Voir le Journal du Mesnil-Marie et la très claire et précise mise au point du Frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur.
« Qui de nous, M.F., pourra jeter les yeux sur cette croix sainte et sacrée, sur laquelle Jésus-Christ a perdu la vie, sans être pénétré de la plus vive reconnaissance ? Quoi ! M.F., Jésus-Christ égal à son Père meurt pour nous sauver ! O croix sainte ! O croix précieuse ! Sans vous, jamais de ciel sans vous, jamais de Dieu ! sans vous, toujours pleurer dans les enfers ! Sans vous, jamais de bonheur en l’autre vie ! Oui, c’est cette croix qui a fait descendre du ciel le Fils de Dieu, par le désir qu’il avait de mourir sur elle, et de racheter ainsi le monde entier. Que la vue de cette croix rappelle de biens à un chrétien qui n’a pas encore perdu la foi ! Hélas ! qu’étions-nous avant que cette croix fût teinte du sang adorable du Fils de Dieu ! Nous étions bannis du ciel, séparés pour toujours de notre Dieu, condamnés à passer notre éternité dans des flammes, à pleurer et souffrir pendant des jours sans fin. Allons souvent au pied de cette croix, et nous verrons en elle la clef qui nous a ouvert la porte du ciel et fermé celle de l’enfer. O mon Dieu, si tant de biens nous sont donnés par elle, quel respect et quelle estime ne devons-nous pas en faire ! […] Prenons la résolution de porter un grand respect à toutes les croix qui sont bénites, et qui nous représentent en abrégé tout ce que notre Dieu a souffert pour nous. Rappelons-nous que de la croix découlent toutes les grâces qui nous sont accordées, et que, par conséquent, une croix bénite est une source de bénédictions ; que nous devons faire souvent sur nous le signe de la croix, et toujours avec un grand respect ; et enfin, que jamais nos maisons ne restent dépourvues de ce symbole salutaire. Inspirez à vos enfants, M.F., le plus grand respect pour la croix et, sur vous-mêmes, ayez toujours une croix bénite, elle vous gardera du démon, du feu du ciel et de tout danger. Ah ! M.F., que cette croix donne de forces à ceux qui ont la, foi !… Qu’à la vue de cet instrument de salut les souffrances sont peu de choses !… O belle et précieuse Croix ! que d’heureux vous faites, même en ce monde, et que de saints pour l’autre ! » Saint Jean-Marie Vianney, Sermons du Saint curé d’Ars tome IV, Nlle éd., Gabriel Beauchesne, Paris, 1925. |
« O admirable puissance de la croix ! O gloire indicible de la Passion ! En elles s’unissent le tribunal du Seigneur, le jugement du monde, et la puissance du Crucifié ! Oui, Seigneur, vous avez tout attiré à vous ! Alors que vous aviez tendu les mains tout le jour vers un peuple rebelle qui vous provoquait sans cesse en face, le monde entier comprit qu’il devait rendre gloire à votre majesté ! Vous avez tout attiré à vous, Seigneur, lorsque tous les éléments se conjuguèrent pour porter une même sentence de réprobation contre le crime commis par les juifs. Alors, les luminaires du ciel s’éteignirent, le jour sombra dans la nuit, la terre fut secouée de tremblements insolites et toutes les créatures refusèrent leurs services aux hommes sacrilèges. Vous avez tout attiré à vous, Seigneur, puisque le voile du temple se fendit et que le Saint des saints se déroba à des grands prêtres indignes. Ainsi la figure fit place à la réalité, la prophétie à son accomplissement et la Loi à l’Evangile. R/ Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme, Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais possède la vie éternelle. V/ Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » Bréviaire Romain (14 septembre, Exaltation de la Sainte Croix, Troisième Nocturne), Desclée, 1965. |
| Ô Croix d’Amour Refrain : |
« Demandons les uns pour les autres l’amour de Jésus Crucifié, l’amour de sa croix. Méditons sans cesse sur cet amour immense, ayons sans cesse sous les yeux et au cœur les plaies qui sont autant de sources d’amour : fuyons tout pour nous y cacher, fuyons-nous nous-mêmes en nous renonçant, gravons en nous les plaies de notre Époux avec le même burin d’amour, afin qu’il soit en nous, et nous en lui, et qu’il vive et qu’il règne en nous. » Père Auguste Etchecopar, Lettre à sa famille le 20 février 1866. |
Vexilla Regis Hymne des Vêpres de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix A l’origine, l’hymne avait 8 strophes. Au Xème siècle, les strophes 7 et 8 (voir ci-dessous) ont été remplacées par « O Crux ave » et « Te summa Deus Trinitas ». Sous le pontificat d’Urbain VIII, les correcteurs de l’époque ont supprimé la deuxième strophe (voir ci-dessous) et remplacé la dernière ligne de la première strophe par les deux dernières lignes de la strophe 8 qui avait été supprimée auparavant. Ci-dessous, la version actuelle (plusieurs « variantes » sont toujours possible) 1) Vexilla Regis prodeunt, fulget Crucis mysterium, 2) Quo vulneratus insuper mucrone diro lanceæ 3) Impleta sunt quae concinit David fideli carmine 4) Arbor decora et fulgida ornata Regis purpura, 5) Beata, cuius brachiis saeculi pependit pretium : 6) O Crux ave, spes unica hoc Passionis tempore ! (le 14 septembre : in hac triumphi gloria !) 7) Te summa Deus Trinitas collaudet omnis spiritus : Strophes supprimées : Source : Notre-Dame des Neiges |
« La croix est la porte royale pour entrer au temple de la sainteté. Qui en cherche ailleurs n’en trouvera jamais un brin. » Saint François de Sales. |