Au fil des jours ... en 2015





Lundi 2 février 2015

Purification de la Sainte Vierge (Présentation du Seigneur)

Présentation du Seigneur au Temple

Menologion de Basile

Introït de la Messe IN PURIFICATIONE B. MARIÆ V.


Ant. ad Introitum. Ps. 47, 10-11. - Introït
Suscépimus, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui : secúndum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terræ : iustítia plena est déxtera tua.
Nous avons reçu, ô Dieu, votre miséricorde au milieu de votre temple : comme votre nom, ô Dieu, ainsi votre louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre : votre droite est pleine de justice.

Ps. ibid., 2.
Magnus Dóminus, et laudábilis nimis : in civitáte Dei nostri, in monte sancto eius.
Le Seigneur est grand et digne de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne.

V/.Glória Patri.

Calendrier liturgique et sanctoral



Neuvaine à Notre Dame de Lourdes (fêtée le 11 février)
du 2 au 10 février

Ô Vierge Marie, à l'appel de Dieu, vous avez répondu :
« Qu'il me soit fait selon ta parole ».
Par vous, le Verbe s'est fait chair,
il donne au monde un Sauveur.

Cette mission, vous l'avez acceptée jusqu'au pied de la croix.
Vous étiez encore présente au Cénacle avec les Apôtres
que le Christ enverrait à toutes les nations
pour faire des disciples.

Notre Dame de Lourdes, à la grotte de Massabielle,
vous avez envoyé la petite Bernadette vers le monde
et vers l'Eglise. Vous lui avez confié la mission de demander
que l'on y vienne en procession.
Aujourd'hui, vous nous demandez de nous porter
là où Dieu est menacé dans l'homme
et l'homme menacé comme image de Dieu.

Vous qui recevez notre prière,
donnez-nous de faire connaître au monde votre Fils,
lui qui nous fait participer à sa dignité de prêtre, prophète et roi.

Amen.

1. Chaque jour, une dizaine de chapelet,
et trois fois les invocations :
       - Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous !
       - Sainte Bernadette, priez pour nous !
2. Ensuite, la prière ci-dessus.
3. Messe et communion, de préférence le 11 février.
Confession recommandée.

A propos de confession...
Savons-nous nous confesser ? - Abbé Jean-Raphaël Dubrule

A consulter : nos pages des neuvaines



Sainte Messe célébrée par le Pape François à la Basilique Saint-Pierre
Présentation du Seigneur - XIXe Journée mondiale de la vie consacrée
en présence des membres des Instituts de Vie Consacrée et des Sociétés de Vie apostolique

Livret de la célébration

Le Pape François a présidé ce lundi après-midi la Messe dans la basilique Saint-Pierre à l'occasion de la Journée mondiale de la vie consacrée. Une célébration qui s'est ouverte par la bénédiction des cierges, et une procession de cinquante religieux, parmi lesquels des religieuses engagées dans la lutte contre la traite des personnes mais aussi des sœurs qui œuvrent auprès des migrants ou des prisonniers.

Au cours de son homélie, le Pape est revenu sur la présentation de Jésus au temple, dont la liturgie fait mémoire le 2 février. « Devant nous se tient l'icône de Marie qui chemine avec l'Enfant-Jésus dans les bras », a-t-il souligné, expliquant que « le bras de Marie était comme l'escalier dans lequel le Fils de Dieu descendait vers nous ». Le Pape a ainsi développé la dynamique de Jésus, celui qui est descendu vers les hommes pour ensuite monter vers le Père. De ce double mouvement nous pouvons tirer des enseignements pour la vie consacrée a t-il souligné.

« Jésus a emprunté le même chemin que nous pour nous indiquer le "chemin nouveau et vivant" (Lettre aux Hébreux) qui est lui-même, et pour nous, consacrés, il s'agit de l'unique chemin que concrètement et sans alternative nous devons parcourir avec joie et espérance ». Pour un religieux, progresser sur ce chemin signifie s'abaisser dans le service, « c'est à dire faire le même chemin que Jésus » a expliqué le Saint-Père, soulignant aussi que derrière la "règle" que suit toute personne consacrée, subsiste la "règle véritable" qui est celle de l’Évangile.

Lors de la présentation de Jésus au temple, a poursuivi François, les figures de Siméon et d'Anne, qui accueillent Jésus, sont des personnes dociles à l'Esprit Saint, une incarnation de la sagesse. Cette sagesse est aussi l'une des vertus de la personne consacrée. Marie et Joseph suivent la loi du Seigneur sur la voie de l'obéissance, tandis que Siméon et Anne voient dans l'Enfant -Jésus l'accomplissement de la loi et des promesses de Dieu. Ils sont « capables de se réjouir ». Mais cette sagesse est parfois donnée aussi aux plus jeunes, a relevé le Pape, à condition qu'ils soient disponibles à parcourir la voie de l'obéissance à l'Esprit.

Le Saint-Père a ainsi plaidé pour un renouvellement et une nouvelle vigueur de la vie consacrée, à travers un « grand amour de la règle », mais aussi à travers la « capacité de contempler et d'écouter les plus âgés de la congrégation ». Cette vie consacrée ne doit être ni "light" ni "désincarnée". « Guidons le peuple à Jésus comme nous nous laissons guider par Lui, a conclu le Pape, voilà ce que nous devons être : des guides accompagnés ».

Source : Radio Vatican.

Texte intégral de l'homélie traduit en français sur Zenit.org.
Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.



« Aujourd'hui, une vierge mère porte le Seigneur du temple dans le temple du Seigneur, et Joseph vient offrir à Dieu, non pas son fils à lui Joseph, mais le Fils même de Dieu, en qui le Père a mis toutes ses complaisances. Siméon, le juste, reconnaît celui qu'il attendait, Anne, la veuve, le confesse. Ces quatre personnages sont les premiers qui ont célébré, en ce jour, une procession qui devait ensuite être l'objet d'une fête joyeuse, fête pour tous les peuples de la terre, et dans tous les endroits du monde. Ne vous étonnez point si cette procession fut petite, Celui qui en était l'objet était si petit lui-même ! Mais, dans ses rangs, il n'y avait point de place pour un seul pécheur, ceux qui la composaient étaient tous justes, saints et parfaits. Mais Seigneur, ne sauverez-vous que ceux-là ? Vous grandirez et votre compassion grandira aussi, et, quand votre miséricorde se sera multipliée, vous ne sauverez pas seulement les hommes, Seigneur Dieu, vous sauverez les animaux même. Dans une seconde procession, le Sauveur marche précédé et suivi de la foule, mais alors ce n'est plus une vierge, c'est un âne qui le porte ... Si on est de moeurs pures, si à l'obéissance on joint la charité, qui couvre une multitude de péchés, alors on sera jugé digne de l'honneur de suivre sa procession. Je vais plus loin et je trouve que cette procession même, où il semble n'avoir admis qu'un si petit nombre de personnes, nous est réservée, à nous aussi. Et pourquoi n'aurait-il pas réservé, pour la postérité, cet honneur qu'il a accordé à nos devanciers ?

"Seigneur Dieu, nous avons reçu votre miséricorde au milieu de votre temple (Psal. XLVII, 10.)" ... Embrassons donc la miséricorde que nous avons reçue au milieu du temple, et ne nous éloignons pas plus du temple que la bienheureuse Anne ne s'en éloignait elle-même. "Car le temple de Dieu est saint, mais ce temple n'est autre que vous-même (I Cor. III, 17)," dit l'Apôtre. Par conséquent, cette miséricorde n'est pas loin de vous, la parole de Dieu n'est point éloignée de vous, elle est dans votre bouche, dans votre cœur (Rom. X, 8). D'ailleurs, le Christ habite dans vos coeurs par la foi, voilà quel est son temple, quel est son trône ; car je ne pense pas que vous ayez oublié ces paroles : "L'âme du juste est le trône de la sagesse (1)." Aussi, s'il est une chose que je veux rappeler souvent à mes frères, que je veux leur rappeler toujours, et que je leur demande aujourd'hui avec instance, c'est que, dans cette chair, nous ne vivions point selon la chair, si nous ne voulons point déplaire à Dieu. Ne soyons pas amis de ce siècle, si nous ne voulons être ennemis de Dieu. Résistons aussi au diable, et il s'éloignera de nous, il nous laissera marcher librement selon l'esprit, et vivre dans notre coeur. Aussi bien, le corps qui se corrompt appesantit, énerve et effémine l'âme, et cette habitation de boue accable l'esprit par la multitude de soins dont elle l'occupe, et l'empêche de s'élever aux choses du ciel (Sap. IX, 15). Voilà pourquoi la sagesse de ce monde est appelée folie auprès de Dieu, et celui qui se laisse vaincre par le malin lui est abandonné en esclavage. Or, c'est dans le cœur que nous recevons la miséricorde, c'est dans le cœur que Jésus-Christ habite, c'est dans le cœur enfin qu'il parle de paix à son peuple, à ses saints, à ceux, en un mot, qui rentrent dans leur coeur. »

1. Cette phrase est citée comme étant de l'Ecriture sainte par plusieurs Pères, et entre autres par saint Grégoire-le-Grand. Nous la retrouverons encore sous la plume de saint Bernard, dans son sermon XXVII sur le Cantique des cantiques.

St Bernard, Extrait du Premier Sermon pour le jour de la Purification de la Sainte Vierge Marie : Des trois miséricordes, in "Oeuvres complètes de Saint Bernard" Tome III, Traduction nouvelle par M. l'Abbé Charpentier, Paris, Librairie Louis Vivès, Éditeur, 1866.






Guillaume Dufay : Ave Maris Stella (pour 3 voix)
Ensemble Pomerium - Dir. Alexander Blachly (1998)

(Hymne des premières Vêpres)



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