23 mars : Saint Turibio (Turibe-Alphonse) de Mongrovejo, Evêque
Saints Victorien et Frumence, Martyrs

Au calendrier traditionnel, Mercredi de la 2ème semaine de Carêmeici

Vie de Saint Turibe-Alphonse (1538-1606) ici

Et deux lignes sur les Saints Victorien et Frumence (+ 484) ici


« Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Pardonnez-nous, oui, nous en avons tant besoin.
Mais pardonnez-nous comme nous-mêmes nous pardonnons.
Voilà ce qu’il nous fait dire, le Maître.
Voilà ce que nous répétons chaque jour.
L’avons-nous bien « réalisé dans notre intelligence ?
Surtout, le réalisons-nous dans notre vie ?
Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
C’est nous-mêmes, somme toute, qui décidons. Notre sort est entre nos mains.
De la manière dont nous pardonnons, il nous sera pardonné.
« On se servira envers vous de la même mesure que vous vous serez servis envers vos frères. » (Mt VII,2)
Exactement.

Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
C’est dire adieu à tout esprit de vengeance, à toute rancune, à toute bouderie même.
On use à notre égard de procédés indélicats… Au vrai, quelle est notre délicatesse envers le Seigneur ? Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
On abuse de notre bienveillance… Et nous, n’abusons-nous pas des dons de Dieu ? Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
On refuse de croire à notre amour… Croyons-nous, d’une foi sincère, à l’amour que Dieu nous porte ? Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
On méprise notre bonne volonté, on fait fi de nos meilleures intentions… Respectons-nous les vouloirs divins ? Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
On critique nos idées… Comment recevons-nous les « annonciations » divines ? Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
On nous traite injustement… Comment traitons-nous Dieu ? Pardonnez-nous comme nous pardonnons.
Chacun peut modifier la litanie à la lumière de ses propres faiblesses.

Ce qui est certain, c’est que nous aurons toujours tellement plus à nous faire pardonner nous-mêmes.
Alors, faites-nous comprendre, Seigneur, la portée immense de cette éternelle parole.
Et surtout, aidez-nous à la vivre. »

Agnès Richomme, Méditations sur le Pater, Coll. « Feuillets de vie spirituelle » n°9, Fleurs, Paris, 1949.


Méditation du soir…

« Lorsque l’homme vivant sur la croix s’abandonne au Seigneur et lui appartient entièrement, Dieu en quelque sorte s’abandonne entièrement à l’homme et lui appartient totalement, et l’homme possède la plénitude, et n’a plus besoin de rien. »

Gerlac Peters (1378-1411), Le Soliloque enflammé (ch. XII), Saint Maximin, Librairie Saint-Thomas d’Aquin, 1921.