Annonciation du Seigneur
« Pour la solennité de l’Incarnation du Verbe, on a repris dans le Calendrier Romain, par une décision motivée, l’ancienne appellation « Annonciation du Seigneur », mais la célébration était et reste une fête conjointe du Christ et de la Vierge : fête du Verbe qui se fait « fils de Marie » (Mc 6, 3), fête de la Vierge qui devient Mère de Dieu. En ce qui concerne le Christ, l’Orient et l’Occident, dans les inépuisables richesses de leurs liturgies, célèbrent cette solennité comme mémoire du fiat salvifique du Verbe incarné qui, entrant dans le monde, dit : « Voici, je viens … pour faire, ô Dieu, ta volonté » (cf. He 10, 7 ; Ps 39, 8-9) ; comme commémoration du début de la rédemption et de l’union intime et indissoluble de la nature divine avec la nature humaine dans l’unique Personne du Verbe. En ce qui concerne Marie, cette solennité apparaît comme la fête de la nouvelle Eve, vierge obéissante et fidèle qui, grâce à son généreux fiat (cf. Lc 1, 38), devint, par l’œuvre de l’Esprit, Mère de Dieu, mais aussi vraie mère de tous les vivants et, par l’accueil en son sein de l’unique Médiateur (cf. 1 Tm 2, 5), véritable Arche d’Alliance et véritable Temple de Dieu ; c’est donc la mémoire d’un moment culminant du dialogue de salut entre Dieu et l’homme, et une commémoration du libre consentement de la Vierge et de son concours au plan rédempteur. » Bx Paul VI, Exhortation Apostolique Marialis cultus (Sur le culte de la Vierge Marie), 6, 2 février 1974. |
Cantarte Regensburg
IN ANNUNTIATIONE B. M. V. Ant. ad Introitum. Ps. 44,13,15 et 16. Ps. Ibid., 2. |
« La Vierge Marie a fermé les yeux Et voilé son coeur de ses deux paupières pour ne plus rien voir, pour entendre mieux Un souffle qui fait trembler ses prières… Un frisson le long du petit jardin Le vent sur le toit vient de rencontrer Un Ange a parlé tout bas dans la chambre. Je ne l’ai pas vu. Mais en s’en allant, Il a fait tomber à la place en moi Ah ! comment un mot sortira-t-il bien ……………………………….. La Vierge Marie est dans son bonheur. Il y a dans toi, Vierge, un petit Roi, Marie Noël, Le Rosaire des joies (« Annonciation », extrait), Crès, 1930. |
Josquin des Prez (v.1450-1521) : « Vultum tuum »
(Cf. texte de l’Introït de la Messe de ce jour)
« L’orgueil est l’amour désordonné de sa propre excellence. L’homme s’aime, et, contenu dans ses limites, cet amour est légitime ; il est dans l’homme, comme dans tout être vivant, un besoin de conservation, un principe d’ordre et un ressort de progrès. Si l’homme ne s’aimait, il n’aurait ni le besoin d’être, ni la passion de croître, ni l’ambition de se mettre avec les autres êtres dans les rapports qui concourent à l’harmonie générale en le complétant lui-même. Donc l’homme devait s’aimer, et il s’aime. Mais voici le coup terrible qui a blessé le fond de son être, et qui, le mettant en désaccord avec les autres êtres, le dégrade lui-même. L’homme s’aime tout seul ; il s’aime plus que l’humanité, plus que Dieu, plus que tout ; il s’aime jusqu’au désordre, jusqu’à l’exaltation, et quelquefois jusqu’au délire. Et par là vous pouvez comprendre déjà comment l’orgueil devient dans la vie humaine un principe de dégradation morale. » R.P. C.J. Félix s.j. (1810-1891), Le Progrès par le christianisme – Conférences de Notre-Dame de Paris, Année 1857 (Cinquième conférence : l’orgueil obstacle au progrès), 4e édition, Paris, Librairie d’Adrien Le Clere et Cie, s.d. |
William Byrd : Diffusa est Gratia
Octette SIM (Societatis in Musica) – Dir. Horacio Castillo
(Même texte que celui du Graduel de la Messe de ce jour) Graduale. Ps. 44, 3 et 5. Graduel |