Au fil des jours ... en 2017





Mercredi 31 mai 2017

Fête de Marie Reine
(Fête déplacée au 22 août au nouveau calendrier)

C'est une tradition fort ancienne dans l'Eglise que de saluer la Vierge Marie du titre de Reine. Le mot se trouve déjà dans les écrits de saint Jean Damascène. La piété des chrétiens se plut souvent à lier le mystère de la Royauté de la Sainte Vierge à celui de son Assomption. C'est par la méditation du couronnement de la Sainte Vierge dans le ciel que se terminent les mystères du rosaire, et ses litanies saluent la Reine des anges et de tous les saints.
Le 11 octobre 1954, quatre ans après avoir défini le dogme de l'Assomption, le pape Pie XII institua cette fête de la Royauté de Notre-Dame. Elle est reine :
- parce qu'elle participe à la royauté de son Fils Jésus ;
- comme Mère de la Sagesse qui nous ouvre à la Parole de Dieu et nous introduit ainsi dans le Royaume ;
- par son intercession toute-puissante auprès de Dieu, Marie, reine de paix, intercède pour le salut de l'humanité.

Présentation de la fête de Marie Reine par les moines bénédictins de l'Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, in "Missel complet pour la forme extraordinaire du rite romain", Editions Sainte-Madeleine, Le Barroux, 2013.

Mémoire de Ste Pétronille, vierge
(voir hier mardi 30 mai)

En certains endroits (8 ou 31 mai) :
Marie, Médiatrice de toutes grâces

Cette fête fut accordée en 1921 à toute la Belgique par Benoît XV, puis étendue à de nombreux diocèses.

Cf. méditation du 24 mai 2014 (Abbé C. Martin : "Marie, Médiatrice de toutes grâces").

Marie Médiatrice

« Ma devise est : toute à Jésus par Marie, médiatrice de toutes grâces. Ma vie est toute d'union à Notre-Seigneur par l'union à sa Sainte Mère. »

Marthe Robin, 3 février 1930, in "Prends ma vie Seigneur : La longue messe de Marthe Robin", P. Raymond Peyret, Desclee de Brouwer, Paris, 1985.

Au nouveau calendrier :
La Visitation de la Vierge Marie



Prière à Marie-Reine

« Du fond de cette terre de larmes, où l'humanité souffrante se traîne péniblement, dans les remous d'une mer sans cesse agitée par le vent des passions, nous levons les yeux vers vous, ô Marie, Mère très aimée, pour puiser du réconfort dans la contemplation de votre gloire et pour vous saluer Reine et Maîtresse des cieux et de la terre, Notre Reine et Notre Dame.
Votre royauté, nous voulons l'exalter avec une légitime fierté de fils et la reconnaître comme dûe à la suprême excellence de tout votre être, ô très douce et vraie Mère de Celui qui est Roi par droit propre, par héritage, par conquête.
Régnez, ô Notre Reine et Notre Dame, nous montrant le chemin de la sainteté, nous dirigeant et nous assistant, afin que nous ne nous en éloignions jamais.
[...]
Accueillez la prière de ceux qui savent que votre royaume est un royaume de miséricorde, où toute supplication est entendue, toute douleur réconfortée, toute infortune soulagée, toute infirmité guérie et où, comme sur un signe de vos très douces mains, la vie renaît souriante de la mort elle-même.
Accordez-nous que ceux qui maintenant, dans toutes les parties du monde, vous acclament et vous reconnaissent Reine et Maîtresse puissent jouir un jour au Ciel de la plénitude de votre royaume, dans la vision de votre divin Fils, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles.
Amen. »

Pie XII, extrait de la Prière à Marie-Reine, 1er nov. 1954 (AAS. 46, 662 ; DC. 51, 1423), in "Les Enseignements Pontificaux", Notre-Dame I, Desclée, 1957.

Raul Berzosa, Le Couronnement de la Vierge

Raul Berzosa, Le Couronnement de la Vierge
Plafond de l'Oratoire de la Confrérie de Notre-Dame des Douleurs, Málaga (Espagne)

(Crédit photo)



Audience générale de ce mercredi 31 mai 2017


L’Esprit-Saint nous rend capables d’espérer mais fait également de nous des « semeurs d’espérance », des consolateurs auprès des plus pauvres et des personnes rejetées : le Pape François l’a affirmé ce mercredi 31 mai 2017, lors de l’audience générale, Place St Pierre. A quatre jours de la Pentecôte, et devant des milliers de pèlerins venus à Rome pour fêter le Jubilé d’Or du Renouveau charismatique, le Souverain Pontife a centré sa catéchèse sur le rapport entre l’Esprit-Saint et l’espérance chrétienne.

L’espérance est comme une voile, affirme le Pape : « elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau vers le large ou vers le rivage ». Saint Paul, dans la lettre aux Romains souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit-Saint ». Déborder d’espérance, explique le Saint-Père, signifie ne jamais se décourager. Et c’est justement l’Esprit-Saint qui rend possible cette espérance invisible, car il atteste à notre esprit que « nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers ». L’Esprit de Dieu qui est en nous « nous pousse en avant, et c’est pour cela que l’espérance ne déçoit pas ».

Mais l’Esprit-Saint ne nous rend pas seulement capables d’espérer, il fait de nous des « semeurs d’espérance ». « Un chrétien peut semer l’amertume, il peut semer la perplexité, mais si tu fais cela, tu n’es pas un bon chrétien », a mis en garde le Pape. Le chrétien doit au contraire « semer l’huile et le parfum de l’espérance, et non le vinaigre de l’amertume et de la désespérance ».

L’Esprit-Saint fait également de nous des paraclets, c’est-à-dire des défenseurs de nos frères, les pauvres et les exclus. Et le Pape d’insister : « ce que l’Esprit-Saint fait pour chacun de nous, qui sommes ici sur cette Place, nous devons le faire pour ceux qui souffrent le plus », avant de souhaiter que la fête de la Pentecôte, « qui est l’anniversaire de l’Eglise », fasse des croyants des semeurs d’espérance pour tous ceux qui en ont besoin.

Source : Radio Vatican (MA).

Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

Résumé en français :

« Frères et sœurs, à proximité de la Solennité de la Pentecôte, nous nous rappelons que l’espérance est comme une voile ; elle recueille le vent de l’Esprit et le transforme en force motrice qui pousse le bateau, selon les cas, vers le large ou le rivage. Ainsi, l’Apôtre Paul souhaite que « nous débordions d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint ». Car, les hommes ont besoin d’espérance pour vivre et de l’Esprit Saint pour espérer. L’Esprit nous rend capables « d’espérer contre toute espérance » car il atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu et ses héritiers. Et, par là-même, il nous permet d’être des semeurs d’espérance, d’être comme Lui et grâce à Lui, des « paraclets », c’est-à-dire des consolateurs et des défenseurs de nos frères, en particulier des pauvres et des exclus. Mais l’Esprit Saint nourrit aussi l’espérance dans toute la création qui attend avec impatience sa libération et il nous conduit à la respecter. Alors, que la fête de la Pentecôte nous trouve unis dans la prière avec la Vierge Marie, pour que le don de l’Esprit Saint nous fasse déborder d’espérance ! »

« Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les membres de la Communauté de l’Emmanuel et de la Fraternité Pentecôte ainsi que les pèlerins venus de France, de Belgique et du Cameroun. Je salue les pèlerins du Bénin avec l’évêque Mgr. Vieira et ceux du Gabon avec l’évêque Mgr. Ogbonna Managwu. Avec la Vierge Marie, nous sommes unis dans la prière pour recevoir le don de l’Esprit Saint et déborder d’espérance. Ainsi, que l’Esprit Saint nous aide à être des semeurs d’espérance. Que Dieu vous bénisse ! »

Source : site internet du Vatican.





Llibre Vermell (Livre vermeil) de Montserrat - 1. O virgo splendens
Canon pour 3 voix
Transcription Jordan Alexander Key



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