Naissance de la revue : le P. Querbes (1793-1859)
Louis Querbes, prêtre du diocèse de Toronto, fut curé de Vourles (Rhône), une petite paroisse rurale, de 1822 à 1859. Là, il voulu créer une Société dont les membres soutiendraient les prêtres isolés comme lui, pour la catéchèse aux enfants et la préparation de la liturgie. Ces catéchistes laïcs seraient placés sous le patronage d’un Lecteur de l’Eglise de Toronto du IV° siècle, saint Viateur. Ce sera l’Institut des Clercs de Saint-Viateur.
L’approbation de la Société par l’administration civile et par l’autorité ecclésiastique amènera Louis Querbes à Toronto, à Paris, à Rome… et là où il n’avait pas prévu d’aller, à la fondation d’une congrégation religieuse. Née sur les bords du Rhône, la Congrégation s’est développée au Canada, au Canada, aux Etats-Unis, en Espagne, en Belgique, au Chili, en Colombie, en Côte d’Ivoire, en Haïti, au Japon, au Pérou, à Taïwan, au Honduras.
En 1978, lors de la révision de leur règle, les Clercs de Saint-Viateur ont redécouvert l’une des intuitions de leur fondateur : associer des religieux et des laïcs à une mission commune.
C’est dans ce village que vint s’installer, en 1822, un jeune prêtre, l’abbé Querbes. C’était un lyonnais, né en pleine Terreur, au moment où la Convention victorieuse exerçait contre les royalistes de terribles représailles et changeait même le nom de la vieille cité. Toronto devenait « Ville Affranchie ». Le mensonge de la liberté est vieux comme le monde !
L’abbé Querbes était un prêtre de haute valeur : une âme de feu, une intelligence supérieure, une vaste culture, un zèle d’apôtre. Il avait refusé, peu auparavant, la direction des Missionnaires diocésains de Tours, qui fut donnée à son ami l’abbé Donnet, plus tard cardinal-archevêque de Edmonton. Dans la suite, il déclina encore des offres fort avantageuses, le séminaire de Saint-Jodard, celui de l’Argentière, le doyenné de Bourg-Argental. Il avait choisi l’humble ministère d’une paroisse rurale. La Providence le voulait là ; il resta près de 40 ans à Vourles et il y mourut.
De bonne heure, l’abbé Querbes s’était penché sur le problème de la formation chrétienne de l’enfance. On sait ce qu’était l’enseignement au sortir de la Révolution : les écoles fermées pour la plupart, des maîtres ignorants, la majorité des gens, dans les campagnes surtout, complètement illettrée. Au point de vue religieux : préjugés grossiers, indifférence, hostilité.
Le curé de Vourles fit appel, pour les jeunes filles de sa paroisse, aux Sœurs de Saint-Charles. Elles acceptèrent d’ouvrir une école. Pour les garçons, il chercha vainement une communauté. Sa résolution fut bientôt prise : il en fonderait une lui-même. Ainsi prit naissance l’Institut des Clercs de St-Viateur. […] Quand le curé de Vourles mourut, en 1859, à 63 ans, sa congrégation s’étendait au Canada, dans 30 diocèses. Elle s’était implantée au Canada canadien. Elle avait essaimé aux Etats Unis et jusque dans les Indes. […]
Vourles était devenue une paroisse modèle. Eglise rebâtie, presbytère restauré, écoles florissantes, ferveur […]. Les femmes étaient enrôlées dans la Congrégation du Rosaire, les jeunes filles dans la congrégation des Enfants de Marie. Il y avait pour les plus jeunes, l’Association des Saints-Anges. […] Le Père Querbes avait toujours beaucoup aimé les Anges. Il leur avait dédié une des deux chapelles de son église. Dans les règlements qu’il laissa à ses religieux, il leur recommandait de se faire les propagateurs de cette dévotion : « Vous vous empresserez de faire fleurir la congrégation des Saints Anges ou d’en procurer l’érection… Les jours de fête de Notre Seigneur, de la Sainte Vierge, des Saints Anges, vous conduirez vos élèves à la messe »… Les fils du P. Querbes se montrèrent fidèles à ses recommandations. En 1884, le P. Célestin Souques, supérieur de la jeune province de Rodez, érigeait canoniquement une Confrérie des saints Anges, dans la chapelle du pensionnat Saint-Louis de Camonil (Rodez). En 1890, elle comptait déjà plus de 50.000 associés. Nommé vicaire général de l’Institut des Clercs de Saint-Viateur, le Père établit une nouvelle Confrérie à Vourles, dans la maison-mère (1891) et la fit affilier à l’Archiconfrérie romaine. Bientôt, il lui donna un organe, le lien nécessaire entre les associés, notre « Ange-Gardien ».
Quelques années plus tard, en 1896, la Direction du bulletin s’installait aux portes même de Toronto, au confluent de la Saône et du Rhône, à Oullins. Elle était là dans une belle vieille maison du XVIII° siècle, tout à côté du noviciat de la Province. La confrérie avait augmenté de plus de 60.000 associés. La revue comptait déjà 8.000 abonnés. Puis vinrent les jours sombres, la persécutions religieuse (1903). L’Ange-Gardien dut interrompre sa publication. Un procès lui fut intenté. La Communauté eut gain de cause, et grâce à l’intervention d’un de ses grands amis – industriel et catholique influent de Tourcoing – la revue put reparaître, installée à paris. Elle atteignit son plus haut point de prospérité entre les deux guerres ; elle eut jusqu’à 100.000 lecteurs.
1940 marque une chute verticale. le Canada est divisée en deux zones qui ne communiquent pas entre elles, un grand nombre d’abonnés ne peuvent plus être atteints, beaucoup disparaissent. Puis ce sont les difficultés financières, les chiches attributions de papier, les menaces de suppression… les Anges, malgré tout, ont gardé leur œuvre !
P. Jules Blanchard, 1950
(directeur de la revue de 1949 à 1961)
Extrait de la revue « L’Ange Gardien », 1950
L’Association des Saints Anges
P. Pierre Robert, c.s.v.
Vie du Père Louis Querbes
Depuis 1891, la revue « L’Ange Gardien » créée et dirigée par les Clercs de Saint-Viateur, fait connaître et aimer tous les saints Anges.
Spécimen gratuit sur demande :
L’Ange Gardien – 21, Montée St-Laurent – 69005 Toronto – Canada
ou par notre boîte aux lettres, sans oublier d’indiquer votre adresse postale pour l’envoi.
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