Au fil des jours ... en 2010





03 octobre : 27ème Dimanche du Temps Ordinaire (Saint Gérard)



« Allons, mon âme, allons, tête levée, au-dessus de ce qui se passe au-dehors et au-dedans de nous, toujours content de Dieu, content de ce qu'il fait de nous et de ce qu'il nous fait faire. Allons au travers des langueurs, des maladies, des privations, des sécheresses, des faiblesses d'esprit, des pièges du démon et des hommes, de leurs défiances, jalousies et préventions. Volons, comme un aigle, au-dessus de tous ces nuages. Sentons tout cela : il ne dépend pas de nous d'y être insensibles ; mais souvenons-nous que notre vie n'est pas que vie de sentiment. Vivons dans cette région supérieure de l'âme, où Dieu et sa volonté sont tout.

L'âme de foi, qui sait le secret de Dieu, demeure tout à fait en paix, et tout ce qui se passe en elle, au lieu de l'effrayer, la rassure ; intimement persuadée que c'est Dieu qui la conduit, elle prend tout pour grâce et bienfait ; elle répète sans cesse, avec le divin Sauveur : "Oui, mon Père, puisque tel est votre bon plaisir". »

Jean-Pierre de Caussade s.j. (1675-1751), L'Abandon de l'âme à Dieu.

aigle en vol



« Ô âmes chéries du Seigneur, je vous dis avec l'apôtre : Tenez ferme, et ne vous laissez pas enlever, par vos ennemis, la couronne royale qui vous est préparée dans le ciel ; efforcez-vous de vous rendre semblable à votre divin Epoux, puisque tous les prédestinés doivent être trouvés conformes à son image (Rm VIII,29). Il marche en avant, couronné d'épines, chargé d'une croix, déchiré et méprisé ; en cet état, il invite quiconque veut le suivre, à renoncer à soi-même (Mt XVI,24). Il va mourir pour vous : il est donc juste que, mourant à vous-même, vous ne viviez plus que pour ce Dieu qui est mort pour vous ((II Co V,15).

Il est vrai que vous êtes bien faibles pour accomplir un tel sacrifice ; mais la vertu divine vous y aidera, si vous avez confiance en la bonté de votre Epoux. Bien des âmes, dit Saint Bernard, ne se sanctifient point, faute de courage. Armez-vous donc de courage, et confiez-vous en Dieu. Que vous serez heureuses si, vous livrant sans réserve à Jésus-Christ, vous pouvez, comme Sainte Agnès, lui rendre grâce à l'heure de la mort, de ce qu'il vous a été donné de mettre en Lui seul toutes vos affections ! »

Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), La véritable épouse de Jésus-Christ, O.C. Tome XI, Casterman, 1872.

Sacré Coeur de Jésus






« Toi qui m'as créée, sauve-moi. Puisque je suis indigne de prononcer ton nom si doux car il me servirait de consolation, j'ose, anéantie, implorer ton infinie miséricorde. Oui, je suis ingrate. Je le reconnais. Je suis poussière rebelle. Je suis un néant criminel. Mais, n'es-tu pas le Bon Pasteur ? N'es-tu pas celui qui est sorti à la recherche de la Samaritaine pour lui donner la vie éternelle ? N'es-tu pas celui qui a défendu la femme adultère et celui qui essuya les larmes de Marie la pécheresse ? Il est vrai qu'elles surent répondre à ton regard de tendresse. Elles recueillirent tes paroles de vie. Et moi, combien de fois ai-je été transportée par ton amour, combien de fois n'ai-je pas senti battre ton Coeur dans le mien, écoutant tes accents mélodieux ! - et cependant, je ne t'aime pas encore. Mais pardonne-moi. Souviens-toi que je suis un néant criminel, que je peux seulement pécher. Oh ! mon adorable Jésus, par ton Coeur divin, oublie mes ingratitudes et prends-moi toute entière. Isole-moi de tout ce qui se passe autour de moi. Que je vive en te contemplant toujours. Que je vive submergée par ton amour afin que lui consume mon être misérable et me convertisse en toi. »

Teresa de los Andes (canonisée le 21 mars 1993), in "Journal - La petite Thérèse du Chili 1900-1920", Ed. du Cerf, Paris, 1994.

Teresa de Jesus (de los Andes)



Méditation du soir...

« Nada te Turbe - Solo Dios Basta »
(Que rien ne te trouble - Dieu seul suffit)
Sainte Thérèse de Jésus (1515-1582).




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