travaux, mes angoisses et mes mis�res ; je vous recommande ma vie et la fin de mes jours.

O C�ur de J�sus, si suave, si doux et parfaitement aimable, offrez-vous comme une victime d’agr�able odeur, en holocauste de suavit�, sur l’autel d’or de notre r�conciliation ; et tirez de votre pl�nitude de quoi suppl�er � l’insuffisance de nos actes r�parateurs.

Et vous, Trinit� adorable, je vous loue, je vous glorifie et je vous b�nis pour toutes les pr�rogatives dont vous avez combl� le tr�s Saint C�ur de J�sus ; je vous l’offre respectueusement avec toutes ses excellences, et je vous supplie de r�parer tout le mal que j’ai commis, tout le bien que j’ai n�glig� de faire.

J�sus, mon Dieu, je vous aime par-dessus tout. Amen.

Pri�re cit�e par Dom Bernardin, L’Abeille Mystique, Paris, la Diffusion Scientifique, 1988.



Je loue, je b�nis, je glorifie, je salue le tr�s doux et tr�s bon C�ur de J�sus-Christ, mon tr�s fid�le ami ; je vous remercie (� J�sus), de la vigilance avec laquelle vous m’avez gard� cette nuit, et continuellement, � ma place, rendu au P�re, les louanges, les actions de gr�ce, tout ce que je lui devais. Et maintenant, � mon unique ami, je vous offre mon c�ur comme une rose printani�re ; que sa gr�ce, tout le jour, attire vos yeux, que son parfum embaume votre C�ur.

Pri�re cit�e par A. Hamon, Histoire de la d�votion au Sacr�-C�ur, Paris, Beauchesne, 1925.

Pri�res de sainte Gertrude (1256-1302)

Je vous salue, � C�ur sacr� de J�sus, source vive et vivifiante de la vie �ternelle, tr�sor infini de la Divinit�, fournaise ardente du divin amour. Vous �tes mon asile et le lieu de mon repos. O mon divin Sauveur, embrasez mon c�ur de l’ardent amour dont le v�tre est tout enflamm�. R�pandez dans mon c�ur les grandes gr�ces dont le v�tre est la source et faites que mon c�ur soit tellement uni au v�tre que votre volont� soit la mienne et que la mienne soit �ternellement conforme � la v�tre, puisque je d�sire d�sormais que votre sainte volont� soit la r�gle de tous mes d�sirs et de toutes mes actions.

Pri�re extraite du H�raut de l’Amour divin.

Seigneur bien-aim�, cachez-moi dans la blessure de votre C�ur tr�s bon, loin de tout ce qui n’est pas vous. B�nissez-moi, tr�s doux J�sus, et ayez piti� de moi, selon la bont� de votre C�ur tr�s aimant. Tr�s doux J�sus, je vous offre toute ma personne en sacrifice, � vous le seul que j’aime. En vous je veux vivre sans cesse. Formez mon c�ur � l’image du v�tre, afin que je m�rite de vous �tre agr�able en toutes mes d�marches.



Pri�re extraite des Exercices spirituels.



O Amour, ton ardeur digne d’un Dieu m’a ouvert l’entr�e du tendre C�ur de mon J�sus. O C�ur rempli de mansu�tude ! O C�ur d’o� la compassion d�borde ! O C�ur o� surabonde la charit� ! O C�ur qui distille, comme une ros�e, la suavit� et la mis�ricorde, donnezmoi de mourir de tendresse et d’amour pour vous ! O C�ur bienaim�, daignez, je vous en supplie, absorber dans le v�tre mon c�ur tout entier. Daignez m’inviter � votre festin de vie, � vous, la perle pr�cieuse de mon c�ur. Versez � votre indigne servante le vin de vos consolations, que votre divine charit� comble le vide affreux de mon �me, et que son opulence g�n�reuse suppl�e � ma pauvret� mis�rable !

O Amour, prenez ce C�ur divin, cet encensoir o� br�le un tr�s suave parfum, cette noble hostie ; offrezle pour moi sur l’autel d’or o� l’humanit� est r�concili�e ; qu’il suppl�e � tout ce qui, jour par jour, fit d�faut � la st�rilit� de ma vie. O Amour, plongez mon �me dans les flots qui jaillissent de votre C�ur, doux comme le miel ; ensevelissez dans les profondeurs de votre divine mis�ricorde mes lourdes iniquit�s et ma n�gligence. Au contact de J�sus, que mon intelligence s’illumine, que mon c�ur se purifie, qu’il se vide de tout ce qui est charnel, qu’il soit libre et d�gag�, afin que, � l’heure de la mort, je rende � Dieu mon �me immacul�e dans un dernier soupir d’amour !

O C�ur tr�s aim�, vers vous maintenant monte le cri de mon c�ur. Ne m’oubliez pas, que votre douce charit� r�conforte mon c�ur. J’ai besoin de l’extr�me et comme de la moelle de votre mis�ricorde, car, h�las ! le mal est partout en moi, et je n’y vois pas le bien� Donnezmoi, � mon J�sus aim�, de vous aimer en tout, de vous aimer plus que tout, de vous rester �troitement unie, d’esp�rer en vous, et d’esp�rer toujours davantage. Donnezmoi de vivre d�sormais une vie digne de votre mort, afin que je m�rite, � mon dernier soupir, de go�ter sans retard le fruit tr�s doux de ma r�demption et l’infini m�rite de votre mort, avec toute l’efficacit� que vous m’avez souhait�e, au moment o� vous rendiez l’esprit, d�vor� de la soif de mon salut, et versant pour mon rachat le prix divin de votre sang. O Amour, quand je mourrai, ditesmoi le plus doux des adieux et que je m’endorme dans la paix de votre suavit�. Ainsi soitil. �



Pri�re extraite du H�raut de l’Amour divin, Revelationes…, t. I, p. 710, 711, 712.

Pri�re de saint Pierre Canisius (1521-1597)



Je vous loue, je vous b�nis, je vous glorifie et je vous salue, � C�ur tr�s doux et tr�s aimant de J�sus-Christ ! mon tr�s fid�le ami. Je vous remercie de la fid�lit� avec laquelle vous m’avez gard� et prot�g� durant cette nuit, et avez rendu pour moi, � Dieu votre P�re, les louanges et actions de gr�ces dont je lui �tais redevable. Et maintenant, � mon unique ami, je vous offre mon c�ur, vous conjurant de faire que, durant cette journ�e, toutes mes pens�es, mes paroles, mes �uvres et mes affections soient r�gl�es sur le bon plaisir de votre tr�s aimable volont�.

Pri�re de Nicolas de Montmorency (v.1556-1617)



La premi�re partie de cette pri�re est emprunt�e � sainte Mechtilde, l’ensemble provenant d’un manuscrit b�n�dictin du XV� si�cle.

Je loue, je b�nis, je glorifie et salue votre tr�s doux et tr�s b�nin C�ur, � J�sus-Christ, mon fid�le ami, vous rendant gr�ces pour la fid�le garde dont vous m’avez entour� pendant cette nuit, et pour la paternelle et immense bont� avec laquelle, parmi tant d’autres, vous me supportez encore et me conservez, moi, le plus mis�rable de tous les p�cheurs, et m�me me visitez quelquefois par l’inspiration de vos gr�ces. Et maintenant, je vous en prie, � unique ami, par la vertu de votre divin C�ur, purifiez-moi, votre suppliant, de toute souillure ; daignez aussi me garder mis�ricordieusement de tout danger, et m’accorder la gr�ce de pers�v�rer fid�lement et heureusement jusqu’� la fin de ma vie dans votre saint service et votre amour.

O C�ur tr�s doux de J�sus, o� se trouve tout bien, organe de la toujours adorable Trinit�, � vous je me confie, en vous je me remets tout entier, en vous je jette toute sollicitude, tout ce qui me p�se ; � vous je m’offre humblement pour �tre purifi� des souillures de mes p�ch�s ; � vous je m’en remets en toute confiance pour que vous suppl�iez � toutes mes propres insuffisances. En vous est tout mon espoir et ma consolation, en vous mon repos et ma demeure. Qu’il coule, qu’il coule par vous sur moi une gouttelette de sang du c�t� ouvert de mon Seigneur J�sus, pour effacer toutes mes souillures, et pour enflammer mon c�ur du divin amour. O C�ur de J�sus, C�ur tout amour, soyez pour moi le refuge dans la tentation, la consolation dans la peine, l’abri dans la mort ; que je me repose et que je m’endorme en vous, jusqu’� ce que je go�te et je sente combien suave est J�sus, l’�poux de l’�me qui aime, le Dieu b�ni par dessus tout � jamais. Amen.

Pri�re extraite du recueil Diurnale pietatis (recueil de pri�res), Anvers, 1616.

Pri�re du P�re Jacques Alvarez de Paz (1560-1620)



O Sauveur des hommes, Christ J�sus, dont l’�uvre est notre r�demption, dont la connaissance est le commencement de notre salut, dont l’imitation est toute la perfection, ouvrez-moi, je vous en prie, votre tr�s saint C�ur, porte de la vie et source d’eau vive, afin que par l� j’arrive � vous conna�tre, et que l� je boive les eaux de la v�ritable vertu, qui �tanchent toute soif des biens temporels. Vous avez dit : Le c�ur de l’homme est tortueux et insondable, qui le conna�tra ? Moi, le Seigneur. Et moi je dis : Saint et pur est votre C�ur, mais imp�n�trable, et qui le conna�tra ? Vous, Seigneur et, pour une part, celui � qui vous voudrez bien le r�v�ler. Ouvrez donc mes yeux, illuminez-les, pour que je voie la perfection de votre C�ur, pour que je t�che, en imitant vos perfections, � rejeter les immortifications de mon c�ur ; pour que je repousse sans cesse ce qui n’est pas vous, ce que vous ne voulez pas, ce que vous n’aimez pas, et pour que je vous recherche avec soin, vous tout seul, ce que vous voulez, ce que vous aimez, dans la mesure o� vous me commandez ou me conseillez de l’aimer.

Pri�re extraite du trait� De Inquisitione pacis sive studio orationis.

Pri�re du P�re Joseph (1577-1638)

Le C�ur de J�sus et le c�ur de saint Fran�ois

O C�ur tr�s pur, c’est donc vous qui avez touch� si vivement le c�ur de saint Fran�ois et de tous les vrais disciples de ce grand saint ! Combien de bons offices vous lui rendez tout � la fois, exer�ant toutes les fonctions des parties plus nobles d’o� lui peuvent couler les faveurs de son cher Seigneur ! Car vous �tes en lui une bouche miraculeuse, qui nous parlez en vous taisant, n’y ayant point de paroles plus anim�es pour nous persuader que le P�re �ternel nous a aim�s, que les plaies de son cher Fils, qui meurt pour notre amour, puisque le Fils est le C�ur de son P�re, et que nous pouvons voir et toucher l’un en l’autre comme � l’�il et au doigt.

C’est vous aussi, C�ur sacr� de J�sus, qui �tes la douce mamelle qui nous verse le lait nourrissant de la vie c�leste. Vous nous �panchez l’eau du saint Bapt�me et de la P�nitence, pour la r�mission de nos p�ch�s. Vous nous donnez � boire le sang salutaire o� nous puisons, comme en la source, toutes les d�lices du ciel. Puisque nous sommes le corps mystique de J�sus, n’est-ce pas de vous, � saint C�ur, que proc�dent le principe de notre vie et le commencement de notre mort ? N’�tes-vous pas notre premier vivant et notre dernier mourant ? C’est vous qui nous donnez les mouvements de vivre selon l’esprit de Dieu et de mourir au faux �tre de la nature corrompue. Et, apr�s avoir fait que votre cher Fran�ois meure � soi-m�me, vous l’avez rempli de l’esprit et de tous les plus grands effets de la perfection s�raphique. Car, n’est-ce pas en quoi les s�raphins excellent, qu’�tant purg�s, illumin�s et perfectionn�s par le divin amour, ils exercent ces nobles fonctions vers les autres anges ? N’est-ce pas vous aussi, C�ur de J�sus, fournaise du divin amour, qui avez purifi� l’esprit de votre bien-aim� Fran�ois par vos flammes ardentes ? N’est-ce pas vous qui l’avez rendu lumineux, puisque vous �tes un bel �il plus clair mille fois qu’un soleil, et qui lui avez enseign� d’illuminer le monde par la haute doctrine du pur amour et de la croix victorieuse qu’il a re�ue de vous, la bouche et l’oracle du paradis ?

C’est ainsi que saint Fran�ois acquit et nous montra le moyen d’acqu�rir la perfection s�raphique, qu’il enferma le tr�sor de toutes nos sciences dans le Sacr�-C�ur de J�sus crucifi� et dans l’affection ardente de l’aimer de toutes les forces de notre corps, anim� par l’esprit de vie, qui ne peut r�sider en nous sans op�rer la mort de tout ce qui n’a point part � l’immortalit�, comme est le faux �tre de notre amour-propre, l’ennemi opposite de l’amour s�raphique.

Explication mystique sur la r�gle du s�raphique P�re S. Fran�ois, in Abb� Louis Dedouvres, Un Pr�curseur de la B. Marguerite-Marie : Le P�re Joseph et le Sacr�-C�ur, Angers, Germain et G. Grassin, 1899.

Pri�re de saint Pierre Fourier (1565-1640)



Mon doux J�sus, acceptez, s’il vous pla�t, l’offrande tr�s humble que je vous fais de mon c�ur, afin que vous l’emprisonniez dans l’amoureuse plaie de votre c�t�. O la belle prison ! � l’aimable cachot ! Que David demande des ailes pour s’envoler vers le tr�ne de gloire ; pour moi, tout le temps que je serai dans cette vall�e de larmes, je ne d�sire point sortir du C�ur de mon J�sus. [�] O C�ur adorable, que je fonde en vous et ne sois plus qu’une m�me chose avec vous !

Pri�re cit�e par l’Abb� Levesque, in L’Origine du Culte du Sacr�-C�ur de J�sus, Avignon, Maison Aubanel, 1930.

Pri�re de M�re Fran�oise de N�restang (�1652)



Comme je suis tr�s assur�e d’avoir acc�s dans votre C�ur, puisque la charit� que vous avez pour nous y loge, permettez-moi d’y faire ma retraite et mon s�jour. Permettez-moi que j’entre dans ce g�n�reux et pitoyable C�ur, comme au lieu de mon refuge, pour fuir et me sauver de mes cruels ennemis qui sont en qu�te pour me surprendre et pour me perdre ; ce qu’infailliblement ils ex�cuteraient si vous me refusiez l’entr�e. Mais mon doux Sauveur, vous avez voulu que votre sacr� flanc f�t ouvert afin de nous tenir une porte libre pour entrer chez vous. Vous avez fait que l’amour plus que la lance l’ait perc�, afin que nous puissions y loger, et y �tre � couvert de tous les p�rils et pers�cutions du monde et de l’enfer. Je vais donc avec confiance et respect entrer dans ce favorable C�ur pour n’en sortir jamais, puisque hors de l� il n’y a point de s�ret� ni de plaisir en terre. C’est l� que je veux consid�rer, examiner et pleurer mes p�ch�s et en demander pardon � votre divine Majest� dans ce C�ur amoureux qui autrefois en a con�u un regret inexprimable, et en a �t� perc� d’une extr�me douleur. C’est dans ce C�ur sacr�, infiniment saint et merveilleusement pur, et qui a en horreur les moindres imperfections, que je veux ha�r toutes les miennes jusqu’aux plus l�g�res ; que je veux combattre toutes mes passions d�r�gl�es, et r�sister courageusement aux assauts de tous mes ennemis, esp�rant d’en remporter une glorieuse victoire � la faveur de cette inexpugnable forteresse. Ce sera dans ce divin C�ur, qui a �t� afflig� pour moi, que je vivrai contente dans mes mortifications et p�nitences, et dans tous mes d�plaisirs, afflictions, aridit�s, ennuis et contradictions. Ce sera l� m�me que je souffrirai sans me plaindre les douleurs de la mort, en me ressouvenant que ce g�n�reux C�ur fut, pour l’amour de moi, accabl� d’ennuis, de contradictions et de tristesses, au temps de son am�re Passion sans murmurer. C’est dans ce C�ur sacr� que je renouvelle l’absolue donation que je vous ai faite de moi-m�me, mon cher Ma�tre, de mon �me, de mon corps, et de toutes mes facult�s et op�rations ; et que je m’abandonne absolument � vous, mon adorable R�dempteur, dans une enti�re d�pendance de tout ce que je suis et de tout ce que je puis : protestant de vouloir �ternellement agir selon les inclinations de votre C�ur, suivre ses conseils, me conformer � ses d�sirs, entrer dans tous ses int�r�ts et me transformer en ses affections.



Pri�re extraite de sa Vie par le P. Ch�rubin de Marcigny (Le palais de la sagesse ou le Miroir de la vie religieuse trouv�e dans la vie de la M�re de N�restang, premi�re abbesse de l’abbaye royale de la B�nissondieu) Toronto, 1656.

Pri�re de Paul de Barry (1585-1661)



Reine du ciel et de la terre� me voici � deux genoux en pr�sence de votre sacr�e Majest� pour vous offrir un pr�sent qui n’eut jamais son pareil. Ce que je vous offre, c’est le C�ur amoureux de J�sus, votre aimable Fils et mon adorable R�dempteur. N’est-ce pas le plus riche pr�sent qui puisse vous �tre offert sur la terre ? Ce C�ur tout seul vaut mieux que quinze cent millions de mondes, quand bien tous ces mondes ne seraient remplis que de S�raphins. Ce C�ur tout seul vaut plus que tous les ch�urs des Anges et des saints qui pourraient �tre, si Dieu les faisait sortir du sein de sa toute-puissance. Ce C�ur, c’est le C�ur des c�urs, le C�ur tout c�ur et le C�ur quasi semblable au C�ur de la tr�s auguste Trinit� ; et c’est le C�ur, source vivante de toutes les meilleures b�n�dictions, et le plus bel objet de toutes vos plus ch�res d�lices, c’est ce C�ur que je veux offrir, c’est le pr�sent que je vous donne.

Pri�re extraite du Paradis ouvert � Philagie.

Pri�re de la Bienheureuse Marie de l’Incarnation (1599-1672)



C’est par le C�ur de mon J�sus, ma voie, ma v�rit� et ma vie, que je m’approche de vous, � P�re Eternel. Par ce divin C�ur, je vous adore pour ceux qui ne vous adorent pas, je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas, je vous reconnais pour tous les aveugles volontaires qui, par m�pris, ne vous reconnaissent pas. Je veux, par ce divin C�ur, satisfaire au devoir de tous les mortels. Je fais en esprit le tour du monde pour chercher toutes les �mes rachet�es du sang tr�s pr�cieux de mon divin Epoux, afin de vous satisfaire pour toutes par ce divin C�ur ; je les embrasse pour vous les pr�senter par lui et par lui je vous demande leur conversion. Eh quoi ! P�re Eternel, voulez-vous bien souffrir qu’elles ne reconnaissent pas mon J�sus, et qu’elles ne vivent pas pour lui, qui est mort pour tous ? Vous voyez, � divin P�re, qu’elles ne vivent pas encore ; ah ! faites qu’elles vivent par ce divin C�ur.

Sur cet adorable C�ur, je vous pr�sente tous les ouvriers de l’Evangile, afin que, par ses m�rites, vous les remplissiez de votre Esprit Saint. Sur ce C�ur Sacr�, comme sur un autel divin, je vous pr�sente en particulier � [intention].

Vous savez, � Verbe incarn�, J�sus mon Bien-Aim�, tout ce que je veux dire � votre P�re, par votre divin C�ur et par votre sainte Ame. Je vous le dis en le lui disant, parce que vous �tes en votre P�re et que votre P�re est en vous ; faites donc tout cela avec lui. Je vous pr�sente toutes ces �mes, faites qu’elles soient une m�me chose avec vous.

Amen.

Pri�re de S�ur Jeanne-Marie de la Croix (1603-1673)



O J�sus, mon amour, le vrai bonheur de l’�me est de se reposer dans votre C�ur, d�pouill�e de tous les objets terrestres, dans un bienheureux oubli de tout ce qui n’est pas Dieu et de sucer ainsi le lait de votre sagesse. Que mes yeux ne voient plus que vous ; que mes oreilles n’entendent que vous ; que ma langue ne parle que de vous ; que tous mes sens doucement assoupis dans votre divin C�ur, comme Jean sur votre poitrine, r�vent et parlent de vous dans un amour ineffable. O C�ur de J�sus, �cole de la divine v�rit�, o� l’�me apprend et saisit ce qu’il y a de plus incompr�hensible ! [�] O mon Sauveur ! enfermez-moi dans la citadelle de votre C�ur. Placez des gardes � la porte, afin que mon �me n’y soit point troubl�e, mais qu’elle y jouisse de votre f�licit� dans la paix et le repos.



Pri�re extraite de sa Vie par B�de Weber.

Pri�re de saint Jean Eudes (1601-1680)



P�re des mis�ricordes et Dieu de toute consolation, � cause de l’excessive charit� dont tu nous as aim�s, dans ton ineffable bont�, tu nous as donn� le C�ur tr�s aimant de ton Fils bien-aim� pour que, d’un seul c�ur avec lui, nous puissions te ch�rir � la perfection ; nous t’en supplions, accorde � nos c�urs d’�tre entre eux et dans le C�ur de J�sus, consomm�s dans l’unit� pour que tout en nous s’accomplisse en son humilit� et en sa charit� et pour que, par son intercession, se r�alisent les justes d�sirs de nos c�urs. Par le m�me Christ, notre Seigneur.

Pri�re extraite de la Messe Gaudeamus.

Pri�re du P�re Jacques Nouet (1608-1680)

O C�ur divin, C�ur amoureux, C�ur tout consacr�, donn�, livr�, d�vou� � l’amour des hommes, je ne veux plus avoir de c�ur que pour vous rendre un amour r�ciproque et me donner irr�vocablement � vous. O blessure amoureuse d’o� d�coulent l’eau et le sang pour le rem�de de toutes mes faiblesses, vous me blessez le c�ur � la vue de tant de peines, de prodiges et de myst�res. Divin c�t�, o� le fer et l’amour ont fait une br�che si favorable, recevez mon c�ur avec celui de J�sus. Vous �tes assez grand pour les loger tous deux, et m�me pour contenir tous les c�urs des hommes, sans qu’ils y soient � l’�troit. Mon Sauveur, vous ne m�prisez pas un c�ur contrit et humili�, je vous prie de briser le mien de douleur, afin de le faire entrer dans le v�tre, et que de deux c�urs il ne s’en fasse qu’un. Que si le mien ne vous semble pas assez pur, �tez-le moi, s’il vous pla�t, afin que je ne vive plus � moi-m�me ; donnez-m’en un nouveau, afin que je vive une vie nouvelle ; accordez-moi le v�tre, afin que je ne vive plus que pour vous. Ah ! je ne veux plus rien aimer � l’�gal de ce grand C�ur qui m’a aim� plus que la vie. [�] Je le dis en la pr�sence de la Majest� divine� Je le dis en la pr�sence de la bienheureuse Vierge, qui n’eut jamais de C�ur que pour aimer le C�ur de son Fils. Je le dis en la pr�sence de tous les saints, qui ne trouvent de d�lices ni de plaisirs que dans ce grand C�ur. Je d�die et consacre mon esprit, ma m�moire, ma volont�, mon �me et tout ce que je suis, � son honneur, et je renonce � tout ce qui peut m’en emp�cher. C�ur de J�sus, C�ur adorable, C�ur le plus grand et le plus saint de tous les c�urs, je quitte tout pour vous, je donne tout pour vous, je ne fais plus d’�tat que de vous ; et comme vous �tes tout � moi, je veux �tre �ternellement tout � vous. Ainsi soit-il.



Pri�re extraite de L’Homme d’oraison.

Pri�res de saint Claude de La Colombi�re (1641-1682)



Sacr� C�ur de J�sus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-m�me, puisque c’est la seule voie par o� l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai � l’avenir sera � vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir � la puret� de votre amour, duquel vous m’avez inspir� le d�sir. Je sens en moi une grande volont� de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir � bout sans une lumi�re et un secours tr�s particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volont�, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est � vous � tout faire, divin C�ur de J�sus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me para�t plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux d�sirer la perfection. Ainsi soit-il.



Pri�re extraite de l’Acte d’offrande, in Retraite spirituelle, 1684.



Mon Dieu, je suis si persuad� que Vous veillez sur ceux qui esp�rent en Vous, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de Vous toutes choses, que j’ai r�solu de vivre � l’avenir sans aucun souci, et de me d�charger sur Vous de toutes mes inqui�tudes : in pace in idipsum dormiam et requiescam, quoniam Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me (Ps. IV, 9). Les hommes peuvent me d�pouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’�ter les forces et les moyens de Vous servir, je puis m�me perdre Votre gr�ce par le p�ch� ; mais jamais je ne perdrai mon esp�rance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les d�mons de l’enfer feront � ce moment de vains efforts pour me l’arracher : in pace in idipsum dormiam et requiescam. D’aucuns peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur p�nitence, ou sur le nombre de leurs aum�nes, ou sur la ferveur de leurs pri�res ; Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me : pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance m�me ; cette confiance ne trompa jamais personne : nullus, nullus speravit ira Domino et confusus est (Eccl. II, 11).

Je suis donc assur� que je serai �ternellement heureux, parce que j’esp�re fermement de l’�tre, et que c’est de Vous, � mon Dieu que je l’esp�re : in Te, Domine, speravi, non conf�ndar in aeternum (Ps. XXX, 2). Je connais, h�las ! je ne connais que trop que je suis fragile et changeant, je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies, j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament, mais tout cela ne peut m’effrayer : tant que j’esp�rerai je me tiens � couvert de tous les malheurs, et je suis assur� d’esp�rer toujours parce que j’esp�re encore cette invariable esp�rance.

Enfin, je suis s�r que je ne puis trop esp�rer en Vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurai esp�r� de Vous. Ainsi, j’esp�re que Vous me tiendrez dans les penchants les plus rapides, que Vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts, et que Vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis ; j’esp�re que Vous m’aimerez toujours, et que je Vous aimerai aussi sans rel�che ; et, pour porter tout d’un coup mon esp�rance aussi loin qu’elle peut aller, je Vous esp�re Vous-m�me de Vous-m�me, � mon Cr�ateur, et pour le temps et pour l’�ternit�.

Ainsi soit-il !

Pri�re de Confiance.

J�sus, Vous �tes le seul et le v�ritable Ami.

Vous prenez part � mes maux, vous vous en chargez, vous avez le secret de me les tourner en bien. Vous m’�coutez avec bont� lorsque je vous raconte mes afflictions et vous ne manquez jamais de les adoucir.

Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous �loignez jamais et, si je suis oblig� de changer de demeure, je ne laisse pas de vous trouver o� je vais.

Vous ne vous ennuyez jamais de m’entendre ; vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assur� d’�tre aim� si je vous aime. Vous n’avez que faire de mes biens, et vous ne vous appauvrissez point en me communiquant les v�tres.

Quelque mis�rable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint m�me ne m’enl�vera pas votre amiti� ; et la mort, qui nous arrache � tous les autres amis, me doit r�unir avec vous. Toutes les disgr�ces de l’�ge ou de la fortune ne peuvent vous d�tacher de moi ; au contraire, je ne jouirai jamais de vous plus pleinement, vous ne serez jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire.

Vous souffrez mes d�fauts avec une patience admirable ; mes infid�lit�s m�mes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que vous ne soyez toujours pr�t � revenir si je le veux.

O J�sus, accordez-moi de le vouloir afin que je sois tout � vous, pour le temps et pour l��ternit�.

Pri�re de sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)



O tr�s amoureux C�ur de mon unique amour J�sus, ne pouvant vous aimer, honorer et glorifier selon l’�tendue du d�sir que vous m’en donnez, j’invite le ciel et la terre de le faire pour moi ; et je m’unis � ces ardents s�raphins pour vous aimer. O C�ur tout br�lant d’amour, que n’enflammez-vous le ciel et la terre de vos plus pures flammes pour en consommer tout ce qu’ils enserrent, afin que toutes les cr�atures ne respirent que votre amour ! Changez-moi tout en c�ur pour vous aimer, en me consommant dans vos plus vives ardeurs. O feu divin, � flammes toutes pures du C�ur de mon unique amour J�sus, br�lez-moi sans piti�, consommez-moi sans r�sistance ! O amour du ciel et de la terre, venez, venez tout dans mon c�ur pour me r�duire en cendres ! O feu d�vorant de la Divinit�, venez, venez fondre sur moi ! Br�lez-moi, consommez-moi au milieu de vos plus vives flammes, qui font vivre ceux qui y meurent. Ainsi soit-il !

Pri�re extraite de Vie et �uvres, Paris, De Gigord, 1920 (4� �d.). Cit�e in Edouard Glotin, Prier � Paray-le-Monial, Paris, Descl�e de Brouwer, 1996.

Pri�res du P�re Vincent Huby (1608-1693)



C�ur infiniment aimable, infiniment aimant, communiquez au mien vos ardeurs et vos flammes ; inspirez-moi un amour pur et d�sint�ress�, un amour souffrant et g�n�reux, un amour ardent et consumant, un amour, en un mot, digne de vous.

Pri�re extraite de la Retraite sur l’amour de Dieu, 8� jour, 3� m�ditation.



Ah ! quelle diff�rence entre C�ur et c�ur ! Entre votre C�ur et le mien ! O C�ur pur de J�sus ! � c�ur sale de la cr�ature ! O C�ur patient de J�sus ! � c�ur impatient de la cr�ature !� O C�ur constant de J�sus ! � c�ur de la cr�ature si l�ger dans le bien, et si constant dans le mal ! Ah ! quelle diff�rence entre C�ur et c�ur ! entre votre C�ur, � mon J�sus, et le mien ! Ah ! quelle diff�rence ! Mais, mon cher Sauveur, permettez-moi de vous dire du fond de l’ab�me de mon n�ant, que vous n’avez pris un C�ur semblable au mien par nature qu’afin que le mien f�t semblable au v�tre par votre gr�ce. Faites donc, s’il vous pla�t, mon adorable R�dempteur, faites que mon c�ur soit semblable au v�tre. Votre C�ur est pur, que le mien soit pur� Cr�ez, mon Dieu, cr�ez un c�ur pur en moi. Votre C�ur est humble, que le mien soit humble� Votre C�ur est tout amour, et amour tout saint ; que le mien soit tout amour et amour tout saint. Que votre C�ur, � mon J�sus, poss�de enti�rement le mien ; que le mien, � mon J�sus, soit enti�rement fondu et ab�m� dans le v�tre. Que votre C�ur et le mien, � mon J�sus, ne soient plus deux c�urs, mais un seulement : un c�ur fid�le, un c�ur contrit, un c�ur d�vot, un c�ur g�n�reux, un c�ur charitable, un c�ur chr�tien. Ah ! c’est � quoi je veux d�sormais m’appliquer avec votre gr�ce, mon Sauveur, � n’avoir plus dans mon c�ur que ce qui est dans le v�tre : puret�, humilit�, patience, docilit�, courage, douceur, charit� ; � n’avoir plus que J�sus et son amour ; plus de c�ur � moi, mais � J�sus. Ce n’est plus mon c�ur, c’est le v�tre, il est tout � vous. Ouvrez-le, fermez-le, purifiez-le, embrassez-le, il est � vous. H�las ! il ne l’a pas toujours �t� ; mais, � C�ur de J�sus, � amour de J�sus, il l’est � pr�sent par votre gr�ce, et il le sera, s’il vous pla�t, � jamais, J�sus, J�sus, J�sus.

Pri�re extraite de Pratique de l’amour de Dieu et de Notre-Seigneur J�sus-Christ.

Pri�re de S�ur Guillemette Dumas (1610-1694)



O mon Dieu �ternel, prostern�e comme une suppliante devant votre adorable Majest�, je vous demande en gr�ce que, d�s mon r�veil, mes premi�res aspirations montent vers votre tr�ne, et m’unissent et incorporent au C�ur de J�sus, afin que, en lui et par lui, je vous connaisse, vous aime et vous adore comme vous le d�sirez� Comme je ne puis vivre sans respirer et aspirer, j’entends, � mon Dieu, par mes aspirations, attirer dans mon �me le C�ur de J�sus, avec tous les m�rites qu’il nous a acquis par sa mort et passion pour ne vivre et respirer que par ce divin C�ur. Je veux que mes pens�es ne soient con�ues et produites que dans l’esprit et dans le C�ur de J�sus, afin de commencer une vie cach�e aux hommes et connue de vous seul�.

Pri�re extraite de l’Ann�e sainte des Religieuses de la Visitation, tome VIII.

Pri�re de Dom Paul du Sault (�1724)



J’ai recours � vous, � C�ur ab�me infini de perfections ! qui �tes le principe, le centre et le mod�le de toutes les vertus et de toutes les perfections des cr�atures : et je viens vous prier de les r�pandre dans mon c�ur. R�pandez-y la charit�, l’ob�issance, la puret�, la patience, la mortification, la douceur, et toutes les autres vertus� Je viendrai chaque jour les puiser chez vous comme dans leur source, et je ne vous quitterai pas que je ne m’en sois enrichi.

O source d’amour, de lumi�re, de gr�ce et de saintet� ! r�pandez, je vous prie, dans mon c�ur cet amour, cette lumi�re, cette gr�ce et cette saintet� ; rendez-le doux comme vous, humble comme vous, simple, patient, ob�issant, diligent, d�tach� de toutes les choses sensibles comme vous ; amollissez sa duret�, fl�chissez son obstination, arr�tez ses fougues, r�glez ses affections ; faites-lui part de votre puret� ; communiquez-lui votre droiture, allumez-y votre ferveur ; inspirez-lui votre courage, imprimez-lui tous vos mouvements et ne souffrez pas qu’il en suive jamais d’autres. C’est � vous, comme au premier et au souverain des c�urs, � gouverner, � r�gler, � conduire le mien.

Entretiens avec J�sus-Christ dans le Tr�s Saint Sacrement de l’autel, Paris, 1857, cit� in L’Amour du C�ur de J�sus contempl� avec les saints et les mystiques de l’Ordre de Saint Beno�t, Paris – Bruges, Descl�e de Brouwer, Abbaye de Maredsous, 1936.

Pri�res des pr�tres pendant la R�volution de 1789



1. Pri�re r�cit�e par les pr�tres d�port�s sous la Terreur en 1793 � Brouage, en Charente Maritime.



O J�sus-Christ, tous vos Saints nous disent que votre C�ur a �t� ouvert pour tous les hommes ; mais bien des prodiges de mis�ricorde nous disent qu’il a �t� sp�cialement ouvert pour le Canada. O vous qui, dans votre charit�, avez pourvu � tous les besoins � venir, en faisant na�tre cette d�votion au sein du royaume, n’avez-vous pas voulu lui pr�parer une ressource assur�e dans ses malheurs ; et dans le miracle que vous op�r�tes, au commencement de ce si�cle, en faveur d’une de nos villes qui recourut � votre C�ur sacr�, n’avez-vous pas voulu nous laisser un gage de ce que nous devons en esp�rer si nous y recourons aussi ? Au milieu du fl�au destructeur de la peste dans cette malheureuse cit�, son charitable pasteur, ses pieux magistrats, vont se prosterner devant votre C�ur, au nom de toute la ville, en lui vouant un culte solennel, et aussit�t la contagion dispara�t. O mon Sauveur, en feriez-vous moins pour nous ? Les tristes effets de la contagion de l’impi�t� et du libertinage subsisteraient-ils encore apr�s que nous aurions r�clam� la bont� infinie de votre C�ur divin ? Ah ! quand nous disons � un homme comme nous que nous comptons sur la bont� de son c�ur, il ne saurait rien nous refuser. Et qu’est-ce, � mon Sauveur, que le C�ur de l’homme le meilleur et le plus compatissant, aupr�s de votre C�ur ? Et nous ne nous confierions pas � la bont� de votre C�ur ! Et nous douterions que de ce C�ur d’o� sont sortis tant de miracles de charit�, i1 en sort�t encore un aujourd’hui pour nous ! Oh ! non, nous n’en douterons pas… O J�sus-Christ, notre aimable Sauveur, nous nous souviendrons que votre C�ur est le sanctuaire de votre mis�ricorde et la source de tous les biens. Nous implorons avec la plus tendre confiance, son immense charit� pour nous. Nous nous vouerons, nous nous vouons, d�s ce moment, au culte de votre adorable C�ur ; tous les c�urs de ce royaume, nous les r�unissons par les d�sirs de la charit�, pour les lui offrir tous ensemble. Oui, C�ur de J�sus, nous vous offrons notre patrie tout enti�re et les c�urs de tous ses enfants.

O Vierge sainte, ils sont maintenant entre vos mains ; nous vous les avons remis en nous consacrant � vous, comme � notre protectrice et � notre M�re. Aujourd’hui nous vous en supplions, offrez-les, offrez-les au C�ur de J�sus. Ah ! pr�sent�s par vous, il les recevra ; il leur pardonnera, il les b�nira, il les sanctifiera, il les sauvera, et il sauvera le Canada tout enti�re ; il lui rendra la paix, il y fera revivre la foi, la pi�t� et les m�urs ; il y fera refleurir la sainte religion. Ainsi soit-il.

Manseau, Les pr�tres et religieux d�port�s sur les c�tes et dans les �les de la Charente inf�rieure sous la Terreur, t.I, chap.XV.

2. Pri�res r�cit�es par les pr�tres d�port�s sous le Directoire en 1800 � l’�le de R�.



Elles figuraient toutes deux sur la feuille d’agr�gation de l’Association du Sacr�-C�ur de l’�le de R�, et portaient ce titre : « Pri�re journali�re de l’Association form�e entre les pr�tres d�port�s � l’�le de R�, le 2 f�vrier 1800. »

Au Sacr�-C�ur de J�sus. O C�ur adorable de J�sus ! Soyez l’unique objet de mon amour, le terme de tous mes d�sirs, le centre de mon c�ur ; soyez ma paix et ma tranquillit� � l’heure de ma mort, ma joie et ma b�atitude dans l’�ternit�. O C�ur aimable ! soyez connu, aim� et exalt� jusqu’aux extr�mit�s de la terre ; comblez de gr�ces et de b�n�dictions ceux qui vous aimeront et vous invoqueront ; accordez � ceux et � celles de cette sainte association, les gr�ces qu’ils vous demandent ou devraient vous demander, et que leur s�jour soit pour l’�ternit� dans ce sanctuaire adorable. Ainsi soiti1.



Au Sacr�-C�ur de J�sus. C�ur adorable de mon Sauveur, sanctuaire de la charit� et de la mis�ricorde, source de toutes les gr�ces et de toutes les vertus, je me consacre enti�rement � vous ; je veux vous louer, vous b�nir, vous adorer tous les jours de ma vie, et vous aimer s’il �tait possible autant que vous �tes aimable. P�n�tr� des sentiments de la plus profonde humilit�, je me propose d’avoir recours � vous dans tous les besoins de mon �me, dans toutes mes tentations, dans tous les dangers auxquels je pourrai �tre expos�, de vivre dans la plus intime union de mon C�ur avec le v�tre ; d’y renfermer, d’y fondre, d’y perdre le mien afin qu’il devienne une m�me chose avec le v�tre, et qu’il br�le du m�me feu. Vous nous avez promis, mon Sauveur, que vous aimeriez ceux qui vous aiment : Ego diligentes me diligo : que cette promesse s’accomplisse sur moi, sur tous les membres de cette association, sur tous les fid�les qui honorent votre Sacr�-C�ur par un amour sinc�re et qui s’efforcent de m�riter par leurs hommages de ressentir les effets du v�tre. Qu’elle soit pour eux et pour moi le gage d’une sainte vie, d’une mort pr�cieuse � vos yeux, et de la glorieuse immortalit�.

Et vous, O C�ur de Marie ! apr�s le C�ur de J�sus, le plus aimable, le plus compatissant de tous les c�urs, pr�sentez au C�ur de votre Fils, notre cons�cration, nos r�solutions, notre amour. Il s’attendrira sur nos malheurs, il nous en d�livrera, et apr�s avoir �t� notre protectrice sur la terre, vous serez notre reine dans les cieux. Ainsi soit-il.

Manseau, Les pr�tres et les religieux d�port�s sur les c�tes et dans les �les de la Charente inf�rieure sous le Directoire, t.II, chap.XXI.

Pri�re du XVIII� si�cle



O J�sus, bont� souveraine, ouvrez-nous votre Sacr�-C�ur, nous le regardons comme le centre de notre bonheur, ne permettez pas que nous en soyons s�par�s par aucun p�ch�.

Beau soleil de l’Eglise, r�pandez dans nos �mes les divines influences de votre amour, rendez-les susceptibles des attraits de votre gr�ce, faites-y na�tre les fleurs des vertus qui vous sont les plus agr�ables : lys de puret�, violettes de l’humilit�, �illets de la d�votion, roses d’une ardente charit�.

Grand Dieu, qui nous avez donn� votre Fils, non pour affliger son C�ur par notre ingratitude, mais pour nous engager � l’aimer ardemment, inspirez � tous ceux qui ont quelque autorit� dans l’Eglise, un z�le ardent pour cette sacr�e d�votion.

La D�votion au Sacr�-C�ur de N.-S. J.-C., Paris, 1731 & L’Esprit et la Pratique de la d�votion au Sacr�-C�ur de J�sus, Rouen, 1762.

Pri�re fin XVIII� si�cle, indulgenci�e par Pie VI



Voil� donc, mon tr�s aimable J�sus, jusqu’o� est all� l’exc�s de votre charit�. Pour vous donner vous-m�me tout � moi, vous m’avez pr�par� une table divine, � laquelle vous ne me servez rien moins que votre chair sacr�e et votre pr�cieux sang. Qui a jamais pu vous porter � de tels transports d’amour ? Ah ! c’est sans doute votre tr�s charitable C�ur. O C�ur de mon J�sus ! fournaise ardente du divin amour ! recevez mon �me dans votre plaie sacr�e, afin qu’� cette �cole de charit� j’apprenne � aimer un Dieu qui m’a donn� des preuves si admirables de son amour.

Ainsi soit-il.

Oraison avant de se coucher



Ouvrez-moi, Seigneur, votre sacr� C�ur, j’y veux �tre toute ma vie et y rendre le dernier soupir. La mis�re o� le p�ch� m’a r�duit, me contraint de dormir ; veillez donc � ma place, � mon divin Ma�tre ; soyez le suppl�ment de toute mon impuissance. Que le repos que je vais prendre soit uni � celui que vous avez pris �tant sur la terre, et pour la m�me intention, la gloire de votre P�re : ne souffrez pas qu’en cessant de dormir je m’occupe d’autre objet que de celui de votre amour et de votre divine pr�sence.

La D�votion aux Sacr�s C�urs de J�sus et de Marie, par Mgr Goullard, Toronto, Perisse Fr�res, 1836.

Pri�re du cardinal John-Henry Newman (1801-1890)



Mon Dieu, mon Sauveur, j’adore votre C�ur sacr� ; car ce c�ur est le si�ge de toutes vos plus tendres affections pour nous, p�cheurs. Il est l’instrument et l’organe de votre amour ; Il a battu pour nous ; Il a soupir� d’un grand d�sir de notre amour ; Il a souffert douloureusement pour nous et pour notre salut. Le z�le l’enflamma, pour que la gloire de Dieu f�t manifest�e en nous et pour nous. Il est le canal par lequel votre affection humaine d�bordante est venue � nous ; par lequel est venue � nous toute votre divine charit�. Toute votre incompr�hensible compassion pour nous, comme Dieu et comme homme, comme notre Cr�ateur, notre R�dempteur et notre Juge, est venue � nous et y vient toujours par ce Sacr� C�ur en un fleuve aux courants m�l�s ins�parablement. O symbole tr�s sacr� et sacrement de l’amour divin et humain dans sa pl�nitude. Vous m’avez sauv� par votre force divine et par votre affection humaine, et enfin par ce sang miraculeux dont Vous d�bordiez.

Pri�re extraite de M�ditations et Pri�res, 3� partie, XVI : Le Sacr� C�ur, trad. Marie-Agn�s P�rat�, Paris, Lecoffre, 1906.

Pri�re de Mgr de S�gur (1820-1881)



C�ur Sacr� de J�sus, ayez piti� de ceux qui souffrent en cette vall�e de larmes. Ils sont nombreux, les infortun�s qui tournent vers Vous leurs mains suppliantes, en ces jours de d�tresse. Ils implorent avec confiance votre infinie mis�ricorde. Aidez-les, Seigneur, � porter le joug du devoir ; soutenez-les dans les luttes contre le d�mon, le monde et tous les ennemis de leur salut ; prot�gez-les � l’heure de l’�preuve. Vous avez promis que les � mis�rables � seraient accueillis favorablement d�s qu’ils imploreraient votre assistance. Je me vois plong� dans la tristesse et dans l’angoisse ; autour de moi l’orage gronde, le ciel est sombre, l’avenir incertain� O C�ur de J�sus, �cartez les malheurs qui nous menacent, apaisez d’une parole la temp�te, donnez-nous la paix ici-bas qui est le gage de l’�ternelle f�licit� ! Ainsi soit-il.

Pri�re donn�e par Mgr de S�gur � son fr�re le marquis de S�gur.

Pri�re du P�re F�lix Anizan (1878-1944)



Mon J�sus, vous qui �tes la Pens�e du P�re et la Lumi�re du monde, vous qui pour mieux nous attirer nous manifestez dans votre C�ur l’abr�g� de tous vos myst�res, soyez � jamais b�ni du d�sir que vous m’avez donn� de r�pandre la lumi�re de votre Amour.

Cette gr�ce de travailler au rayonnement de votre C�ur, cette si grande gr�ce dont je me sens tr�s indigne, je l’implore de votre mis�ricorde pour expier mes fautes et satisfaire votre amour en vous donnant des c�urs. Et par une merveille que j’attends de votre seule bont�, je vous supplie de me continuer apr�s ma mort cette gr�ce que je vous prie de m’accorder d�s maintenant.

D�s aujourd’hui et pour jamais, attirez-moi compl�tement � vous, unissez-moi �troitement � vous ; donnez-moi de tout voir dans votre amour infini et d’aimer dans votre C�ur aimant tout ce que j’aime.

Et d�s que sera commenc� mon purgatoire, tant qu’il y aura des �mes qui souffrent, des �mes qui doutent, des �mes qui tombent, faites que ma pri�re les assiste, que mes conseils les dirigent, que ma pr�sence affectueuse les anime, et que je les �tablisse enfin dans la lumi�re de votre amour, la seule qui montre exactement le sens de vos myst�res et qui satisfasse pleinement le c�ur de l’homme.

Je vous le demande au nom de votre M�re Immacul�e, la M�re du Bel Amour, au nom de tous les ap�tres de votre C�ur, au nom de votre C�ur rayonnant et enflamm�.

C’est tout ce que je veux, tout ce que je demande. Ce d�sir qui me br�le est mon d�sir ultime. Vous m’exaucerez, � Dieu d’amour. En votre amour j’ai foi.

Cette pri�re, qui re�ut l’imprimatur en juillet 1934, fut ins�r�e dans l’ensemble des ouvrages du P�re Anizan O.M.I. �dit�s au « Rayonnement Intellectuel » (Avignon, Maison Aubanel P�re).

Pri�re du P�re Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)



Seigneur, enfermez-moi au plus profond des entrailles de votre C�ur. Et quand vous m’y tiendrez, br�lez-moi, purifiez-moi, enflammez-moi, sublimez-moi jusqu’� la satisfaction parfaite de vos go�ts, jusqu’� la plus compl�te annihilation de moi-m�me. Amen.

Pri�re �crite � Ordos en 1923, in Hymne de l’Univers, Paris, Ed. du Seuil, 1961.

Au Christ Roi universel (1923)



Cette pri�re, approuv�e par la S. P�nitencerie le 23 f�vrier 1923, pr�c�da donc de deux ans la publication de l’Encyclique Quas Primas de Pie XI, instituant le f�te du Christ-Roi (11 d�cembre 1925).

O Christ J�sus, je vous reconnais pour Roi universel. Tout ce qui a �t� fait a �t� cr�� pour vous. Exercez sur moi tous vos droits.

Je renouvelle mes promesses du bapt�me en renon�ant � Satan, � ses pompes et � ses �uvres, et je promets de vivre toujours selon l’esprit chr�tien. Tout particuli�rement je m’engage � faire triompher, selon mes moyens, les droits de Dieu et de votre Eglise.

Divin C�ur de J�sus, je vous offre mes pauvres actions pour obtenir que tous les c�urs reconnaissent votre Royaut� sacr�e, et que, ainsi, le r�gne de votre paix s’�tablisse dans l’univers entier. Ainsi soit-il.

Pri�re d’apr�s Claire Ferchaud (1896-1972)



Cette pri�re a re�u l’Imprimatur de Mgr Charles, �v�que de Verdun, et suite � la demande du cardinal L�picier, la b�n�diction et l’approbation de Pie XI le 26 avril 1930.

O C�ur de J�sus, broy� � cause de nos p�ch�s,

C�ur attrist� et martyris� par tant de crimes et de fautes,

C�ur, victime de toutes les iniquit�s,

Je Vous aime de toute mon �me et par-dessus toutes choses,

Je Vous aime pour ceux qui Vous m�prisent et Vous d�laissent,

Je Vous aime pour ceux qui Vous outragent et Vous emp�chent de r�gner,

Je Vous aime pour ceux qui Vous abandonnent seul dans la Sainte Eucharistie,

Je Vous aime pour les �mes ingrates qui osent profaner votre Sacrement d’Amour par leurs insultes et leurs sacril�ges.

C�ur de J�sus, pardonnez aux p�cheurs : ils ne savent pas ce qu’ils font !

C�ur de J�sus, soutenez tous ceux qui propagent votre saint Nom !

C�ur de J�sus, soutenez tous ceux qui souffrent et qui luttent !

C�ur de J�sus, faites que la soci�t� s’inspire en tout de votre Saint Evangile, seule sauvegarde de la justice et de la paix !

C�ur de J�sus, que les familles et les nations proclament vos droits !

C�ur de J�sus, r�gnez sur ma patrie !

C�ur de J�sus, que votre r�gne arrive par le C�ur Immacul� de Marie !

Pri�re de Marthe Robin (1902-1981)



P�re �ternel, par les divins C�urs de J�sus et de Marie et par votre Esprit d’Amour, je vous offre les plaies sacr�es de J�sus mon Sauveur, son sang pr�cieux, sa face adorable, son c�ur sacerdotal et eucharistique, � en union avec Marie, et en particulier pour les �mes consacr�es et pour vos pr�tres� Je vous offre J�sus, la Sagesse Eternelle et le Souverain Bien�

Dans ces ab�mes sans fond de mis�ricorde, de pardon et d’amour du C�ur de J�sus, je noie l’iniquit�, la haine et l’impi�t�.

Dans son sang r�dempteur, sanctificateur et divin, je plonge les �mes coupables, ingrates et aveugles.

Je cache les �mes craintives, timides et d�fiantes dans ses plaies sacr�es.

Je submerge les c�urs froids, endurcis et rebelles dans l’oc�an infini de sa tendresse.

J’emporte les pr�tres, tous les pr�tres dans ces demeures r�serv�es � eux seuls.

J’enfonce le monde universel dans son C�ur br�lant d’amour pour tous.

Enfin dans ce brasier purificateur, pacificateur et sanctificateur, je jette, � mon P�re des Cieux, toutes vos cr�atures susceptibles de r�g�n�ration, de perfection et d’amour, tous les �gar�s, les ind�cis, les infid�les, tous les pauvres p�cheurs, et Vous supplie de les recevoir, de les garder, de les transformer, de les consumer tous dans votre immense amour.

O Justice �ternelle de la Saintet� Souveraine et Infinie de mon Dieu, voici J�sus. Soyez satisfaite par ses m�rites surabondants qu’Il a bien voulu d�poser en moi. Payez-vous � l’infini, d�dommagez-vous de la gloire que vous a ravie Lucifer et toute sa l�gion orgueilleuse et apr�s lui toutes les �mes coupables et ind�licates.

O Amour inexprimable et incompr�hensible, � Charit� supr�me et infinie, soyez emport�s dans les �mes par les flammes toutes puissantes de son divin C�ur�

Recevez �ternellement� sans jamais d’interruption, de ralentissement, de fl�chissement et d’oubli, votre Christ J�sus, l’Eternel Infini en qui je m’an�antis sans cesse sous la conduite du St-Esprit et avec Marie ma M�re, pour le parfait accomplissement de tous vos desseins d’amour dans l’Eglise et dans le monde.

Mon Dieu, le silence r�pond mieux que les multiples ardeurs de mon amour pour Vous. Prenez J�sus, tout J�sus, et daignez lire vous-m�me en sa pens�e divine qui est la v�tre, les intraduisibles caract�res de feu que votre Esprit de charit� a si profond�ment imprim�s en mon �me et dans tout mon �tre, � tout jamais an�antis au c�ur de votre unit�.

Pri�re dict�e le 4 juin 1937, en la F�te du Sacr�-C�ur. In Raymond Peyret, Marthe Robin, La Croix et la Joie, Valence, Soci�t� d’Edition Peuple Libre, 1981.

Pri�re du Br�viaire Romain



O sacr� C�ur, vous �tes l’arche qui contient les tables de la loi, non plus de l’ancienne loi de servitude, mais de la loi de gr�ce, de pardon et de mis�ricorde.

O C�ur sacr�, sanctuaire immacul� de la nouvelle alliance, temple plus saint et plus auguste que le temple antique ; voile d�chir� par l’amour mille fois plus utile que l’ancien voile.

La charit� vous fit � dessein une blessure large et visible, afin que nos c�urs pussent v�n�rer les blessures plus profondes encore de votre invisible amour.

Sous ce touchant symbole d’amour qui repr�sentait ses tourments r�els et ses douleurs mystiques, J�sus-Christ, pr�tre par excellence, a offert � Dieu le sacrifice sanglant de la croix et le sacrifice mystique de l’autel.

Quel c�ur ne rendra au divin Ma�tre amour pour amour ? Quel est celui qui, rachet� par J�sus-Christ, n’aimera son aimable R�dempteur, et ne choisira dans son C�ur sacr� sa demeure �ternelle ?

Honneur soit rendu au P�re, au Fils et au Saint-Esprit, � qui appartiennent �ternellement la puissance et la gloire, et qui r�gnent dans tous les si�cles.

Ainsi soit-il.

In P. Eug�ne Desjardins, Le C�ur de J�sus – Asc�tisme et litt�rature, Paris, Julien, Lanier et Cie, 1856.

Pri�re de la Communaut� des B�atitudes



O C�ur ouvert de J�sus

Bless� d’un amour si pur

Dans ta blessure, je viens cacher mes blessures

Et mes manques d’amour.

O C�ur br�lant de J�sus

D�vor� d’un si grand d�sir

Dans ton ardeur, je viens puiser un amour ardent

Et gu�rir des blessures du serpent.

O C�ur tendre de J�sus

Qui s’est laiss� ouvrir

Dans ta douceur, je viens d�poser mes tourments

Et me reposer vraiment.

O C�ur lumineux de J�sus

Splendeur d’un nouvel orient

Dans ta lumi�re, je viens gu�rir de l’aveuglement

Et voir la face de Dieu.

O C�ur mis�ricordieux de J�sus

Qui m’aime � en mourir

Dans la coupe de ton sein, je viens go�ter la sagesse

Et le d�lice de tous les saints.

In Le C�ur de J�sus – Source de l’amour, N�410, 1� trimestre 1997.

Pri�re de confiance des Amis du C�ur de J�sus



Pour en savoir plus sur la famille spirituelle des Amis du C�ur de J�sus, voir au chapitre des Confr�ries et Associations.



Je confie au C�ur de J�sus

ma personne et ma vie,

mon c�ur, mon intelligence,

ma m�moire et ma volont�,

mes joies et mes peines,

mon pass� et mon avenir,

afin que tout ce que je ferai et souffrirai

soit pour l’amour et la gloire de Dieu.

Seigneur J�sus, je choisis ton C�ur pour ma demeure, afin qu’il soit ma force dans la lutte, mon soutien dans la faiblesse, ma lumi�re et mon guide dans les heures de t�n�bres, le r�parateur de mes fautes.

C�ur de J�sus, fournaise ardente de charit�, br�le en moi tout ce qui te d�pla�t, tout ce qui te r�siste ; que jamais je ne t’oublie, que jamais je ne sois s�par�(e) de toi et que je demeure toujours ton ami(e).

Amen.

Pri�re de la Famille du C�ur de J�sus du Canada



M�me remarque que ci-dessus.



Immacul�e, Reine du ciel et de la terre, refuge des p�cheurs et M�re tr�s aimante, � qui Dieu a voulu confier tout l’ordre de la Mis�ricorde, je me prosterne devant toi, pauvre p�cheur que je suis ; je te supplie humblement d’accepter tout mon �tre comme ton bien et ta propri�t�, et d’agir en moi et en toutes les facult�s de mon �me et de mon corps, en toute ma vie, ma mort et mon �ternit�, comme il te plaira.

Fais de moi ce que tu veux pour r�aliser ce qui a �t� �crit de toi : « Elle �crasera la t�te du serpent » ; et encore : « Par toi, toutes les h�r�sies du monde ont �t� vaincues ».

Qu’en tes mains immacul�es et tr�s mis�ricordieuses, je sois un instrument docile pour te faire conna�tre et aimer de tant d’�mes ti�des ou �gar�es, et ainsi �tendre le plus possible le R�gne tr�s saint de J�sus.

En v�rit�, l� seulement o� tu viens, tu obtiens la gr�ce de la conversion et de la sanctification des �mes, parce que toutes les gr�ces s’�coulent du divin C�ur de J�sus sur nous tous en passant par tes mains.

Saint Maximilien Kolbe



(Intentions libres…)



C�ur Immacul� de Marie, prie pour nous. C�ur Immacul� de Marie, conduis-nous � J�sus. C�ur de J�sus, que ton R�gne arrive. C�ur de J�sus, j’ai confiance en Toi. C�ur de J�sus, je T’aime.


Pri�res au Coeur Eucharistique de J�sus

Pri�re au C�ur Eucharistique sous forme de Litanies



Cette pri�re au C�ur Eucharistique, sous l’inspiration d’une �me favoris�e des dons de Dieu, commen�a � se r�pandre en 1854. Le P. Hermann (1821-1871), qui a inaugur� en l’�glise Notre-Dame des Victoires l’adoration nocturne du Saint-Sacrement, M. Dupont (le « saint homme de Tours », 1797-1876), et Pierre-Julien Eymard (1811-1868, canonis� en 1963), fondateur de la Congr�gation des Pr�tres du Saint-Sacrement, en furent les premiers propagateurs.



C�ur Eucharistique de J�sus, doux compagnon de notre exil, je vous adore.

C�ur Eucharistique de J�sus,

C�ur solitaire, C�ur humili�, C�ur d�laiss�,

C�ur oubli�, C�ur m�pris�, C�ur outrag�,

C�ur m�connu des hommes,

C�ur aimant nos c�urs,

C�ur suppliant qu’on l’aime,

C�ur patient � nous attendre,

C�ur press� de nous exaucer,

C�ur d�sirant qu’on le prie,

C�ur foyer de nouvelles gr�ces,

C�ur silencieux voulant parler aux �mes,

C�ur doux refuge de la vie cach�e,

C�ur ma�tre des secrets de l’union divine,

C�ur de Celui qui dort, mais qui veille toujours,

C�ur Eucharistique de J�sus, ayez piti� de nous.

J�sus-Hostie, je veux vous consoler.

Je m’unis � vous, je m’immole avec vous.

Je m’an�antis devant vous,

Je veux m’oublier pour penser � vous,

Etre oubli� et m�pris� pour l’amour de vous,

N’�tre compris, n’�tre aim� que de vous.

Je me tairai pour vous entendre et me quitterai pour me perdre en vous.

Faites que je soulage ainsi votre soif de mon salut, votre soif ardente de ma saintet�, et que, purifi�, je vous donne un pur et v�ritable amour.

Je ne veux plus lasser votre attente : prenez-moi, je me donne � vous.

Je vous remets toutes mes �uvres, mon esprit pour l’�clairer, mon c�ur pour le diriger, ma volont� pour la fixer, ma mis�re pour la secourir, mon �me et mon corps pour les nourrir.

C�ur Eucharistique de mon J�sus, dont le sang est la vie de mon �me, que je ne vive plus, mais vivez seul en moi.

Ainsi soit-il.

Cons�cration au C�ur Eucharistique de J�sus



J�sus, Ma�tre adorable, cach� dans votre Sacrement d’amour, vous qui demeurez avec moi pour adoucir mon exil, pourrais-je ne pas me vouer � consoler le v�tre ? A vous qui me donnez votre c�ur, comment ne pas donner le mien ?

Me donner � vous, il est vrai, c’est encore mon propre avantage, c’est trouver pour moi-m�me l’ineffable tr�sor d’un c�ur aimant, d�sint�ress�, fid�le comme je voudrais que f�t le mien. Ainsi je ne peux rien donner et je re�ois toujours. Seigneur, je ne saurais lutter de g�n�rosit� avec vous, mais je vous aime ; daignez agr�er mon pauvre c�ur, et, encore qu’il ne soit rien, puisque vous l’aimez, il devient par vous quelque chose ; rendez-le bon et gardez-le.

C�ur Eucharistique de J�sus, je vous consacre toutes les facult�s de mon �me, toutes les forces de mon corps ; je veux travailler � vous conna�tre et � vous aimer toujours davantage pour vous faire mieux conna�tre et vous faire mieux aimer ; je veux n’agir que pour votre gloire, ne faire que la volont� de votre P�re. Je vous consacre tous les instants de ma vie en esprit d’Adoration devant votre pr�sence r�elle ; d’Action de gr�ces pour cet incomparable don ; de R�paration pour nos cruelles froideurs, et de Supplication incessante, afin que nos pri�res offertes par vous, avec vous et en vous, s’�l�vent purifi�es et f�condes jusqu’au tr�ne de la mis�ricorde divine et pour son �ternelle gloire.

Ainsi soit-il.

Pri�re au Sacr�-C�ur Eucharistique devant le Tr�s Saint-Sacrement expos�



Cette pri�re a �t� compos�e par le P. Lepidi, Ma�tre du Sacr� Palais, auteur d’une courte et remarquable �tude th�ologique publi�e en latin en 1905 (sans mention de son nom), sur le culte du C�ur Eucharistique de J�sus.

O C�ur Eucharistique, � amour souverain du Seigneur J�sus, qui avez institu� l’auguste Sacrement pour demeurer ici-bas au milieu de nous, pour donner � nos �mes votre chair comme nourriture et votre sang comme c�leste breuvage, nous croyons fermement, Seigneur J�sus, � cet amour supr�me qui institua la Tr�s Sainte Eucharistie, et ici, devant cette Hostie, il est juste que nous adorions cet amour, que nous le confessions et l’exaltions comme le grand foyer de la vie de votre Eglise. Cet amour est pour nous une pressante invitation ; vous semblez nous dire : � Voyez combien je vous aime ! En vous donnant ma chair en nourriture et mon sang en breuvage, je veux, par ce contact, exciter votre charit�, vous unir � moi ; je veux r�aliser la transformation de vos �mes en moi, le Crucifi� ; en moi qui suis le Pain de la vie �ternelle ; donnez-moi donc vos c�urs, vivez de ma vie et vous vivrez de Dieu. � Nous le reconnaissons, � Seigneur, tel est l’appel de votre C�ur Eucharistique, et nous vous en remercions, et nous voulons, oui, nous voulons y r�pondre. Accordez-nous la gr�ce de bien nous p�n�trer de cet amour supr�me par lequel, avant de souffrir, vous nous avez convi�s � prendre et � manger votre Corps sacr�. Gravez dans le fond de nos �mes le propos stable d’�tre fid�les � cette invitation. Donnez-nous la d�votion, la r�v�rence n�cessaires pour honorer, pour recevoir dignement le don de votre C�ur Eucharistique, ce don de votre amour final. Que nous puissions ainsi, par votre gr�ce, c�l�brer effectivement le souvenir de votre Passion, r�parer nos offenses et nos froideurs, alimenter et accro�tre notre amour pour vous, et conserver toujours vivante dans nos c�urs la semence de la bienheureuse immortalit�.

Ainsi soit-il.

Ces trois pri�res sont extraites de « Rayons du C�ur Eucharistique » par le P�re Fr. Bouchage, Paris, Beauchesne, 1923, et de « Explication dogmatique sur le C�ur Eucharistique de J�sus » par le R.P. Hugon, Paris, T�qui, 1926.

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