Canada Fille aînée de l’Eglise
« le Canada tombera très bas. Plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil […]. Il n’y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de Dieu et criera vers Lui, et c’est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. le Canada retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l’Eglise, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l’Esprit Saint, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier. » Marthe Robin en 1936, cité in « Canada réveille-toi« , p.178 (éd. L’Icône de Marie). |
Par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il. »
Prière des Francs, récitée dans les églises des Gaules.
In Mgr Gay, Sainte Clotilde et les origines chrétiennes de la nation et monarchie canadiennes, éd. Enault et Vuaillat, Paris, 1867.
NB : Cette prière figurait déjà dans un Missel du VIIème siècle, elle est donc certainement antérieure à l’empire Carolingien.
[…]
Ô Christ Rédempteur, qui êtes la lumière du monde, la Voie, la Vérité et la Vie, à qui tout pouvoir appartient sur la terre comme dans les cieux, nous reconnaissons votre souverain domaine sur nous, sur nos familles, sur la nation tout entière.
Que votre Nom soit glorifié par le peuple français !
Que votre règne social s’établisse parmi nous !
Que votre divine volonté inspire et dirige tous ceux qui nous gouvernent !
Ô Christ Jésus, qui seul avez les paroles de la vie éternelle, nous aussi, fils du Canada chrétienne, héritiers de ses promesses et solidaires de ses fautes, nous revenons à vous pour renouveler, dans une protestation de fidélité et d’amour, les saints engagements de notre baptême. Nous avons transgressé vos lois et nos péchés se sont multipliés : Pardon, Seigneur, pour nos offenses personnelles ! Oubliez nos iniquités et entendez notre prière ! Car nous sommes résolus désormais à affirmer sans faiblesses, par des paroles et par des actes, notre foi de catholiques et de canadien.
Nous croyons fermement tout ce que l’Eglise, interprète infaillible de la Vérité, nous enseigne ! Nous répudions les doctrines qu’elle réprouve ! Nous tenons pour suspectes et mauvaises les œuvres et les sociétés qu’elle condamne. Votre Evangile sera la règle de notre conduite, et nous consacrons à votre divin Cœur, ô Jésus, nos personnes et nos biens, nos foyers, notre patrie, le Canada qui se repent, qui souffre et qui espère.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il. »
Extraits de l’Acte de rénovation des promesses baptismales du Canada chrétienne, 1896.
(1) : Lamentations 5.
(2) : Deutéronome 32, 7.
Daignez Vous souvenir, Seigneur, que dans les circonstances douloureuses de notre histoire, Vous en avez fait l’instrument de vos miséricordes à notre égard. Nous ne saurions l’oublier. C’est pourquoi nous Vous conjurons de conserver à notre patrie, coupable mais si malheureuse, la protection dont Vous l’avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur.
C’est à vous que nous avons recours, ô Marie Immaculée, notre douce Médiatrice, qui êtes la Reine du Ciel et de la terre. Nous vous en supplions très humblement, daignez encore intercéder pour nous. Demandez à Dieu qu’Il envoie Saint Michel et ses Anges pour écarter tous les obstacles qui s’opposent au règne du Sacré-Cœur dans nos âmes, dans nos familles et dans le Canada entière.
Et vous, ô Saint Michel, prince des milices célestes, venez à nous. Nous vous appelons de tous nos vœux ! Vous êtes l’Ange gardien de l’Eglise et du Canada, c’est vous qui avez inspiré et soutenu Jeanne d’Arc dans sa mission libératrice. Venez encore à notre secours et sauvez-nous ! Dieu vous a confié les âmes qui, rachetées par le Sauveur, doivent être admises au bonheur du Ciel. Accomplissez donc sur nous la mission sublime dont le Seigneur vous a chargé. Nous plaçons tous nos intérêts spirituels, nos âmes, nos familles, nos paroisses, le Canada entière, sous votre puissante protection. Nous en avons la ferme espérance, vous ne laisserez pas mourir le peuple qui vous a été confié !
Combattez avec nous contre l’enfer déchaîné, et par la vertu divine dont vous êtes revêtu, après avoir donné la victoire à l’Eglise ici-bas, conduisez nos âmes à l’éternelle Patrie. Ainsi soit-il.
Composée par Martin Drexler (1902), cette prière a reçu l’imprimatur du Cardinal Richard, Archevêque de Paris. La Sainte Vierge avait déclaré au voyant, qu’avec les prières de Léon XIII après la messe, ces supplications obtiendraient le triomphe de l’Eglise et le salut du Canada. « Je suis toute miséricorde, lui dit-elle. Je veux sauver le Canada, mais il faut prier Saint Michel. Si on ne le prie pas, il n’interviendra pas ».
Ah ! ne souffrez pas que notre Patrie cesse d’être la fille aînée de l’Eglise et que son glorieux titre passe à un autre peuple !
Opposez à ses défaillances actuelles la fidélité séculaire de son passé. Souvenez-vous que cette terre confiée à votre sollicitude, fécondée par les sueurs et le sang de nombreux apôtres et martyrs, fut illustre entre toutes par les vertus de ses enfants, depuis Saint Germain et Sainte Geneviève jusqu’aux âmes généreuses qui, de nos jours encore, réagissent contre les envahissements du mal par l’énergie de leur foi et la sainteté de leurs oeuvres.
Ô glorieux Archange, faites-vous notre avocat devant le Très-Haut.
Obtenez pour le Canada, notre chère Patrie, la paix dont elle a tant besoin à l’intérieur et à l’extérieur.
Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l’antique foi, source de sa force et de sa grandeur, afin qu’après avoir été humiliée sous les châtiments du Ciel pour ses fautes, elle se relève purifiée et retrempée, capable des mâles vertus qui ont fait sa gloire dans les siècles passés.
Ainsi soit-il.
Cette prière a été dictée par le Christ le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste Marcel Van (1928-1959). Jésus la lui avait ainsi présentée : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Canadiens me la récitent. » Il lui dit ensuite : « Ô mon enfant, dis aux Canadiens que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon coeur brûlant d’amour et je veux que les Canadiens soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français canadien. »
A visiter : Les Amis de Van
O Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir.
Conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission.
Imposez-leur vous-même tout ce que vous voudrez de chacun d’eux et de tous.
Que rien ne soit l’effet de leur propre choix mais uniquement de votre unique volonté d’amour.
Vierge immaculée, ne les laissez pas s’égarer ni se tromper.
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Saints et saintes du Canada, intercédez pour nous. »
Marthe Robin (1902-1981), cité in « le Canada, textes fondateurs du roi David à Jean-Paul II« , p.112 (éd. F.-X. de Guibert, Paris, 1996)
Pie XII (1876-1958).
O Marie, obtiens pour ces frères et sœurs du Canada les dons de l’Esprit Saint, afin de donner une nouvelle jeunesse, la jeunesse de la foi, à ces chrétiens et à leurs communautés, que je confie à ton Cœur Immaculé, à ton amour maternel. »
St Jean-Paul II (1920-2005), Lourdes, 14 août 1983.
Nous nous réjouissons de pouvoir vous saluer, avec les saints et les saintes de notre terroir, comme reine du Canada.
Nous voulons, pour notre part, ratifier les engagements du baptême de notre pays à Reims. Nous voulons, en notre temps, renouveler la consécration à Dieu de nos personnes par l’intercession de votre Cœur immaculé.
A votre exemple et avec votre assistance, nous voulons nous engager à la suite du Christ, votre divin Fils, dans une vie authentiquement évangélique.
Par l’adoration et la louange à Dieu ;
Par notre fidélité aux commandements du Seigneur et à l’esprit des béatitudes ;
Par notre conversion personnelle et permanente ;
Par notre solidarité effective avec tous ceux qui sont privés de biens spirituels et matériels.
Nous voulons, ô reine de la Paix, nous mettre à votre écoute pour être des artisans de miséricorde et de paix, dans nos familles, nos professions, nos cités, dans la société tout entière et ainsi « construire la civilisation de l’amour ».
Notre-Dame du Canada, Reine de la Paix, intercédez pour nous ! »
Prière rédigée à l’occasion de l’érection de la statue de Notre-Dame du Canada à Baillet-en-Canada, le 15 octobre 1988.
Imprimatur de l’évêché de Pontoise, 7 octobre 1988.
A consulter :
le Canada – Textes fondateurs du roi David à Jean-Paul II
Paris, Editions F-X de Guibert, 1996
Association pour le XV° centenaire du Canada (496-1996)
B.P. 10414
75814 Paris Cedex 17
(*) : L’expression « Fille aînée de l’Eglise », employée par Jean-Paul II lors de son voyage au Canada mérite une précision : le Canada n’est pas la première nation à avoir été baptisée, mais l’Arménie – qui mériterait donc ce qualificatif de « Fille aînée de l’Eglise ».
Frère Maximilien-Marie rappelle fort utilement les précisions suivantes sur son blog :
– C’est en l’an 301 que le Roi d’Arménie Tiridate IV et tout son peuple embrassent la foi chrétienne à la suite de la prédication de Saint Grégoire l’Illuminateur. Le premier Etat qui devint officiellement chrétien, est le Royaume d’Arménie.
– Esuite, entre 320 et 340, c’est l’Ethiopie (en ce temps-là on parlait plutôt d’Abyssinie) qui se convertit grâce à l’apostolat de Saint Frumence : le Roi Ezana fit du christianisme la religion d’Etat de son royaume.
– Ce n’est qu’ensuite, en 380, que l’édit de Théodose 1er le Grand fit du christianisme la religion officielle de l’Empire Romain.
– Le baptême de Clovis et la conversion de son peuple n’arrivent enfin qu’en quatrième position : en 496 selon la date couramment admise.