La dévotion au Sacré-Coeur de Jésus

Prières - Litanies - Cantiques - Promesses




Actes de Consécration et de Réparation


Il existe plusieurs formules de Consécration, individuelles ou collectives.
Les papes Pie X, Benoît XV et Pie XI en ont eux-mêmes donné plusieurs : l'Acte de Consécration de Pie X est spécifiquement destiné aux prêtres. Celui de Benoît XV a été composé en vue des cérémonies d'intronisation du Sacré-Cœur dans les foyers. Enfin nous en connaissons deux de Pie XI, le premier ayant été donné en même temps que l'Encyclique
Quas Primas du 11 décembre 1925, le second avec l'Encyclique Miserentissimus Redemptor du 8 mai 1928.
Le premier Acte de Consécration que l'on trouvera ci-dessous est sans doute le plus ancien qui nous soit parvenu, écrit par la sainte de Paray-le-Monial.

"La Consécration au Cœur de Jésus est un don de soi pour laisser la charité du Christ nous animer, nous pardonner, nous entraîner dans son ardent désir d'ouvrir à tous nos frères les voies de la vérité et de la vie."
Jean-Paul II

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Acte de Consécration individuel de Marguerite-Marie (1647-1690)

La sainte attribuait cette consécration à Notre-Seigneur Lui-même. "Elle vient de Lui", écrivait-elle au Père Croiset. Elle est connue sous le nom de "Petite Consécration". Il en existe deux formules presque identiques - toutes deux autographes - conservées au monastère de Nevers. L'une fut adressée à la Sœur Félice-Madeleine de la Barge, l'autre à la Mère de Soudeilles : c'est cette dernière qui est reproduite ici.

Je, N**, me donne et consacre au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; je lui donne ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour L'honorer, aimer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui Lui pourrait déplaire.
Je Vous prends donc, ô Sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort. Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu le Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d'amour, je mets toute ma confiance en Vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de vos bontés.
Consumez donc en moi tout ce qui Vous peut déplaire ou résister. Que votre pur amour s'imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne Vous puisse oublier, ni être séparée de Vous. Je Vous conjure par toutes vos bontés que mon nom soit écrit en Vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. Ainsi soit-il.

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Acte de Consécration du Père Claude de La Colombière (1641-1682)

Cette consécration convient spécialement aux Religieux, et est une excellente manière de renouveler les vœux de profession.

O mon adorable Rédempteur, je me donne et me consacre à votre Sacré Cœur en la manière la plus parfaite et la plus étendue qu'il m'est possible. Je me suis cloué à votre Croix par les vœux de ma profession ; je les renouvelle dans ce Cœur divin en présence du ciel et de la terre ; je Vous rends grâces de me les avoir inspirées. Je confesse que le joug de votre saint service n'est ni rude ni pesant, que je ne me trouve point embarrassé de mes liens. Je voudrais, au contraire, les multiplier, en serrer les nœuds davantage.
J'embrasse donc l'aimable croix de ma vocation jusqu'à ma mort ; elle sera tout mon plaisir, toute ma gloire et tous mes délices. Absit mihi gloriari nisi in Cruce Domini nostri Jesu Christi per quem mihi mundus crucifixus est, et ego mundo. A Dieu ne plaise que je me glorifie, que je me réjouisse jamais, sinon dans la croix de Jésus-Christ !
A Dieu ne plaise que j'aie jamais d'autre trésor que sa pauvreté, d'autres délices que ses souffrances, d'autre amour que Lui-même ! Non, non, mon aimable Sauveur, jamais je ne me détacherai de Vous, et je ne m'attacherai qu'à Vous ; les plus étroits sentiers de la vie parfaite à laquelle je me sens appelé ne me donnent point de frayeur, parce que Vous êtes ma lumière et ma force.
J'espère donc, Seigneur, que Vous me rendrez inébranlable dans toutes les tentations, victorieux contre les efforts de mes ennemis, et que Vous étendrez sur moi cette main qui m'a départi tant de faveurs, pour m'être toujours plus libérale.
Je Vous en conjure, mon adorable Jésus, par votre sang, par toutes vos plaies et par votre Sacré Cœur : faites que, par la consécration que je Vous fais de tout ce que je suis, je devienne en ce jour une nouvelle production de votre amour ! Ainsi soit-il.

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Consécration au saint Cœur de Jésus de Henri Boudon (1624-1702)

Henri Boudon est le fondateur à Paris de la Société des Bons-Amis, très dévots à la Sainte Vierge. Il fera réaliser un tableau représentant les saints Cœurs de Jésus et de Marie, environnés d'anges en adoration, et portant la mention "Cor Jesu et Mariae coestus nostri gloria". Il se rapprochera de Jean Eudes lorsqu'il sera nommé archidiacre d'Evreux en 1654. Sa devise, reprise en titre de son principal ouvrage, était "Dieu seul". La consécration suivante date du 8 décembre 1651.

O mon Jésus, c'est dans votre Cœur, abîme d'amour, que je quitte mon être et tout ce que je suis ; que je consomme et anéantis mon chétif cœur et tous ses mouvements. Non, je proteste, en présence de toutes les belles intelligence du Paradis, de tous les saints de l'Empyrée, et spécialement de mon cher Ange, de saint Joseph et de saint Jean l'Evangéliste, mon fidèle ami, que je ne veux plus rien faire du tout par mon propre mouvement ; que j'aimerais mieux mourir que de regarder un seul moment d'autres intérêts que ceux de votre Cœur glorieux ; que je veux me tenir purement comme son instrument, me laissant conduire à tout ce qu'il voudra, et ne prenant aucune part qu'à ses seules affaires. Oui, ô Cœur suraimable, Cœur précieux, Cœur inestimable, quand je devrais être privé du ciel et de la terre, je le veux, s'il y va d'un seul petit brin de sa gloire. Vous serez à jamais mon cher tout. Que je meure, que je vive, qu'il m'arrive tout ce qui pourra, n'importe. Je ne pense, je ne veux, je n'aime que vous seulement. Je ne demande rien, je ne veux rien ; tout ce que vous voulez, c'est ce que je désire. Je ne veux penser que par vos pensées, n'estimer que ce que vous estimez et ne vivre que de votre vie. Je m'unis à tous les desseins que vous avez que la Sainte Vierge, saint Joseph, les anges et les saints soient honorés ; c'est dans cette union que je suis leur esclave. O amour, ô pur amour, ô divin amour, anéantissez-moi entièrement dans vos pures et divines flammes.

Extrait de la Consécration aux saints Cœurs de Jésus et de Marie, 1651, in Œuvres, Migne.

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Consécration au Cœur de Jésus de l'Abbé *** (vers 1770)

Je me consacre dès ce moment pour toujours à vous, ô Cœur sacré de mon Dieu ! ce sera désormais dans vous que je fixerai mon séjour, que j'établirai mon repos, que je chercherai mon asile, que je trouverai un port assuré pour être à l'abri des tempêtes : vous serez ma joie, mon espérance, ma félicité ; je n'en veux plus d'autre que de vous et dans vous. Si je veux offrir à Dieu mes actions, ce sera dans vous que je les offrirai, et elles seront agréées ; si je demande des grâces, ce sera par vous que je les demanderai, et si c'est pour mon bien, elles me seront accordées ; si je fais des démarches, ce sera sur vous que je les réglerai, et je marcherai toujours dans les sentiers de la justice et de la paix : vous serez ma lumière dans mes doutes, mon soutien dans mes épreuves, ma force dans mes combats, ma consolation dans mes peines ; dans toutes choses vous serez mon tout. Quand mes amis m'abandonneront, vous serez ma ressource ; quand mes ennemis me poursuivront, vous serez mon refuge ; quand les tentations m'assailliront, vous serez mon appui ; quand tout me manquera, vous me tiendrez lieu de tout.
Recevez donc ce cœur, ô mon Dieu ! ou plutôt prenez-le vous-même, changez-le, rendez-le digne de vous. Changez mon cœur et donnez-moi le vôtre ; donnez-moi un cœur en état de vous être offert ; un cœur reconnaissant de vos dons, pénitent et contrit de ses péchés, un cœur fidèle à vos grâces, un cœur résigné à vos volontés adorables, un cœur rempli, animé, embrasé de votre divin amour : prenez-le, ce cœur ; mais, une fois que vous en aurez pris possession, gardez-le, conservez-le à jamais. Souvent je vous l'ai donné, souvent je l'ai malheureusement repris, ou le monde vous l'a arraché ; conservez-le à jamais, cachez-le dans votre propre Cœur ; qu'en ce jour, qu'en toute ma vie, qu'à ma mort, que pendant toute l'éternité, il soit destiné, occupé à vous aimer, à vous louer, à vous bénir à jamais ; et quand je terminerai ma carrière, que le dernier soupir de ce cœur soit un soupir de regret pour ses péchés, de reconnaissance pour vos bienfaits, d'amour pour vos perfections adorables : puissé-je ainsi finir ma course dans le temps, et en commencer une nouvelle dans l'éternité !

Extrait de "L'Ame embrasée de l'Amour Divin, par son union aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie", Besançon, nlle édition, 1820.

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Consécration au Cœur de Jésus du Père Xavier de Ravignan (1795-1858)

Jésus, mon Dieu, mon Roi, et mon aimable Maître, dans le dessein de rendre tous les hommages que je puis à votre Sacré-Cœur consumé d'amour pour moi, je consacre à ce divin Cœur tout ce que j'ai et tout ce que je suis : mon corps et mon âme, ma mémoire, mon entendement, ma volonté et ma liberté, mon cœur et toutes ses affections, toutes mes peines et mes souffrances, toutes mes consolations et mes bonnes œuvres, pour le temps et pour l'éternité.
Loué, adoré, aimé et remercié soit à tous les moments le Cœur eucharistique de Jésus, dans tous les tabernacles du monde, jusqu'à la consommation des siècles. Amen.

Prière extraite de Dom Bernardin, L'Abeille Mystique, Paris, la Diffusion Scientifique, 1988.

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Consécration au Sacré-Cœur de Mathilde de Nédonchel (1842-1867)

La lecture de la vie de Marguerite-Marie, puis une retraite prêchée par le P. Fessart, et enfin les recommandations de la Supérieure des sœurs de la Compassion, amenèrent Mathilde de Nédonchel à se consacrer en 1865 au Sacré-Cœur, et à "répandre cette belle dévotion et la propager le plus possible". Elle donna ainsi une grande partie de son temps à la propagation de la Garde d'Honneur, dont elle devint zélatrice en Belgique. Favorisée de nombreuses grâces célestes, participante des souffrances du Christ, elle ne put entrer au Carmel comme elle l'aurait souhaité, et mourut subitement à 24 ans, alors qu'elle se trouvait à Rome avec sa famille.
Mathilde de Nédonchel est à l'origine de la Congrégation des Consolatrices du Cœur de Jésus, fondée à la fin du XIX° siècle par Sœur Marie du Cœur de Jésus Bel.

Mon Jésus, vous avez été bien bon pour moi durant ces jours (1), vous m'avez montré la vraie voie par où il m'est permis d'aller à vous ; cette voie est celle de la pénitence, cette vie que vous m'avez promise est celle de votre divin Cœur. Je ne forme, hélas ! aucune résolution cette foisci, j'en ai tant prises dans ma vie et je les ai si peu tenues ! mais je veux me sanctifier vraiment. Votre volonté s'est découverte à moi, et je ne veux point y résister ; je serai désormais votre victime, mais la victime de votre divin Cœur. Si je ne puis aller à vous par la voie de la souffrance autant que je le désirerais, j'irai par la voie des humiliations, et c'est vousmême, Seigneur Jésus, que je chargerai de nourrir mon âme de ce pain quotidien. Je veux mettre la vaine gloire de côté et agir en tout avec une intention pure ; je dépose dans votre SacréCœur toutes mes résolutions, tous mes doutes et toutes mes préoccupations, et je vous demande en échange la paix de l'âme, la paix et la joie d'une bonne conscience.
Venonsen à la pratique. Je trouve en moi un fonds d'imperfections, de désirs sans effet, de fourberies, de turpitudes, peut-être même de péchés ; enfin je n'y vois pas clair, dans mon âme.
Quel flambeau m'éclairera, si moimême je ne puis me découvrir à mon directeur ? Tout cela, je le dépose dans votre Cœur divin, remettant tout à votre bon plaisir ; si vous ne voulez pas m'accorder la paix, je m'en remets à vous ; si vous voulez que je souffre, je le veux aussi, si vous voulez m'humilier, je le veux pareillement ; la nature crie, n'importe, je veux la mettre sous mes pieds, mais je vous en supplie, faitesmoi connaître votre sainte volonté ! Cependant si vous ne le voulez pas, je ne le veux pas non plus. Ah ! volonté rebelle, imagination désordonnée, je veux vous enfermer dans la plaie sacrée du côté de mon Jésus ! Mon Dieu, je hais le mensonge et la turpitude, hélas ! j'en suis toute composée. Mon Dieu, je me hais moimême, je ne suis qu'orgueil, vanité, impureté, mensonge, mais je remets tout entre vos mains. Changezmoi ; je ne puis être changée sans un miracle de votre part, mais ayant mis tout cela dans votre Cœur, j'attends tout de vous, malgré mon indignité.
Mon bienaimé et divin Epoux, hélas ! bien souvent mon courage faiblit quand il faut me vaincre dans telle ou telle circonstance que vous connaissez bien ; quand vous me demandez tel ou tel sacrifice ; parce que ma volonté n'est pas encore assez unie à la vôtre, mon orgueil vient toujours usurper la place que vous devriez seul occuper. O mon Dieu ! que ma misère est grande ! Quand seraije vraiment le disciple de votre divin Cœur ? C'est dans ce but qu'aujourd'hui je me consacre à vous, mon âme, mon esprit, mon corps, ma liberté, tout moimême, je le consacre aujourd'hui à votre Cœur sacré ; je place tout ce qui m'appartient dans ce divin Cœur et cela, jusqu'à ma mort, renonçant désormais à tout mérite et à toute consolation sensible, à tout bonheur, à tout plaisir, ou du moins disposant de toutes ces choses pour votre plus grande gloire, sans me tourmenter de toutes les promesses que j'aurais pu faire jusqu'à présent. J'ai déjà donné toutes ces choses à Marie, ma bonne Mère, et j'en ai aussi disposé en faveur des âmes du Purgatoire, mais je crois ne rien reprendre en vous donnant tout et je crois faire plaisir à Marie en la chargeant de vous les remettre de ma part, afin qu'elles soient scellées et closes dans votre divin Cœur, que j'ai, hélas ! si peu connu et aimé jusqu'à présent !
Vous savez aussi quel est mon plus ardent désir, mais c'est à vous de le faire réussir, si c'est votre sainte volonté. Je ne vous demanderai plus rien, ou du moins j'ai l'intention de ne plus rien vous demander qui annulerait cette donation de mon cœur et de tout ce que je vous ai donné et vous donne aujourd'hui. Dirigezmoi, conduisezmoi, mon Dieu, c'est le seul moyen de sortir de l'état de tiédeur, d'ingratitude et d'indifférence où je suis aujourd'hui. Que cette retraite porte coup dans ma vie et soit l'époque définitive de ma conversion entière, et si j'ai encore de longs jours à passer sur la terre, que ceci me serve de passeport pour passer ce temps d'exil sans vous offenser. Hélas ! je ne l'ai déjà fait que trop ; mais je m'humilie ici devant vous, n'oubliant pas les promesses que vous avez faites à votre bienheureuse servante MargueriteMarie, pour ceux qui honoreraient votre divin Cœur qui est maintenant ma demeure pour toujours dans le temps et dans le ciel où j'espère entrer un jour, en cachant dans cette demeure les souillures de mon âme.
Je l'ai signé de mon sang, le I° avril 1865.

(1) Les jours d'une retraite prêchée au SacréCœur, par le R. P. Fessart.

Vie de Mathilde de Nédonchel, Paris Leipzig, Casterman - Tournai, 1877.

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Consécration au Cœur de Jésus de Mère Marie de Jésus (1818-1878)

Emilie Hooghvorst, née d'Oultremont, fonda en 1859 la société de Marie Réparatrice où elle prit l'habit sous le nom de Mère Marie de Jésus. Elle manifesta dès l'enfance une dévotion profonde envers le Sacré-Cœur de Jésus. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 12 octobre 1997.

O Jésus, je vous consacre mon cœur, placez-le dans le vôtre. C'est dans votre Cœur que je veux habiter et par votre Cœur que je veux aimer. C'est dans votre Cœur que je veux vivre, inconnue du monde et connue de vous seul ; c'est dans ce Cœur que je puiserai les ardeurs de l'amour qui doit consumer le mien ; c'est en lui que je trouverai la force, la lumière, le courage, la véritable consolation. Quand je serai languissante, il m'animera ; triste, il me réjouira ; inquiète et troublée, il me rassurera.
O Cœur de Jésus ! que mon cœur soit l'autel de notre amour ! que ma langue publie votre bonté ; que mes yeux soient sans cesse fixés sur votre plaie ; que mon esprit médite vos perfections adorables ; que ma mémoire conserve à jamais le précieux souvenir de vos miséricordes ; que tout en moi exprime mon amour pour votre Cœur, ô Jésus ! et que mon cœur soit prêt pour vous à tous les sacrifices.
O Marie ! dont le Cœur est après celui de Jésus le plus aimable, le plus compatissant, le plus miséricordieux de tous les cœurs ! Présentez au Cœur de votre Fils notre consécration, notre amour, nos résolutions. Il s'attendrira sur nos misères, il nous en délivrera, et après avoir été notre protectrice sur la terre, ô Mère de Jésus, vous serez notre Reine dans les cieux. Amen.

Manuel de Prières, Lille, 1861.

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Consécration au Cœur de Jésus du Père de Boylesve S.J. (1870)

Le Père de Boylesve (1813-1892), directeur de l'Apostolat de la Prière du Mans, écrit en octobre 1870 un petit opuscule intitulé Le Triomphe de la France par le Cœur de Jésus, dont Alexandre Félix Legentil prend connaissance au mois de novembre de la même année. Ils poseront tous deux, avec le Père Henri Ramière, les bases du Vœu national, prélude à la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. L'opuscule du Père de Boylesve se termine par la consécration suivante, que répéteront avec lui tous les vendredis les volontaires de l'Ouest, à compter du 14 octobre 1870 :

Jésus, Roi immortel des siècles, des peuples et des rois, désirant réparer les outrages que l'impiété vous prodigue, et dans le sacrement de votre amour et dans la personne de votre Vicaire, notre Saint-Père le Pape, je consacre à votre divin Cœur ma personne, ma famille, et autant qu'il dépend de moi, la France, fille aînée de ce Cœur sacré, et l'Eglise universelle, notre Mère.
Je jure de vous être fidèle, à la vie, à la mort.
Qu'ainsi Marie me soit en aide. Ainsi soit-il.

Le Triomphe de la France par le Cœur de Jésus, in Le Messager du Cœur de Jésus, Septembre 1891.

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Acte de Consécration du Père Jacques Monsabré (1872)

Cet acte de Consécration fut prononcé par le Père Monsabré dans le cadre de son discours à Notre-Dame de Paris le 14 avril 1872, au cours de la cérémonie de lancement du Vœu National organisée par le cardinal Guibert, archevêque de la capitale.

O Cœur de Jésus ! je me consacre à vous. Faites de moi ce qu'il vous plaira ; livrez-moi, si vous le voulez, à des mains ennemies. Qu'on me maltraite, qu'on me perce de coups, j'y consens, et je vous jure d'aimer jusqu'à ma dernière heure. Pas une plainte, pas un murmure, pas un reproche, ne sortiront de ma bouche ; mais je dirai : Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est en moi chante son nom. O Dieu, on m'a haï sans raison, laissez-moi bénir votre amour. Ténèbres de mon esprit bénissez le Seigneur ; angoisse de mon cœur, bénissez le Seigneur ; brisement de mes os, bénissez le Seigneur ; fleuve de ma vie qui s'en va, bénissez le Seigneur ; rosée de mes larmes, bénissez le Seigneur ; dernier souffle de ma poitrine, bénissez le Seigneur ; froid de la mort, bénissez le Seigneur… Et quand les lèvres de ma bouche ne pourront plus rien dire, lèvres de mes plaies, parlez, parlez encore. Dites à Dieu : Pardon ! Amour ! Amour ! Pardon !

In R.P. Jonquet et F. Veuillot, Montmartre Autrefois et Aujourd'hui, Paris, Bloud et Gay, 1920.

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Acte de Consécration de Mère Marie de Jésus (1841-1884)

Marie Deluil-Martiny fonda en 1873 à Berchem près d'Anvers la Société des Filles du Cœur de Jésus, où elle prit l'habit sous le nom de Sœur Marie de Jésus. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 22 octobre 1989.

Permettez, ô mon doux Maître, que je me donne à Vous et à votre Cœur adorable par vos propres mains. Recevez et acceptez ainsi le don, l'abandon total et sans conditions que votre grâce me fait Vous offrir de tout moi-même, de mon cœur, de mon âme, de mon esprit, de ma volonté, de ma liberté, de mes pensées, de mes affections… de tout ce qui m'intéresse, m'appartient ou m'est cher, pour le présent et l'avenir, pour le temps et l'éternité. Faites de moi et de tout cela ce que Vous voudrez. Employez-moi, laissez-moi inutile dans un coin, consolez-moi, désolez-moi, je n'ai rien à y voir, rien à désirer ou à préférer.
Me voilà jetée aujourd'hui comme une petite goutte d'eau dans l'océan d'amour de la Blessure de votre Cœur, ô Jésus, pour être roulée et portée par ses vagues sacrées selon l'ordre de votre volonté, à tout jamais.
En échange de ces pauvretés que je Vous donne, donnez-moi la grâce de ne jamais me reprendre, de Vous aimer sans réserve et sans partage et d'accomplir parfaitement votre volonté sainte.

Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, Fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus, Marseille, La Servianne, 1955.

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Acte de Consécration de Mère Marie du Divin Cœur (1863-1899)

Mère Marie du Divin Cœur, née Droste zu Vischering, qui sollicita la consécration du genre humain au Sacré Cœur auprès de Léon XIII en 1899, aimait à répéter que "sans l'esprit de sacrifice, la dévotion au Sacré Cœur n'est que pure imagination".

Mon très aimable Jésus, je me consacre aujourd'hui, de nouveau et sans réserve, à votre divin Cœur. Je Vous consacre mon corps avec toutes ses facultés, et mon être tout entier. Je Vous consacre toutes mes pensées, mes paroles et mes œuvres, toutes mes souffrances et mes peines, toutes mes espérances, mes consolations et mes joies, et principalement je Vous consacre mon pauvre cœur, afin qu'il n'aime que Vous et se consume comme victime dans les flammes de votre amour.
Agréez, ô Jésus, mon très aimable Epoux, le désir que j'ai de consoler votre divin Cœur et de Vous appartenir pour toujours.
Prenez possession de moi, de telle sorte que désormais je n'aie d'autre liberté que celle de Vous aimer, ni d'autre vie que celle de souffrir et de mourir pour Vous.
Je mets en Vous toute ma confiance, une confiance sans bornes, et j'espère de votre miséricorde infinie le pardon de mes péchés.
Je remets entre vos mains tous mes soucis, et surtout celui de mon salut éternel. Je Vous promets de Vous aimer et de Vous honorer jusqu'au dernier instant de ma vie, et de propager, autant que je le pourrai, le culte de votre Sacré Cœur.
Disposez de moi, ô mon Jésus, selon votre bon plaisir ; je ne veux d'autre récompense que votre plus grande gloire et votre saint amour.
Accordez-moi la grâce de trouver ma demeure dans votre divin Cœur ; c'est là que je veux passer tous les jours de ma vie, que je veux rendre mon dernier soupir. Etablissez dans mon cœur votre demeure et le lieu de votre repos, pour que nous demeurions ainsi intimement unis, afin qu'un jour je puisse Vous louer, Vous aimer, et Vous posséder pour toute l'éternité, là-haut, dans le ciel, où je chanterai à jamais les infinies miséricordes de votre Sacré Cœur. Ainsi soit-il.

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Acte de Consécration de Mère L.-M. Claret de La Touche (1868-1915)

Religieuse Visitandine du monastère de Romans, puis Supérieure de la communauté en Italie, Louise-Marguerite Claret de La Touche fut favorisée de communications divines, et chargée par le Seigneur d'une mission particulière envers le clergé : "Je veux imprimer mon Cœur sur le cœur de mon Sacerdoce et c'est par ton moyen que je le ferai" (18 octobre 1904).

O Amour Infini, Dieu éternel, principe de vie, source de l'être, je T'adore dans Ton Unité souveraine et dans la Trinité de Tes personnes.
Je T'adore dans le Père, Créateur tout puissant qui a fait toutes choses. Je T'adore dans le Fils, Sagesse éternelle, par qui tout a été fait, Verbe du Père, incarné dans le temps au sein de la Vierge Marie, Jésus-Christ, Rédempteur et Roi. Je T'adore dans le Saint-Esprit, en qui sont la lumière, la force et la fécondité.
Je T'adore, Amour Infini, caché dans les mystères de notre Foi, rayonnant dans l'Eucharistie, débordant sur le Calvaire et vivifiant la Sainte Eglise par les canaux des Sacrements. Je T'adore palpitant dans le Cœur du Christ, ton ineffable tabernacle, et me consacre à Toi.
Je me donne à Toi sans crainte, dans la plénitude de ma volonté ; prends possession de mon être, pénètre-le tout entier. Je ne suis qu'un néant, impuissant à Te servir, il est vrai ; mais, ce néant, c'est Toi, Amour Infini, qui l'as vivifié et qui l'attires à Toi.
Me voici donc, ô Jésus, pour faire ton Œuvre d'amour ; pour répandre, autant que j'en serai capable, dans l'âme de tes prêtres et, par eux, dans le monde entier, la connaissance de tes miséricordes infinies et des sublimes tendresses de ton Cœur.
Je veux accomplir Ta Volonté, quoi qu'il m'en coûte, jusqu'à l'effusion de mon sang si mon sang pouvait n'être pas indigne de couler pour ta gloire.
O Marie, Vierge immaculée, que l'Amour Infini a rendu féconde, c'est par tes mains virginales que je me donne et me consacre.
Obtiens-moi d'être humble et fidèle et de me dévouer sans réserve aux intérêts de Jésus-Christ, ton adorable Fils, et à la gloire de son Cœur Sacré !

Le Don du Sacré-Cœur aux Prêtres, Extraits des œuvres de Mère Louise-Marguerite Claret de La Touche, Saint-Jean-le-Blanc - Paris, 1948.

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Acte de Consécration aux deux Cœurs de Jésus et de Marie du Père Guérard des Lauriers (1969)

Professeur de philosophie au Latran, le Père Guérard des Lauriers O.P. a rédigé le texte de cette consécration à la suite des messages reçus à Kérizinen (1938-1965), sans toutefois faire référence aux apparitions. Cette consécration a reçu l'approbation du Vicariat de Rome le 14 juin 1969.

Seigneur Jésus, Fils éternel du Dieu vivant, nous savons que Vous avez pris chair dans le sein virginal de Marie, et que Vous nous avez rachetés, en mourant pour nous, pauvres pécheurs, sur la Croix.
De Votre Cœur Sacré, percé par la lance du soldat, Saint Jean a vu couler du Sang et de l'Eau. De cette source inépuisable se répandent, depuis vingt siècles, sur l'humanité pécheresse, des torrents de miséricorde.
Mais Vous avez voulu associer étroitement à cette Œuvre de salut Votre Très Sainte Mère, la Vierge Marie. Le vieillard Siméon lui avait annoncé qu'un glaive de douleur lui transpercerait l'âme ; dès lors, Elle a accepté, pour notre Salut, Votre immolation ; debout au pied de la Croix, Elle est devenue, par son Fiat, notre Corédemptrice. Au ciel, Elle ne cesse d'intercéder pour nous auprès de Vous et c'est par ses Mains virginales que Vous nous distribuez toutes Vos grâces.
Vos deux Cœurs, inséparablement unis dans la douleur et dans la gloire, sont le repos de ceux qui vous aiment et le refuge assuré des pécheurs repentants.
Nous voulons que ces deux Cœurs unis dans l'Esprit Saint :
Votre Cœur Sacré et Miséricordieux, Oh ! Jésus,
Votre Cœur Douloureux et Immaculé, Oh ! Marie,
règnent désormais sur notre foyer.
Oh ! Jésus, nous voulons prendre pour règle de toute notre vie, non pas les idées, les modes de ce monde enflé d'orgueil et pourri de jouissance, mais Vos Enseignements et Vos Exemples.
Oh ! Marie, nous voulons puiser dans Votre Cœur Douloureux et Immaculé une soumission pleine d'amour à la Sainte Volonté de Dieu, et une haine vivace de tout péché.
Que Vos deux Cœurs Unis écartent de notre foyer tout germe de discorde, que nous soyons comme les premiers chrétiens, "un seul cœur et une seule âme", travaillant selon nos moyens à l'extension de Votre Royaume de Vérité et d'Amour, par la prière, la pénitence, l'exemple d'une vie d'authentique charité, et la diffusion de Vos Messages miséricordieux aux hommes de notre temps. Faites-nous la grâce d'élever nos enfants dans la crainte et l'Amour de Dieu.
Sans Vous, nous ne pouvons rien ; soyez toujours notre lumière, notre force et notre consolation.
Que la Sainte Eucharistie et la méditation des Mystères du Rosaire soient notre nourriture quotidienne.
Nous ne demandons pas d'autre récompense que de Vous aimer et de Vous faire aimer toujours davantage, de partager ici-bas Vos peines et là-Haut, Votre Gloire éternelle.

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Acte de Consécration au Sacré-Cœur de Jésus (1833)

Cet Acte est celui qui fut récité chacun des trente-trois jours qui compose le "Mois du Sacré-Cœur", dès l'année de sa création en 1833 au Monastère des Oiseaux à Paris (cf. Chronologie).

O Jésus, je vous consacre mon cœur, placez-le dans le vôtre. C'est dans votre Cœur que je veux habiter, et par votre Cœur que je veux aimer ; c'est dans votre Cœur que je veux vivre inconnu du monde et connu de vous seul ; c'est dans ce Cœur que je puiserai les ardeurs de l'amour qui doit consumer le mien ; c'est en lui que je trouverai la force, la lumière, le courage, la véritable consolation. Quand je serai languissant, il m'animera ; triste, il me réjouira ; inquiet et troublé, il me rassurera.
O Cœur de Jésus ! que mon cœur soit l'autel de votre amour ; que ma langue publie votre bonté ; que mes yeux soient sans cesse fixés sur votre plaie ; que mon esprit médite vos perfections adorables ; que ma mémoire conserve à jamais le précieux souvenir de vos miséricordes ; que tout en moi exprime mon amour pour votre Cœur, ô Jésus ! et que mon cœur soit prêt pour vous à tous les sacrifices.
O Cœur de Marie ! après le Cœur de Jésus le plus aimable, le plus compatissant, le plus miséricordieux de tous les cœurs, présentez au Cœur de votre fils notre consécration, notre amour, nos résolutions. Il s'attendrira sur nos misères, il nous en délivrera, et, après avoir été notre protectrice sur la terre, ô Mère de Jésus ! vous serez notre Reine dans les Cieux.
Ainsi soit-il.

Extrait du "Mois du Sacré-Cœur", Paris, J. de Gigord, 1920 (40° éd.)

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Formule de Consécration de la Confrérie du Sacré Cœur (XIX° siècle)

Moi, N**, pour accroître davantage la gloire de Jésus mort pour notre salut sur la croix, pour correspondre à l'amour ardent dont son divin Cœur brûle pour nous dans l'Eucharistie, et pour réparer les outrages qui lui sont faits dans ce sacrement d'amour, je m'associe de mon plein gré aux fidèles reçus dans cette pieuse association ; je désire participer aux indulgences dont elle est enrichie et aux bonnes œuvres qui s'y pratiquent, tant pour l'expiation de mes péchés que pour le soulagement des âmes qui souffrent dans le purgatoire. O doux Jésus ! renfermez dans votre Cœur sacré tous les membres de cette association ; faites que, gardant fidèlement tous les préceptes de votre foi et remplissant les devoirs particuliers de leur état, ils soient de plus en plus embrasés de votre divin amour.

Manuel de piété à l'usage des élèves du Sacré-Cœur, Paris, Lecoffre Fils et Cie, 1871.


Formule de Consécration des Zélateurs de l'Archiconfrérie du Sacré Cœur de Montmartre

O très doux Jésus, qui avez daigné révéler aux hommes la dévotion à votre divin Cœur, comme le moyen le plus efficace de ranimer en eux l'ardeur de votre amour, et qui, pour les engager à la répandre par toute la terre, avez assuré que les apôtres de cette dévotion auront leurs noms écrits dans votre cœur ;
Afin de consoler ce Cœur Sacré, et pour en obtenir l'ineffable bonheur d'avoir mon nom écrit en ce livre de vie pour le temps et l'éternité, à genoux humblement devant Vous, sous le regard de la Vierge Marie, votre Mère et la mienne, en présence de saint Michel et de saint Joseph, vos défenseurs au ciel et sur la terre, de saint Jean, de sainte Gertrude, de la bienheureuse Marguerite-Marie et de tous les saints qui ont été les apôtres de votre divin Cœur, comptant uniquement sur la force de votre amour et sur l'assistance de ces Saints Protecteurs,
Moi, N***, je m'engage, avec toute la sincérité de mon âme, sans toutefois m'obliger sous peine de péché, à propager, autant qu'il sera en mon pouvoir, et d'après la direction qui me sera donnée, le Culte de votre Cœur adorable et son Règne dans ma famille et parmi les personnes sur lesquelles j'exerce quelque autorité ou quelque influence.
Je demande en retour à votre divin Cœur de me bénir, et de conserver, de développer et de rendre féconde cette sainte résolution.
Ainsi soit-il.

In le Nouveau Manuel des Associés du Sacré Cœur de Jésus en union avec Montmartre, Braine-le-Comte, Zech et Fils, 1931 (6° éd. 1° éd. 1910).

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Acte de Consécration composé par Pie IX en 1875

C'est cette consécration qui fut récitée le 16 juin 1875 par M. l'abbé d'Hulst, à l'occasion de la pose et de la bénédiction de la première pierre de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris.
Cet Acte de consécration avait été approuvé par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites le 22 avril 1875 : "Aujourd'hui donc, Sa Sainteté […] approuve l'Acte de consécration joint à ce décret, et Elle le propose à tous les fidèles désireux de se consacrer au Très Sacré Cœur de Jésus, pour qu'ils le récitent, en quelque langue que ce soit, pourvu que la traduction en soit exacte. Tous les fidèles chrétiens, en se consacrant ainsi au divin Cœur de Jésus en la même forme, attesteront, d'une manière plus frappante, l'unité de l'Eglise. Ils trouveront dans ce divin Cœur, un refuge inexpugnable contre les dangers spirituels qui les environnent, la force d'âme dans les tribulations actuelles de l'Eglise, enfin la consolation et une espérance inébranlable au milieu de toutes leurs angoisses…" (extrait du décret du 22 avril 1875).

O Jésus, mon Rédempteur et mon Dieu, nonobstant le grand amour qui vous a porté à répandre tout votre sang précieux pour les hommes, ils ne vous refusent pas seulement leur amour, mais ils vous offensent, vous outragent, blasphèment votre nom et profanent les jours consacrés à votre culte. Ah ! puissé-je offrir quelque satisfaction à votre Cœur divin ! Puissé-je réparer l'ingratitude dont vous êtes victime de la part du plus grand nombre des hommes ! Je voudrais pouvoir vous prouver combien je désire, en présence de tous, honorer votre Cœur adorable, répondre par l'amour à son immense amour et accroître de plus en plus votre gloire ! Je voudrais pouvoir obtenir la conversion des pécheurs et secouer l'indifférence de tant de chrétiens qui, peu sensibles au bonheur d'être les enfants de l'Eglise, votre épouse, n'ont à cœur ni ses intérêts, ni ceux de votre gloire. Je voudrais pouvoir désabuser ces catholiques qui, tout en se distinguant par les œuvres extérieures de charité, demeurent trop attachés à leurs opinions, répugnent à se soumettre aux décisions du Saint-Siège, ou nourrissent des sentiments peu conformes à son enseignement ; je voudrais qu'ils comprissent enfin que celui qui, en toutes choses, n'écoute pas l'Eglise, n'écoute pas Dieu toujours présent en elle.
Pour atteindre ces fins si saintes, pour obtenir le triomphe et la tranquillité stable de l'Eglise, votre épouse sans tache, le bien-être et la prospérité de votre Vicaire sur la terre, l'accomplissement de ses saintes intentions, la sanctification et la perfection toujours croissante du Clergé, la réalisation de vos desseins, ô mon Jésus, et la pleine satisfaction de votre divine bonté, la conversion des pécheurs et les progrès des justes, pour assurer le salut de nos âmes, enfin pour plaire à votre très aimable Cœur, prosterné à vos pieds, en la présence de la très sainte Vierge Marie et de toute la cour céleste, je reconnais solennellement que, par tous les titres de justice et de reconnaissance, je vous appartiens entièrement et uniquement, ô Jésus, mon Rédempteur, unique source du bonheur spirituel et temporel ; et, m'unissant à l'intention du Souverain Pontife, je me consacre moi-même avec tout ce qui m'appartient à votre Cœur sacré, que je m'engage à aimer et à servir de toute mon âme, de tout mon cœur et de toutes mes forces, en m'appropriant vos volontés et unissant tous mes désirs aux vôtres. Pour vous donner une marque publique de la sincérité de cette consécration, je déclare solennellement devant vous, ô mon Dieu, que je veux à l'avenir honorer votre divin Cœur, en observant, suivant les règles de l'Eglise, les fêtes de précepte, et en usant de toute mon autorité pour en assurer autour de moi l'observance. C'est dans votre aimable Cœur, ô Jésus, que je dépose tous ces saints désirs et les résolutions que votre grâce m'a inspirées, dans l'espoir de pouvoir par là compenser, en quelque manière, les injures que vous recevez de l'ingratitude des hommes et trouver, pour mon âme et les âmes de tous les miens, ma félicité et la leur dans cette vie et dans l'autre. Ainsi soit-il.

P. de Franciosi, Le Sacré-Cœur de Jésus et la Tradition, Tournai - Paris, Casterman, 1908 (2° édition).

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Formule de Consécration du cardinal Richard (1889)

Cœur adorable de Jésus, vivant dans cette hostie, moi N**, prosterné en esprit devant vous dans le sanctuaire de Montmartre que vous avez demandé, en présence de la sainte Vierge Marie et de saint Joseph, de saint Michel et des saints patrons de la France, je viens, avec toute la sincérité de mon cœur, vous demander pardon de mes fautes passées et vous promettre une fidélité entière à l'avenir.
Je reconnais et proclame vos droits souverains sur tout ce que je suis et sur tout ce que je possède ; vous règnerez désormais sur mon intelligence, sur ma volonté, sur toutes les puissances de mon âme, toutes les forces de mon corps, tous les instants de ma vie, et tous les biens que j'ai reçus de vous seront employés conformément à votre adorable volonté.
Je reconnais et proclame vos droits souverains sur ma famille ; je travaillerai de tout mon pouvoir à y établir votre règne, afin que tous les membres qui la composent fassent de vos exemples et de vos leçons la règle de leur conduite, de votre amour, le lien de leur union et de votre image honorée et exposée la sauvegarde du foyer domestique.
Je reconnais et proclame vos droits sur la société. Que ne puis-je y établir absolument votre règne en y faisant respecter en toutes choses et partout vos lois et vos préceptes. Je veux au moins que, dans le cercle où s'exerce mon influence, votre nom soit honoré, le saint jour du dimanche soit respecté ; je veux que la pratique de vos commandements ne rencontre autour de moi aucun obstacle, que le bien soit toujours encouragé, que le mal soit réprimé et puni.
Soyez vous-même, ô Cœur divin, le gardien de ces engagements que je prends et que je signe devant vous ; soyez-en un jour l'éternelle récompense, si par votre grâce, j'y suis fidèle.
Ainsi soit-il !

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Formule de Consécration en union à la Basilique Montmartre (1896)

Cet Acte figurait dans le Livre des Heures d'Adoration en Union avec le sanctuaire du Sacré-Cœur de Montmartre, et était récité 3 fois par heure par les fidèles en adoration (Paris, Bureaux de la Basilique, 1897).

O Cœur adorable de mon divin Rédempteur, source féconde de toutes grâces, Roi de tous les cœurs, je vous consacre aujourd'hui le mien avec tous ses mouvements et le dévoue entièrement à votre service. Venez donc y régner, ô mon Dieu, venez y commander en Souverain, bannissez-en tout ce qui vous déplaît, redressez ses inclinations, corrigez ses dérèglements, purifiez ses intentions, imprimez en lui l'amour de vos saintes lois. Faites que la douceur, la patience, l'humilité, le mépris et le détachement des biens de la terre, et toutes les vertus qui ont fait vos délices fassent aussi les délices de mon cœur. Soyez son guide dans les routes dangereuses de ce monde, son consolateur dans ses misères, son asile dans les persécutions et son défenseur contre les portes de l'enfer. Mais surtout je vous conjure par le sang précieux que vous avez répandu pour moi d'embraser au plus tôt mon cœur de ce feu sacré que vous avez apporté sur la terre. J'ai tout à craindre de sa fragilité, mais je mets en vous toute ma confiance, et j'espère tout de votre bonté.
Consumez donc en moi tout ce qui vous déplaît, éloignez de moi tout ce qui peut vous résister, imprimez si avant votre amour dans mon cœur que jamais je ne puisse ni vous offenser ni vous oublier, ni être séparé de vous. Que mon nom soit écrit en votre Cœur, et que mon cœur soit semblable au vôtre afin qu'en vous et par vous il aime Dieu éternellement.
Ainsi soit-il.

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Consécration quotidienne des Femmes Françaises au Sacré-Cœur de Jésus (1901)

Cœur sacré de Jésus ! notre unique espérance, je vous offre par le Cœur Immaculé de Marie, par l'intercession de saint Joseph et de l'Archange saint Michel, toutes mes pensées, paroles, actions, souffrances de ce jour, pour la conversion des pécheurs et le salut de la France.

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Consécration d'une famille (Intronisation)

La consécration des familles au Sacré-Cœur a été initiée par le Frère Théodore Wibaux, ancien zouave pontifical et religieux scolastique de la Compagnie de Jésus. En 1882, peu avant sa mort, il propose à la revue du Messager du Cœur de Jésus l'idée d'une propagande qui inviterait les familles chrétiennes à l'accomplissement de cette consécration. Aussitôt relayée par le journal, cette idée connaît immédiatement un grand succès, et en 1890, c'est 35 volumes remplis des noms des familles consacrées qui sont apportés à Paray-le-Monial. Après une période de ralentissement, ce mouvement a retrouvé un second souffle grâce à l'apostolat du Père Mateo, et ceci dès 1907, par l'instauration de l'Intronisation du Sacré Cœur de Jésus dans les foyers. Le Père Mateo sera encouragé par Rome à plusieurs reprises, notamment par Pie X et Benoît XV (cf. la chronologie en 1907 et 1915), et le cardinal Billot lui écrit en ce sens le 26 avril 1915 : "Par le grand sacrement qui est à sa base, la famille chrétienne nous apparaît comme plongeant ses racines dans les profondeurs mêmes du Cœur où l'Eglise a pris naissance. Et s'il en est ainsi, où donc la dévotion au Sacré-Cœur sera-t-elle mieux à sa place ? Où aura-t-elle un milieu et, si je l'osais dire, un terrain de culture plus approprié ? Surtout où trouvera-t-on un moyen plus connaturel (passez-moi ce barbarisme) de surnaturaliser la famille et de l'élever à la hauteur de l'idéal voulu par Jésus-Christ ?".

Voici le texte de cet Acte de consécration, dans la formulation de Pie X (19 mai 1908) :

Cœur sacré de Jésus, vous qui avez manifesté à sainte Marguerite-Marie le désir de régner sur les familles chrétiennes, nous venons aujourd'hui proclamer votre Royauté la plus absolue sur la nôtre. Nous voulons vivre désormais de votre vie et la rayonner autour de nous ; nous voulons faire fleurir dans notre sein les vertus auxquelles Vous avez promis la paix dès ici-bas, nous voulons bannir loin de nous l'esprit mondain que Vous avez maudit.
Vous régnerez sur nos intelligences par la simplicité de notre foi ; Vous régnerez sur nos cœurs par l'amour sans réserve dont ils brûleront pour Vous, et dont nous entretiendrons la flamme par la réception fréquente de votre divine Eucharistie.
Daignez, ô divin Cœur, présider nos réunions, bénir nos entreprises spirituelles et temporelles, écarter nos soucis, sanctifier nos joies, soulager nos peines. Si jamais l'un ou l'autre d'entre nous avait le malheur de Vous affliger, rappelez-lui, ô Cœur de Jésus, que Vous êtes bon et miséricordieux pour le pécheur pénitent. Et quand sonnera l'heure de la séparation, quand la mort viendra jeter le deuil au milieu de nous, nous serons tous, et ceux qui partent et ceux qui restent, soumis à vos décrets éternels. Nous nous consolerons par la pensée qu'un jour viendra, où toute la famille, réunie au ciel, pourra chanter à jamais vos gloires et vos bienfaits.
Daigne le Cœur immaculé de Marie, daigne le glorieux Patriarche saint Joseph, Vous présenter cette consécration, et nous la rappeler tous les jours de notre vie !
Vive le Cœur de Jésus notre Roi et notre Père !
Ainsi soit-il.

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L'Apostolat de la Prière a diffusé parallèlement l'Acte suivant auprès des familles, en vue de hâter l'avènement du Règne social de Jésus-Christ dans le monde :

Divin Cœur de Jésus, nous voici prosternés devant votre sainte image, dans les sentiments de la reconnaissance la plus vive pour tous vos bienfaits et de l'amour le plus ardent pour votre ineffable bonté.
Afin de répondre, dans la mesure de notre pouvoir, à l'appel que Vous nous adressez en vain depuis si longtemps ; afin de hâter dans notre patrie l'établissement du Règne social de votre Cœur adorable, ô Jésus, nous vous consacrons, sous les auspices du Cœur immaculé de Marie et sous le patronage de saint Joseph, notre famille tout entière. Que notre foyer, comme celui de Nazareth, soit le séjour inviolable de l'honneur, de la foi, de la charité, du travail, de la prière, de l'ordre et de la paix domestique. Soyez-y, Vous-même, la règle souveraine de toute notre conduite et le vigilant protecteur de tous nos intérêts.
Nous Vous consacrons, aimable Jésus, toutes les épreuves, toutes les joies, tous les événements de notre vie de famille, et nous Vous supplions de répandre vos meilleures bénédictions sur tous ses membres, absents et présents, vivants et décédés. Nous les confions pour toujours à la garde de votre divin Cœur, et si quelqu'un parmi eux a jamais eu le malheur de contrister votre saint amour, nous faisons amende honorable pour son péché. Au nom de votre Cœur sacré, ô Jésus, acceptez notre réparation et faites miséricorde au coupable.
Nous Vous prions aussi pour toutes les familles de l'univers : protégez le berceau des nouveau-nés, l'école des adolescents, la vocation des jeunes gens ; soyez la force des infirmes, le soutien des vieillards, l'appui des veuves, le père des orphelins ; veillez Vous-même, dans chaque demeure, au chevet des malades et des agonisants.
Mais, ô Jésus, océan de miséricorde et d'amour, nous Vous supplions surtout de nous secourir au moment de la mort ; unissez-nous alors plus étroitement que jamais à votre divin Cœur et au Cœur immaculé de votre auguste Mère ; devenez notre asile, notre refuge, notre lit de repos ; et après nous être tour à tour endormis sur votre sein béni, ô Jésus, que chacun de nous, au Paradis, retrouve sa famille tout entière dans votre Cœur sacré.
Ainsi soit-il.

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Sur la base des deux Actes qui précèdent, un troisième a cours aujourd'hui, qui en est tout à la fois le résumé et la synthèse :

Cœur sacré de Jésus, vous qui avez manifesté à sainte Marguerite-Marie le désir de régner sur les familles chrétiennes, nous venons aujourd'hui proclamer votre royauté la plus absolue sur la nôtre. Nous voulons vivre désormais de votre vie et la rayonner autour de nous ; nous voulons faire fleurir chez nous les vertus chrétiennes, vivre fidèlement l'Evangile et faire connaître celui-ci à nos frères par l'exemple et la parole.
Vous régnerez sur nos esprits en les gardant fermes dans la foi. Vous régnerez sur nos cœurs par la charité mutuelle vécue par amour pour vous.
Cœur de Jésus, vous présiderez nos assemblées familiales, entretenant entre nous la compréhension et la confiance ; vous bénirez nos travaux et nos entreprises ; vous nous éclairerez dans nos soucis et vous nous soutiendrez dans nos angoisses ; vous nous réconforterez dans nos peines et c'est en vous que nous nous réjouirons. Si l'un de nous vient à s'éloigner de vous, vous le rechercherez comme la brebis égarée et vous le ramènerez au bercail. Lorsque la mort viendra briser nos liens humains, vous nous apporterez la consolation et l'espérance, nous montrant que notre famille pourra en vous se reformer et demeurer à jamais.
A la gloire de votre Cœur, puisse notre famille reproduire ici-bas la sainte famille de Nazareth, votre famille humaine où tous les cœurs étaient tout dévoués à la gloire de Dieu et au service du prochain. Cœur de Jésus, obtenez-nous de poursuivre fidèlement un tel idéal ! Ainsi soit-il.


Il existe par ailleurs un document - portant le titre de "Document familial" - destiné à rappeler la solennité de cet Acte, que le Père Mateo souhaitait voir renouvelé tous les ans ou, mieux encore, tous les mois. En voici le contenu :

Intronisation du Sacré-Cœur de Jésus au foyer par la consécration de la famille.
Document familial.
Le … du mois de … 19.. à …, la famille … a solennellement intronisé le Cœur de Jésus dans sa maison, en lui consacrant tous ses membres, parents, absents et même défunts. Par ce témoignage d'amour et de réparation, elle entend Le reconnaître comme son Seigneur et Maître. Elle accepte pleinement les commandements de Dieu et de la sainte Eglise ; elle exprime son horreur pour toutes les violations sacrilèges de ses Droits de Souverain absolu des individus, des familles, des nations ; elle réprouve sans réserve tous les attentats contre les saintes lois du mariage chrétien ; enfin, elle adhère de cœur et d'esprit à l'autorité du Pontife romain. En même temps, honorée de la visite de Jésus, qui veut bien s'établir chez elle comme chez Lui ; en échange de la douce confiance, de la tendre amitié de son Cœur, qui lui fait dire : Voici votre Roi de douceur ; Vous êtes mes amis, elle Lui demande à genoux d'accepter, comme jadis à Béthanie, cette humble hospitalité. En foi de quoi nous signons : …

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Prière pour la famille composée par Pie XII le 31 octobre 1954

Cette prière a été indulgenciée le 13 janvier 1957 en la fête de la Sainte-Famille.

Seigneur, Dieu de bonté et de miséricorde, qui, dans le monde du mal et du péché, avez offert la Sainte-Famille de Nazareth à la société des âmes rachetées, comme un très pur exemple de piété, de justice et d'amour, voyez combien la Famille est aujourd'hui attaquée de toutes parts, et combien tout conspire à la profaner, en lui arrachant la foi, la religion et les bonnes mœurs.
Secourez, Seigneur, l'œuvre de vos mains. Protégez dans nos foyers les vertus domestiques, elles sont l'unique garantie de concorde et de paix.
Venez et suscitez les défenseurs de la famille. Suscitez les apôtres des temps nouveaux qui, en votre nom, grâce au message de Jésus-Christ et à la sainteté de leur vie, rappellent les époux à la fidélité, les parents à l'exercice de l'autorité, les enfants à l'obéissance, les jeunes filles à la modestie, les esprits et les cœurs de tous à l'estime et à l'amour de la maison bénie par vous.
Que la famille chrétienne restaurée, en Jésus-Christ, suivant les exemples du divin Modèle de Nazareth, retrouve son visage ; que tout nid familial redevienne un sanctuaire : que dans tout foyer se rallume la flamme de la foi qui aide à supporter les adversités avec patience et la prospérité avec modération, en même temps qu'elle dispose toutes choses dans l'ordre et dans la paix.
Sous votre regard paternel, ô Seigneur, sous la garde de votre Providence et sous l'heureux patronage de Jésus, Marie et de Joseph, la famille sera un asile de vertus, une école de sagesse, elle sera un repos dans les rudes fatigues de la vie, un témoignage des promesses du Christ. A la face du monde, elle vous rendra gloire, à vous, Père, et à votre Fils Jésus, jusqu'au jour où, avec tous ses membres, elle chantera vos louanges dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

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Consécration quotidienne de la famille au Sacré-Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous nous consacrons à vous. Bénissez notre famille, notre maison, nos entreprises. Donnez-nous la grâce d'accomplir de notre mieux tous nos devoirs. Mettez en nous la paix et la confiance. Consolez-nous dans nos peines et faites que nous vous aimions toujours de plus en plus.
Cœur Sacré de Jésus, que votre règne arrive !
Amen.

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Acte de Consécration de la famille, par le cardinal Danneels - (1987)

Acte de consécration proposé aux familles par le cardinal Danneels lors d'une récollection, à la Pentecôte 1987.

Seigneur Jésus, par amour pour nous, Tu n'as pas hésité à donner ta vie pour nous et pour tous les hommes.
De ton côté ouvert, transpercé sur la Croix, ont coulé l'eau et le sang.
Regarde ta famille réunie devant toi. Tu l'as sauvée par l'eau du baptême ; Tu l'as nourrie de ton corps et de ton sang dans l'Eucharistie.
Consacre-nous à ton divin Cœur, - nous tous, parents et enfants. Nous sommes à toi aujourd'hui et pour toujours.
Transforme notre pauvre amour et rends-le plus fort que la mort. Fais de nous une famille où l'on s'aime, un couple uni, un lieu de générosité et d'ouverture à d'autres qui souffrent dans leur vie de famille. Fais de notre foyer un lieu saint d'adoration et d'action de grâce, de pardon et de paix.
Attire à Toi et à ton Cœur l'humanité entière et fais-en une seule famille par la puissance de l'Esprit-Saint, par l'amour de ton Cœur, à la gloire de Dieu le Père.
Amen.

Extrait de Daniel Dideberg, Contempler le Cœur du Christ, Namur, Ed. Fidélité, 1999.

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Acte de Consécration d'une commune (à partir de 1890)

Sous l'impulsion de l'Union des communes de France, de nombreuses communes procèdent à leur consécration à partir de 1890. Pour chacune d'entre elles, un certificat portant cachet et signature du maire et du curé est affiché dans l'église paroissiale.

Elus de nos citoyens, proclame le maire au nom de tous les conseillers municipaux, pour représenter la commune de **, nous vous consacrons, Cœur Sacré de Jésus, cette partie de la terre de France, et nous y arborons publiquement le Drapeau national avec le nouveau signe du salut.
Nous reconnaissons vos droits souverains sur les citoyens de cette commune, sur leurs familles, sur tous leurs biens.
Vous êtes désormais notre premier Maître ; vous inspirerez les actes de notre administration, et rien de contraire à vos saintes lois ne sera décrété en cette commune.
En retour, Cœur Sacré de Jésus, Cœur d'une inépuisable bonté, vous prendrez sous votre protection directe tous les intérêts de cette commune qui vous appartient, et vous en bénirez toutes les familles. Impuissants à faire à nos administrés tout le bien que nous désirerions, nous les confions à votre puissance et à votre amour.
Tels sont nos engagements, Cœur Sacré de Jésus, soyez-en vous-même gardien fidèle, et puissiez-vous recevoir ainsi en hommage toutes les communes du sol français.

Consécration d'une commune, in Alain Denizot, Le Sacré-Cœur et la Grande Guerre, Paris, N.E.L., 1994.

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Acte de Consécration d'une paroisse (début XX°)

O Cœur Sacré de mon divin Jésus, fournaise d'amour pour les hommes, me voici prosterné humblement devant vous pour vous consacrer mon pauvre cœur et tous les cœurs des fidèles de cette paroisse. Tous ensemble nous prenons l'engagement de vous honorer désormais d'un culte spécial, de nous associer par la pénitence à l'expiation que vous avez subie pour nos péchés ; nous nous efforcerons de vous rendre amour pour amour, en renonçant au péché et à tout ce qui pourrait vous déplaire. Soyez, ô Cœur de bonté, le protecteur de notre vie, l'assurance de notre salut et notre refuge à l'heure de notre mort. Couvrez de votre protection notre patrie, la sainte Eglise et son auguste Chef ; assistez-nous dans nos épreuves et nos adversités. Gardez-nous, ô Jésus. Cachez-nous dans votre adorable Cœur jusqu'au moment heureux où, quittant cette vallée de larmes, il nous sera donné de chanter dans la céleste Patrie, avec les Anges et les Saints, pendant l'éternité tout entière : Gloire, amour, reconnaissance, louange sans fin au Sacré Cœur de Jésus.
Tous répondent : Ainsi soit-il.

Consécration d'une paroisse, in Nouveau Manuel des Associés du Sacré Cœur de Jésus en union avec Montmartre, Braine-le-Comte, Zech et Fils, 1931 (6° éd. - 1° éd. en 1910).

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Formule de la consécration du genre humain

L'original a été composé par Léon XIII, et publié à la suite de l'Encyclique Annum Sacrum du 25 mai 1899. Depuis Pie XI, cette formule doit être récitée le jour de la fête du Christ Roi (cf. Encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925).
Le texte original de Léon XIII a été modifié par Pie XI en 1925 puis par Jean XXIII en 1959. Nous donnons ci-dessous tout d'abord la formulation de Léon XIII, puis celle qui a cours aujourd'hui.

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard favorable sur nous, qui sommes très humblement prosternés au pied de votre autel. Nous sommes et nous voulons être vôtres ; mais pour que nous puissions vous être unis par des liens plus solides, voici qu'en ce jour chacun de nous se consacre volontairement à votre Sacré Cœur.
Beaucoup d'hommes ne vous ont jamais connu, beaucoup vous ont répudié en transgressant vos commandements ; ayez pitié des uns et des autres, ô très bon Jésus, et entraînez-les tous vers votre Saint Cœur. Soyez, ô Seigneur, le roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné. Faites que ceux-ci regagnent vite la maison paternelle pour ne pas périr de misère et de faim.
Soyez le roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou que des dissentiments ont séparés de l'Eglise ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin qu'il n'y ait bientôt qu'un troupeau et qu'un pasteur.
Soyez enfin le roi de tous ceux qui sont plongés dans les antiques superstitions païennes, et ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière et le règne de Dieu. Donnez, Seigneur, à votre Eglise, le salut, le calme et la liberté. Accordez à toutes les nations la tranquillité dans l'ordre ; et faites que, d'une extrémité à l'autre de la terre, un seul cri retentisse : Louange au divin Cœur qui nous a donné le salut ; à Lui soit honneur et gloire dans tous les siècles. Ainsi soit-il.


Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel (en votre présence). Nous sommes à vous, nous voulons être à vous ; et, afin de vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur.
Beaucoup ne vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.
Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné : faites qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle, pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim.
Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparé de vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'y ait plus qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur.
Accordez, Seigneur, à votre Eglise une liberté sûre et sans entrave ; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix ; faites que d'un pôle du monde à l'autre une seule voix retentisse : Loué soit le divin Cœur qui nous a acquis le salut, à lui honneur et gloire dans tous les siècles. Ainsi soit-il.

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Acte de Réparation au Sacré Cœur de Jésus de Pie XI (1928)

Cette prière de consécration centrée sur la Réparation doit être récitée le jour de la fête du Sacré-Cœur, ainsi que les premiers vendredis du mois. Elle était jointe à l'Encyclique Miserentissimus Redemptor du 8 mai 1928.

Très doux Jésus, dont l'immense amour pour les hommes a été payée de tant d'ingratitude, d'oubli, de négligence, de mépris, nous voici prosternés devant vos autels. Nous voulons réparer par des témoignages particuliers d'honneur l'indigne froideur des hommes et les injures qui, de toutes parts, blessent votre Cœur très aimant.
Nous n'oublions pas, toutefois, que nous n'avons pas toujours été, nous-mêmes, exempts de reproches. Nous en ressentons une très vive douleur et nous implorons, pour nous d'abord, votre miséricorde, disposés à réparer par une expiation volontaire, non seulement les péchés que nous avons commis nous-mêmes, mais encore les fautes de ceux qui errent loin de la voie du salut, les infidèles obstinés qui refusent de vous suivre comme leur pasteur et leur guide et les chrétiens qui ont renié les promesses de leur baptême et secoué le joug très suave de votre loi.
Ces fautes déplorables, nous voulons les expier toutes, et nous nous proposons de réparer en particulier l'immodestie et l'impudeur de la conduite et de la toilette, les embûches tendues par la corruption aux âmes innocentes, la profanation des fêtes religieuses, les blasphèmes dont vous êtes l'objet, vous et vos Saints, les insultes adressées à votre Vicaire et à vos prêtres, la négligence envers le Sacrement du divin amour ou sa profanation par d'horribles sacrilèges, enfin les crimes publics des nations qui combattent les droits et le magistère de l'Eglise que vous avez instituée.
Ah ! pussions-nous laver ces crimes dans notre sang ! Du moins, pour réparer l'honneur divin outragé, nous vous présentons, en union avec les expiations de la Vierge votre Mère, de tous les Saints et des fidèles pieux, la réparation que vous avez un jour offerte au Père sur la croix et que vous continuez de renouveler chaque jour sur les autels. Nous vous promettons du fond de notre cœur de réparer, autant que nous le pourrons, et avec le secours de votre grâce, nos fautes passées et celles des autres, et l'indigne oubli de votre incomparable amour, par une foi inébranlable, par une vie pure, par l'observation parfaite de la loi évangélique, et particulièrement de la charité. Nous vous promettons d'empêcher selon nos forces les offenses dont vous serez menacé et d'amener le plus d'hommes possible à vous suivre.
Très doux Jésus, recevez, nous vous en prions, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage volontaire d'expiation, et daignez nous accorder le don précieux de la persévérance, qui nous garde fidèles jusqu'à la mort dans votre obéissance et votre service, afin que nous puissions un jour parvenir à cette patrie où vous vivez et régnez, vrai Dieu, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.



Le Sacré-Coeur de Jésus - Deux mille ans de Miséricorde

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